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mercredi 9 mars 2016

Montpellier: On ne veut pas leur rendre le corps d'un proche, ils sèment la pagaille à la morgue

Le CHU de Montpellier (Hérault) a confirmé à 20 Minutes ce mercredi qu’il allait déposer plainte après des violences survenues mardi vers midi à la morgue de l’institut médico-légal de l’hôpital Lapeyronie.
En milieu de journée, la famille d’un défunt, lassée d’attendre qu’on leur restitue le corps qui faisait l’objet d’une ordonnance d’autopsie par le parquet, a semé la pagaille dans l’établissement, causant plusieurs centaines d’euros de dégâts.
>> A lire aussi : Un braqueur de 26 ans retrouvé mort dans sa cellule

La famille finalement autorisé à récupérer le corps

Le ton est rapidement monté avec les membres du personnel, des agents de la morgue auraient été violentés et du matériel aurait été endommagé. Plusieurs dizaines de policiers sont intervenus pour ramener le calme à l’hôpital.
Finalement, en début de soirée ce mardi, la famille aurait été autorisée à récupérer le corps, pour qu’il puisse être veillé avant les funérailles, qui devraient avoir lieu ce vendredi en fin de matinée à Alès (Gard).
Le corps est celui de Thierry, surnommé Pépino, un détenu de 26 ans retrouvé mort dans sa cellule, à la maison d’arrêt du Gasquinoy, à Béziers, dimanche. L’homme a été condamné en 2014 à 10 ans de prison pour des arrachages de billets commis en 2010 et 2011. Il devait être rejugé en novembre pour un braquage et l’agression d’une chef d’entreprise.
http://www.20minutes.fr/montpellier/1802927-20160309-montpellier-veut-rendre-corps-proche-sement-pagaille-morgue

mercredi 6 janvier 2016

Menacés de déplacement, les forains annoncent la couleur

La Ville, qui vient de compléter les murs d'enceinte du jardin du Mail, souhaiterait déplacer la fête foraine de juin ailleurs. Mais, les professionnels ne l'entendent pas de cette oreille.
En observant les travaux récemment réalisés au jardin du Mail, sur son pourtour, il ne faut pas être grand clerc pour deviner que l'installation de la prochaine fête foraine (en juin) pourrait s'y avérer bien délicate, voire impossible !
Renseignements pris : la Ville souhaiterait la déplacer «ailleurs»… comme elle l'avait déjà envisagé dès l'an passé. Les professionnels de la fête itinérante auraient été approchés dans ce sens. Mais, ils annoncent d'ores et déjà la couleur : c'est niet !
Le premier trimestre de l'année va-t-il s'engager sur un bras de fer homérique entre le maire et les représentants de la profession ? Cette probabilité en tout cas reste forte…

Un sujet repoussé d'un an

«Déjà l'an dernier le sujet était venu sur le tapis à l'annonce de ces travaux, qui avaient finalement connus un peu de retard, signale Jean-Marie Lefèbvre, forain castrais bien connu. On a rencontré des gens de la Ville deux ou trois fois ; plans en mains, ils nous ont même amenés sur le site envisagé : le parking de la salle Gérard-Philipe. Pour nous, ce n'est absolument pas possible ! C'est niet ! D'une part, le sol est trop chaotique pour des calages corrects, et, d'autre part, c'est trop juste : tous les manèges ne rentrant pas, ils ont même envisagé de nous faire déborder sur le parking derrière les impôts ; mais ça reste compliqué et, quoi qu'il en soit, pour les grands manèges invités chaque année, il faudrait mettre une croix dessus.»
Et le président forain de rappeler : «Du temps du maire Jean-Pierre Gabarrou, nous avions été invités à nous installer sur le parking de la salle Gérard-Philipe. C'était tellement catastrophique qu'au bout de deux dimanches tout le monde était parti. On ne voyait quasiment personne… L'année suivante, on s'installait jardin du Mail. Depuis nous y sommes ... et nous y sommes très bien !»

