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dimanche 11 juin 2017

93: un samedi soir meurtrier

Deux personnes ont été tuées par balle dans la nuit de samedi à dimanche à Sevran et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) où deux autres ont été blessées, dont l'une grièvement, selon des sources concordantes.
Aux alentours de 22h30 heures samedi, une violente dispute a éclaté lors d'un "barbecue sauvage" rassemblant environ deux cents personnes et organisé par la communauté antillaise dans un parc à Sevran. A l'arrivée des policiers, "il y avait beaucoup de gens alcoolisés et énervés mais ils ont fini par trouver la victime, avec une balle entre les deux yeux", a rapporté une source proche de l'enquête.
D'après les premiers éléments de l'enquête, une altercation aurait éclaté "entre la victime, âgée de 33 ans, et un homme" qui a dégainé une arme de calibre 7,65 mm, a ajouté cette source, précisant qu'à ce stade, il n'y avait eu aucune interpellation. La police judiciaire du département a été chargée de l'enquête.
A Saint-Denis cette fois, les pompiers ont été appelés vers 03H30 dimanche après qu'un homme de 22 ans a essuyé un tir mortel de pistolet automatique "au niveau du sternum" dans l'une des rues du centre ville. Le tireur "se serait approché" et aurait tiré "à bout portant", avant de prendre la fuite dans un véhicule, a indiqué une source policière. La brigade criminelle de Paris a été chargée de l'enquête.
Plus tôt dans la nuit, vers minuit trente, un équipage de la brigade anti-criminalité était intervenue à Saint-Denis pour mettre fin à une bagarre impliquant une vingtaine de personnes munies de barres de fer et d'armes blanches "qui d'un seul coup s'en sont pris à un homme qui passait par là, l'ont frappé au visage et l'ont blessé au flanc avec un tournevis", selon une source proche de l'enquête. Trois personnes ont été interpellées. L'enquête a été confiée à la Sûreté départementale.
La nuit précédente déjà, un adolescent de 17 ans avait été grièvement blessé vers une heure du matin à Saint-Denis au cours d'une bagarre impliquant une quarantaine de jeunes, dont certains armés de "béquilles, de battes de baseball et de clés anglaises", a rapporté une source policière. Quatre personnes ont été interpellées tandis que la victime, qui a reçu un coup de barre de fer au visage, était transportée à l'hôpital. Elle se trouvait toujours entre la vie et la mort dimanche matin.
Selon les premiers éléments de l'enquête, ces deux dernières affaires auraient en toile de fond un affrontement entre bandes rivales de deux cités de la ville, Chantilly et les Francs-Moisins.

  1. Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

mardi 20 septembre 2016

Ardennes: Un père écroué pour le meurtre présumé de sa famille

Huit jours après la découverte d’une femme et de ses deux enfants morts dans leur baignoire à Châtelet-sur-Retourne (Ardennes), le père de famille a été mis en examen pour « homicide volontaire » et placé en détention provisoire, lundi, a annoncé le parquet de Reims. « Benjamin Burel a été placé en détention provisoire cet après-midi (lundi) et les investigations se poursuivent sous l’autorité du magistrat instructeur », a déclaré Matthieu Bourrette, procureur de Reims, lors d’une conférence de presse.
Les corps « tout ou partie dénudés » des deux enfants de deux et sept ans et de leur mère de 29 ans avaient été trouvés sans vie, dimanche 11 septembre, par le compagnon de celle-ci (et père des enfants) dans la baignoire de leur maison d’un lotissement du village de Châtelet-sur-Retourne, à 25 km de Reims.

