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dimanche 14 mai 2017

Des coups de feu dans le centre ville d’Elne : un blessé dans un état grave

Ce samedi après-midi, un homme d’une cinquantaine d’années s’est fait tiré dessus lors d’une bagarre dans le centre ville d’Elne, dans les Pyrénées-Orientales. Il a été transporté dans un état grave à l’hôpital de Perpignan. Le tireur a été arrêté
  Un homme âgé d’une cinquantaine d’années a été transporté dans un état grave à l’hôpital de Perpignan. Il a été blessé par balles dans le centre ville d’Elne après qu’une bagarre ait éclaté. Un autre homme âgé d’une quarantaine d’années est plus légèrement blessé. Le tireur a été placé en garde à vue.

La scène s’est déroulée rue Nationale, à proximité d’un bar. Deux hommes auraient commencé à se disputer puis à se battre, un troisième tente d'intervenir et de les séparer. C'est là que l'un d'eux sort une arme et tire à 5 reprises en direction des deux autres.

Le tireur a été rapidement interpellé et placé en garde à vue. Il reconnait avoir tiré, mais ne donne pas plus d'explications.

Une enquête a été ouverte pour tentative d'assassinat. Le caractère prémédité a été retenu par le parquet, car le tireur s'est rendu sur les lieux avec une arme chargée

  1.             
  2. Perpignanhttp://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan

vendredi 23 septembre 2016

Nancy : « une hausse des agressions »

Après l’agression qui a coûté la vie à un lycéen à la sortie d’une discothèque, le point sur l’insécurité à Nancy avec Abdel Nahass, responsable local d’Unité-SGP-Police-FO

Y a-t-il une hausse des agressions la nuit au centre-ville ?
Pour nous, la réponse est clairement oui. Il y a une hausse des agressions. La majorité des policiers le ressent clairement.
Vous avez des chiffres qui confirment ce ressenti ?
Non. Car quand nous essayons de les obtenir, c’est le black-out. Nous les avons demandés à plusieurs reprises à la direction et on nous les a refusés.
Pourtant, les pouvoirs publics communiquent dessus. Lors d’un conseil municipal de mai, des chiffres ont par exemple été donnés. Ils étaient d’ailleurs bons. Cela contredit votre impression ?
Ce sont des chiffres qui sont donnés de but en blanc, à la volée. Ce n’est pas ça, que nous demandons. Nous voulons des tableaux d’évolutions sur plusieurs années afin de pouvoir les décortiquer. Nous voulons aussi avoir accès à la manière dont les chiffres sont calculés.
Car vous soupçonnez qu’ils sont trafiqués ?
Non. Je ne dis pas ça. Les chiffres ne sont pas trafiqués. Ils sont travaillés. C’est différent. Nous ne sommes pas dupes. Les statistiques ne sont pas faites par une autorité indépendante mais par la hiérarchie policière et il y a de multiples façons d’influer sur leurs résultats. Je vous donne un exemple. Lorsque vous avez un véhicule qui est forcé et un objet qui est pris à l’intérieur, vous pouvez comptabiliser cette infraction, selon ce qui vous arrange, soit dans la catégorie des dégradations, soit dans la catégorie des vols par effraction. Et on peut multiplier ce genre d’exemples à l’infini.
On ne peut donc pas faire confiance aux statistiques de la délinquance ?
Les gens n’ont en tout cas plus confiance dans l’institution policière et ont tendance à régler leurs comptes eux-mêmes. Et ce phénomène joue dans l’augmentation des violences que les collègues constatent sur le terrain.
Y compris au centre-ville de Nancy ?
Oui. Mais ce n’est pas le seul facteur. La ville n’échappe pas aux phénomènes nationaux. Il y a une augmentation générale de la violence.
La création d’une zone de sécurité prioritaire au centre-ville a-t-elle servi à quelque chose ?
Oui. C’était une bonne idée. On a créé le Groupe de sécurité et de proximité qui fait du bon boulot dans les ZSP de l’agglo. Mais, d’une part, les collègues ne sont pas assez nombreux. Et, d’autre part, ils ont été pris dans d’autres services dont on a affaibli les capacités opérationnelles.
Il y a un manque d’effectif ?
Oui. Depuis les attentats, le nombre des missions et servitudes a explosé. A Nancy comme ailleurs. Les policiers ne peuvent pas être partout à la fois. Nous ne cessons d’alerter les élus locaux sur cette situation. Mais seuls les députés Féron et Khirouni ainsi que les maires de Saint-Max et Laxou nous ont répondu.
Pas le maire de Nancy ?
Non, jamais. Nous avons aussi alerté le ministre de l’Intérieur qui a, lui, promis une étude sur la situation à Nancy. Nous l’attendons…
Combien faudrait-il de policiers en plus ?
Au minimum une trentaine pour la sécurité publique et une dizaine pour les enquêtes de police judiciaire. Un chiffre résume l’ampleur du problème : jusqu’au début des années 90, chaque brigade de jour était composée d’une cinquantaine de fonctionnaires alors qu’aujourd’hui elles tournent avec à peine une trentaine de d’hommes chacune.
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2016/09/23/nancy-une-hausse-des-agressions

mercredi 25 mars 2015

Trois mineurs détroussaient les cyclistes

Depuis la mi-janvier, de jeunes garçons avaient fait du secteur du pont de Ruppet, sur les bords du canal latéral de la Garonne, à Toulouse, leur terrain de chasse. D'abord maladroits, avec des tentatives qui ne leur avaient pas permis de dérober grand-chose à leur victime, les membres de cette bande se sont peu à peu aguerris, choisissant la violence pour plus d'efficacité.
Le jeudi 22 janvier, ils se sont ainsi attaqués à un homme de 82 ans, qui circulait à vélo. Devant la résistance de cet octogénaire, la bande a usé de violences «inouïes», frappant et infligeant à cet homme dix jours d'incapacité totale de travail — arrêt légal qui se traduit souvent par plusieurs semaines de convalescence. Après cette réussite, la bande est montée en puissance, s'armant d'un couteau et multipliant les agressions. Douze victimes ont été recensées par les enquêteurs de la sûreté départementale qui rencontraient des difficultés pour identifier ces garçons violents, inconnus de services de police. De jeunes gens qui, ces dernières semaines, n'hésitaient plus à jeter leur victime à l'eau pour voler plus facilement vélo, sacoche, téléphone…
Hier , les policiers de la brigade criminelle et des atteintes aux personnes ont arrêté trois garçons âgés de 16 et 17 ans domiciliés à proximité du pont de Ruppet, dans un camp de membres de la communauté des gens du voyage. Ces mineurs sont soupçonnés de douze agressions plus une dégradation. Le père d'un des suspects, interpellé également, aurait utilisé une carte bancaire volée. Hier soir le procureur Pierre-Yves Couilleau, qui a fait de la lutte contre les violences une priorité, s'est félicité de ces arrestations.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/25/2073983-trois-mineurs-detroussaient-les-cyclistes.html