Gourjade et parc des expositions : pas adaptés

Le forain castrais ajoute : «On nous a également parlé du parc des expositions : ça ne rentre pas. Quant à Gourjade, également évoqué, c'est très excentré ; ce serait la fin annoncée de la fête . Par ailleurs, c'est contraire à la volonté du gouvernement et de plusieurs personnalités politiques, dont récemment Xavier Bertrand* (NDLR : nouveau président région Nord-Pas-de-Calais-Picardie).»
Le forain Jean-Marie Lefebvre de déplorer : «Non, non… je me demande vraiment pourquoi on souhaite notre départ du Mail : on limite les nuisances sonores ; il n'y a pas de détériorations et dégradations dans le jardin… Si on veut vraiment restructurer le secteur et le jardin en particulier, pourquoi ne pas le faire aussi avec nous les forains. En nous associant. Après avoir laissé passer les fêtes, nos syndicats professionnels vont rapidement s'occuper de ce dossier. On va voir ce que l'on peut faire pour être correctement entendus ...»
Contactée, la mairie n'a pas souhaité «pour l'instant» s'exprimer sur le sujet.
http://www.ladepeche.fr/article/2016/01/06/2250286-menaces-de-deplacement-les-forains-annoncent-la-couleur.html

jeudi 10 septembre 2015

Des lycéens sans lycée une semaine après la rentrée

Une semaine après la rentrée, quelques centaines de lycéens n'ont toujours pas pu intégrer de lycée et restent dans l'attente d'une affectation.
Les vacances sont finies, retour à l'école... sauf pour une poignée d'élèves qui, une semaine après la rentrée, n'ont toujours pas d'affectation. Comme le relève l'Express cette semaine, dans plusieurs départements, dont les Hauts-de-Seine et l'Ain, quelques centaines de lycéens n'ont pu reprendre le chemin des cours.

Il y a quelques mois, Augustin, qui était en troisième l'an passé, pensait passer un été tranquille et intégrer le lycée qui se trouve près de chez lui. Mais en juin dernier, il découvre que sa demande d'affectation est refusée. "Nous avons demandé le lycée du bout de la rue, qui n'est pas particulièrement côté, en seconde générale avec une option théâtre", raconte à l'hebdomadaire Dominique, la mère de l'adolescent. Avec plusieurs parents dans la même situation, elle va batailler tout l'été avec l'Inspection académique pour tenter de trouver une place pour son fils.
Mais fin août, Augustin est toujours sans lycée. Dans un mail que l'Express a consulté, l'inspection académique explique : "nous déclinons toute responsabilité quant à la non-affectation de votre fils étant donné qu'un voeu a été formulé de votre part pour une formation contingentée qui n'est (pas) sectorisée". On suggère alors à Dominique de faire redoubler son fils. Hors de question, répond-t-elle !
Finalement, mardi, la mère d'Augustin a reçu un coup du fil du lycée demandé par son fils pour lui dire qu'une place avait été trouvée. Mais selon la Direction académique des services de l'éducation nationale, encore 200 lycéens dans les Hauts-de-Seine, dont 80 en seconde, sont sans affectation à ce jour.

vendredi 10 juillet 2015

Propos de Serge Lazarevic: L’Etat français abandonne-t-il ses otages à leur retour?

« Depuis que je suis arrivé, je n’ai aucune aide de personne. J’ai été abandonné, je suis un SDF de la République française. » Interrogé par France Info mercredi, huit mois après la fin d’un calvaire qui aura duré plus de trois ans, l’ex-otage au Mali Serge Lazarevic n’a pas mâché ses mots au moment d’évoquer son retour à la vie normale. En proie à des problèmes physiques et psychiques, isolé, dépourvu de ressources et incapable de reprendre le travail, l’ancien contremaître explique qu’il a la sensation de vivre comme un reclus. La faute de l’Etat ? La situation est un peu plus complexe.
Pour Jean-Louis Normandin, président de l’association Otages du monde, « on ne peut pas dire que l’Etat ne fait rien pour les ex-otages ». Comme les autres victimes, Serge Lazarevic a été pris en charge dès « les premières heures » sur le plan médical et psychologique, explique le Quai d’Orsay. Puis cet accompagnement s’est logiquement allégé, même si le ministère des Affaires étrangères assure que l’ex-otage a été suivi ces derniers mois au sein des hôpitaux militaires de Percy et Bégin. « En général, au début, le dispositif prévu est efficace, mais qu’en est-il six mois après, deux ans après ? interroge pourtant Stéphane Lacombe, responsable projet-communication pour l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT). Le problème, c’est que le système est conçu pour résoudre des crises, pas pour du long terme. »