Un suicide « très hautement improbable »

La thèse du suicide a été qualifiée de « très hautement improbable » par le procureur de la République. Celui-ci avait déjà écarté « l’hypothèse accidentelle » au vu des premières constatations relevant « l’absence de vol ou d’effraction ».
D’après Matthieu Bourrette, « des traces de violences » ont été retrouvées sur le corps de la mère et celui de l’aîné, mais « la cause des décès est celle de la noyade ». Des éléments montrent que « les corps ont séjourné plusieurs heures dans l’eau », ce qui laisserait penser que le drame aurait eu lieu dans la soirée du vendredi 9 septembre, a-t-il poursuivi.

Un problème d’alcool

La version donnée par le concubin lors de sa garde à vue, disant qu’il avait vu sa femme et ses enfants samedi matin avant de partir travailler, ne semble pas coller avec « les éléments techniques médico-légaux. » « L’autopsie laisse penser que la mort est survenue quelques heures après le dîner des défunts », a encore précisé le magistrat.
Agé de 34 ans, cuisinier de profession, Benjamin Burel nie être coupable de ce triple homicide. Il a déjà été condamné pour conduite en état d’ivresse et a reconnu avoir des « accès de violence importants sous l’emprise de l’alcool », a souligné Matthieu Bourrette.
L’enquête avait été ouverte pour « homicide volontaire » et « homicide volontaire aggravé sur mineur de moins de 15 ans », deux chefs de mise en examen retenus contre le père de famille, a encore précisé le procureur.

mercredi 1 avril 2015

Double meurtre en Comminges : l'agriculteur placé en unité psychiatrique

L'agriculteur accusé de double meurtre sur son ex-compagne et la mère de celle-ci, dans le Comminges, a rejoint l'unité psychiatrique de Marchant.
Un homme recroquevillé sur lui-même, complètement isolé. Une semaine après l'interpellation de Serge Dader, cet agriculteur commingeois de 48 ans, soupçonné d'avoir tué son ex-compagne âgée de 54 ans et la mère de celle-ci, 85 ans, dans sa ferme à Eoux, petite bourgade au Sud de Toulouse, le suspect s'est complètement refermé.
Depuis vendredi et en raison de son comportement, il a rejoint l'unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA), à l'hôpital Marchant, après avoir passé une nuit à la maison d'arrêt de Seysses, à la suite de sa mise en examen, jeudi 26 mars.
Même s'il a reconnu avoir tué ces deux femmes venues chez lui, probablement le dimanche 22 mars, pour lui porter des vêtements, Serge Dader n'a fourni aucune explication sur son geste. «Il a été incapable de s'exprimer, ajoute son avocat Me Jonathan Bomstain. On est face à une énigme le concernant.» Personnalité troublante, Serge Dader avait été condamné en janvier 2015 pour des violences commises en octobre 2014, toujours sur son ex-compagne. À cette époque, il était en proie à des crises de démence et des troubles du comportement à la suite de la mort de son père. Il avait rencontré son ex-compagne alors qu'elle travaillait en tant qu'auxiliaire de vie pour une association de Saint-Gaudens. Elle lui livrait des repas à domicile. Dimanche 22 mars, cette femme décrite comme généreuse, accompagnée de sa mère, avait frappé à la porte de Serge Dader, à Eoux, pour lui apporter du linge. L'agriculteur, armé d'un couteau de cuisine aurait planté la lame dans la gorge des victimes qui s'effondrent. Inquiet de ne plus avoir des nouvelles de ses proches, un membre de la famille des victimes alerte les gendarmes, le lendemain, lundi 23 mars. Les miliaires découvrent les corps sans vie des deux femmes dans la grande cuisine. Serge Dader s'enfuit à travers les bois, sans chaussures et démuni de pantalon. Traqué par les gendarmes, il est retrouvé le lendemain à 20 kilomètres de chez lui, dans une voiture squattée. Depuis vendredi, cet homme est placé à l'isolement à l'hôpital Marchant. Des résultats d'expertises psychiatriques sont attendus pour savoir si son discernement, au moment des faits, a été altéré ou aboli.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/04/01/2078670-double-meurtre-en-comminges-l-agriculteur-place-en-unite-psychiatrique.html