Le rôle de l’entourage

« Après le retour, il n’y a aucune règle, tout est à la carte, résume un ex-otage en Syrie, contacté par 20 Minutes. Si quelqu’un a besoin d’une aide, quelle qu’elle soit, le Centre de crise est disponible, mais il ne fera pas le premier pas. » Dans le cas de Serge Lazarevic, le Quai d’Orsay indique avoir reçu l’ex-otage à trois reprises, l’avoir mis en relation avec les services hospitaliers et administratifs et être intervenu auprès du Centre d’action sociale de sa ville pour rouvrir ses droits d’assuré social. « Une prise en charge par l’Office national des Anciens Combattants lui a aussi été proposée, mais il l’a refusée », ajoute le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Selon nos informations, l’Etat s’est également résolu à détacher récemment auprès de lui un colonel de la DGSE, chargé de l’aider dans ses démarches administratives. Une première, selon Jean-Louis Normandin. « Il est de toute façon difficile de prendre des adultes par la main… » souffle celui qui a lui-même été otage au Liban, dans les années 80.
En fait, « on considère que c’est à la société civile de prendre le relais », explique Stéphane Lacombe. Notamment à la famille et aux proches. Or tous les otages n’ont pas la chance de pouvoir s’appuyer sur leur entourage. Serge Lazarevic, qui a fait le choix de prendre ses distances avec les membres de sa famille, en particulier avec sa fille Diane, pour les préserver psychologiquement, est dans ce cas-là. Il s’en remet donc aux médecins et aux quelques amis restés près de lui.

Un Fonds de garantie critiqué

En s’effaçant, l’Etat plonge malheureusement certains ex-otages dans un désarroi lié à leur nouveau statut. « Je ne me considère pas comme un héros mais je ne comprends pas ce qu’on fait avec moi depuis que je suis rentré. Ce que l’on veut faire avec moi. Et j’ai l’impression d’être invisible depuis que je suis arrivé », dit ainsi Serge Lazarevic. Un sentiment douloureux lié en partie au silence de l’Etat sur le pourquoi et le comment de la captivité et de la libération, selon Jean-Louis Normandin.

« Notre utopie, ce serait de traîner les responsables de prises d’otage en justice, pour désigner des coupables, avance-t-il. Il faudrait également que l’Etat donne aux ex-otages les clés géopolitiques des situations dans lesquelles ils se sont trouvés, pour les aider à comprendre la mécanique sinistre qui les a emportés. » Secrets d’Etat obligent, il se montre actuellement peu bavard.

Difficile de trouver un logement

Sur le plan financier, l’Etat essuie également quelques critiques. Certes, le statut d’ex-otage donne droit à une indemnisation via le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme. Mais la procédure n’est pas un long fleuve tranquille. « Il faut prouver qu’on a été victime et se soumettre à des examens médicaux, ce qui est assez avilissant », précise Jean-Louis Normandin. Sans compter que la démarche est longue et qu’elle ne débouche pas toujours sur une indemnisation à la hauteur des attentes des victimes. « Le Fonds a des oursins dans les poches », résume le président d’Otages du monde, qui se bat pour qu’il adopte une attitude plus compassionnelle. Lui aussi en colère contre l’organisme, l’ex-otage au Niger Marc Féret a choisi d’attaquer : fin juin, il a assigné le Fonds en référé.
Outre ces soucis financiers, les ex-otages rencontrent parfois des blocages dans la vie de tous les jours. « Si je veux louer une maison, on me demande des déclarations d’impôts, si je vais dans une agence immobilière on me demande des fiches de paie et mes revenus. Ce sont des absurdités car il y a toute une procédure que je ne peux pas respecter car je n’ai rien », raconte Serge Lazarevic, qui vit depuis huit mois dans un huit mètres carrés. Le Quai d’Orsay lui a bien donné des papiers précisant qu’il a été otage, dit-il, mais la spécificité de sa situation échappe à ses interlocuteurs. Une version que n’infirme pas le ministère, mais qu’il tient à compléter. « Un logement lui a été proposé à Montreuil, mais il a souhaité rester dans son studio », confie ainsi son porte-parole. Quant à sa fille, selon nos informations, elle aurait emménagé dans un appartement de la Ville de Paris, là aussi après intervention de l’autorité publique.
Une politique au cas par cas qui frustre les responsables associatifs. « Il faudrait que les ministres se réunissent pour trouver un cadre et améliorer la réinsertion sociale des ex-otages, en leur donnant un accès facilité aux impôts et aux diverses administrations, en leur proposant un vrai logement si besoin, pour qu’ils redémarrent du bon pied », avance Jean-Louis Normandin. Avec un objectif clair : redonner de la visibilité à ceux qui se sentent « invisibles ».

http://www.20minutes.fr/monde/1648651-20150709-propos-serge-lazarevic-etat-francais-abandonne-otages-retour

vendredi 29 mai 2015

La fête de voisins, c'est ce soir : le top 5 de la rédaction des petits mots mesquins

Qui n'a jamais connu de problème avec son voisin ? Le Tumblr "Chers Voisins" collectionne les petits mots les plus fous, drôles, méchants,... retrouvés sur les murs des immeubles. MYTF1News a voté et vous dévoile son top 5.
Ce vendredi soir, c'est la 16e édition de la fête des voisins ! Avant d'aller boire un verre avec les habitants de votre immeuble ou de votre rue, MYTF1News vous propose de découvrir son top 5 des petits mots retrouvés sur le Tumblr "Chers Voisins". De quoi pimenter votre soirée...

Et pourquoi pas en rire pendant celle-ci avec les personnes qui habitent près de chez vous... Si ça se trouve quelqu'un se reconnaîtra !
 Des voisins au grand cœur
1) "Chère Woopi Goldberg des 3 cailloux ! Nous aussi nous avons regardé Sister Act hier soir, quel plaisir n'est-ce pas ?  Cependant à plusieurs reprises, nous avons pensé que notre téléviseur avait un problème de son. Je ne vous cache pas que nous aimons les chanteurs de grand talent. C'est pourquoi, si vous le souhaitez nous pourrions vous proposer de prendre quelques cours de chant afin d'améliorer vos performances vocales. Nous vous serions très reconnaissants, chère Woopi Goldberg des 3 cailloux de nous montrer vos performances vocales à la prochaine fête des voisins, d'ici là, vous disposerez du temps nécessaire pour vous entraîner ailleurs que devant la télévision.  Ce matin pour nous c'était "Oh Happy Day !" Très amicalement, quelques-uns de vos voisins qui croient en vos talents cachés."
2) "Désolé pour le dérangement occasionnel hier soir. Je viens du Sud-Ouest donc j'ai essayé de me faire des amis. Je serai heureux  la prochaine fois que l'on se croisera de vous offrir un coup à boire (café, alcool => Ricard évidemment). Cordialement et merci de votre compréhension. Le Toulousain."
Des voisins énervés mais qui restent sympas
3) "Cher voisin-dont bien heureusement  nous ne connaissons pas le visage- qui aime se détendre devant son ordinateur le soir : Ce weekend nous recevons des enfants chez nous. Et les enfants c'est curieux, ça court partout, ça regarde partout et ça pose pleins de questions... Alors si vous pouviez faire abstinence pendant trois jours, ou bien tirer le rideau, c'est au choix, ce serait super sympa. Merci !"
4) "Vous avez une très jolie voix. Que ce soit pour crier d'orgasme ou traiter votre compagnon de connard. PS : l'immeuble n'est pas très bien isolé, ne changez rien !"
Des voisins énervés tout court
5) "Vous êtes priées de ne plus allumer mon mari sinon je vous brûle votre caniche. Petite allumeuse ! Par avance, votre voisine. 1ère menace"

Allez, vous avez déjà dû avoir affaire à un voisin, un gardien ou un syndic ... Racontez-nous vos expériences les plus folles dans les commentaires ci-dessous et sur Facebook !
 http://lci.tf1.fr/france/societe/petits-mots-et-insultes-entre-voisins-le-top-5-de-la-redaction-8614693.html
 

lundi 2 mars 2015

Un « mur des voleurs » affiché au supermarché

Des allées propres et bien éclairées, des rayons fournis et une clientèle nombreuse... A première vue, le Carrefour City de la rue de Vaugirard (XVe) à Paris, à deux pas du commissariat et du siège de l'UMP, a tout d'un supermarché de quartier comme les autres.
A ce détail près que la direction a installé, bien en vue à l'entrée, une grande pancarte surmontée d'une quinzaine de photos de clients -- ou plutôt de voleurs présumés, à en croire les légendes qui les accompagnent. « Vol déo + chocolat tablette 2014 », « vol chapon 2013 », « vol foie gras », « pickpocket », « vol bières », « vol lait infantile », peut-on lire notamment sous ces photos issues des images de vidéosurveillance et sur lesquelles les personnes visées, que l'on voit déambuler dans le magasin, sont clairement identifiables.

Une initiative qui remonterait à au moins deux ans, d'après les confidences d'une employée, mais aussi d'un habitué des lieux. « Avant, ils scotchaient des photos en noir et blanc sur les poteaux un peu partout à l'intérieur. Mais la pancarte avec les photos couleur, ça, c'est récent », précise Pierre, qui, bien que condamnant cette pratique, continue à fréquenter l'enseigne « trois à quatre fois par semaine ».

Au-delà de ses enjeux légaux, cette méthode pour le moins inhabituelle pose aussi des questions morales qui divisent les clients. « J'ai, en effet, remarqué le panneau en entrant et je trouve ça plus que moyen, réagit Olivier, un trentenaire venu faire quelques emplettes pour son déjeuner dominical. C'est complètement illégal, l'image d'une personne relève de sa vie privée. Qui nous dit qu'ils ont vraiment volé ? Ce n'est pas au magasin de faire la police. » Yves, 51 ans, se dit même « scandalisé » par ce qui s'apparente pour lui à un « mur des voleurs ». « Il y a un côté délation qui me dérange. On aura vraiment tout vu ! » s'exclame-t-il.

Dans les allées surveillées de près par plusieurs vigiles, certains se montrent pourtant plus nuancés. « J'avoue que je ne me suis pas arrêtée dessus, reconnaît Barbara, 34 ans. Il y a de plus en plus de vols dans les magasins du quartier. Ici même, il y a quelques mois, j'ai vu les employés courir après quelqu'un, mais ils n'ont pas pu le rattraper... Moi-même, on a plusieurs fois fouillé mon sac. » Isabelle, qui, absorbée par la surveillance de son jeune fils, avoue n'avoir « jamais remarqué » la pancarte, a elle aussi été témoin de plusieurs rapines. « Je me mets à la place du directeur qui, pour en arriver là, doit être excédé. » « Vous savez, là il y en a quinze, mais des photos comme ça, on pourrait en afficher 3 000 », confirme, laconique, un employé.

D'après l'une de ses collègues, l'idée ne serait pas tant de désigner les indélicats à la vindicte populaire que de « mettre en garde les vigiles sur ces personnes qui ont été identifiées à plusieurs reprises » après visionnage des bandes. D'après elle, la question de la légalité aurait même été tranchée par « un policier qui est passé et nous a dit qu'on avait le droit ». Une autre cliente, qui vit entre Paris et Londres, observe que, de l'autre côté de la Manche, « c'est courant, et ça ne choque personne ».

Le directeur du magasin, absent hier, n'a pas pu être joint. Pour sa part, le groupe Carrefour souligne qu'il s'agit là « d'un cas isolé » et d'une « initiative relevant d'un magasin franchisé et absolument pas de l'enseigne ». Le géant de la distribution ajoute également avoir « demandé le retrait immédiat du panneau ».
http://www.leparisien.fr/paris-75/video-un-mur-des-voleurs-affiche-au-supermarche-02-03-2015-4569211.php