Un jeune cadre de La Poste de 28 ans s'est tué mercredi midi en sautant du dernier étage de La Poste République à Rennes, en plein centre ville et devant des dizaines de personnes.
Ancien facteur et jeune papa, le salarié qui avait fait une formation diplomante était devenu cadre, selon une source syndicale. «Ce postier, ancien directeur du Centre Courrier de Lannion, avait été mis à la disposition de la direction industrielle basée à Rennes où il a mis fin à ces jours», a indiqué le syndicat des cadres CGC dans un communiqué.
«Ce postier, Jérémy, âgé de 28 ans, avait été promu cadre supérieur à La Poste et affecté à Lannion. La mobilité lui étant pesante, il avait demandé à revenir sur Rennes ce qui avait été fait en ce début d'année», selon le syndicat sud-PTT d'Ille-et-Vilaine.
Il était affecté provisoirement à la direction opérationnelle territoriale du courrier située au dernier étage de La Poste République, d'où il a sauté mercredi midi.
«Certes les raisons d'un suicide sont toujours complexes mais pour le syndicat Sud PTT d'Ille-et-VIlaine les conditions globales de travail faites aujourd'hui de restructurations incessantes et de mobilités permanentes sont déstabilisantes pour l'ensemble du personne de La Poste», assure dans un communiqué le syndicat.
«La CGC Groupe La Poste qui présente toutes ses condoléances à sa famille et à ses collègues, crie danger et ne restera pas sans réagir face à ce nouveau suicide survenu dans l'entreprise. La CGC La Poste se demande notamment si ce postier, jeune cadre plein d'avenir, a bénéficié de toute l'aide, de toute l'écoute et de toute l'attention indispensable à la suite de son changement de fonction», ajoute la CGC.
Les syndicats ont demandé d'urgence une réunion du CHSCT de La Poste mercredi.http://www.leparisien.fr/faits-divers/rennes-un-cadre-de-la-poste-se-tue-en-sautant-du-dernier-etage-29-02-2012-1883390.php
mercredi 29 février 2012
Deux agents du fisc de Lille écroués
Deux agents du fisc de Lille, soupçonnés d'avoir monnayé des informations confidentielles auprès de contribuables pour leur faire bénéficier de baisses d'impôts, ont été mis en examen et écroués mi-février pour corruption passive.
Ces deux fonctionnaires profitaient de leurs connaissances et de leur accès à des informations confidentielles pour monnayer des baisses d'impôts auprès de contribuables, particuliers et entreprises, en passant par des sociétés intermédiaires type consulting.
Au total, sept personnes ont été interpellées mi-février, dont trois fonctionnaires des impôts en activité et quatre intermédiaires. Six d'entre elles - deux agents du fisc et les quatre intermédiaires - ont été déférées et mises en examen pour corruption passive, faux, usage de faux et violation du secret professionnel. Seuls les deux fonctionnaires des impôts ont été placés en détention.
Le montant du préjudice "reste à établir". La Voix du Nord avance la somme de 50.000 euros saisie sur des comptes en Belgique.
Seine-et-Marne : un motard tente de renverser un policier
Flash-balls en bandoulière, une vingtaine de policiers se sont déployés, hier après-midi, à l’entrée du quartier Anne-Frank d’Ozoir-la-Ferrière. Une démonstration de force inhabituelle qui fait suite à une altercation entre un jeune homme et un policier municipal.
Il est environ 15h30, hier, quand les agents de la vidéosurveillance repèrent un motard en plein rodéo dans la cité.
Une patrouille de deux motocyclistes municipaux se rend immédiatement sur place pour faire cesser ses agissements. Arrivés dans le quartier, les deux policiers se retrouvent nez à nez avec le motard indélicat. Mais plutôt que de fuir, le jeune homme lance sa motocross sur les deux fonctionnaires de police. Arrivé à leur hauteur, il tente de renverser l’un des deux agents d’un coup de pied mais échoue dans sa tentative. Il décampe alors vers les immeubles du quartier.
Les policiers municipaux appellent alors leurs confrères de la police nationale en renfort. Les véhicules siglés arrivent les uns après les autres à l’entrée de la cité et se garent rue Jules-Ferry.
En tout, ce sont cinq voitures de police qui se retrouvent sur les lieux. Les policiers entament alors des recherches dans le quartier mais le motard est introuvable. Les agents ne découvriront que trois quarts d’heure plus tard une moto en flammes dans la ville.
L’enquête menée par le commissariat de Pontault-Combault doit permettre de déterminer s’il s’agit de celle du fuyard.
http://www.leparisien.fr/ozoir-la-ferriere-77330/seine-et-marne-un-motard-tente-de-renverser-un-policier-29-02-2012-1883150.php
Il est environ 15h30, hier, quand les agents de la vidéosurveillance repèrent un motard en plein rodéo dans la cité.
Les policiers municipaux appellent alors leurs confrères de la police nationale en renfort. Les véhicules siglés arrivent les uns après les autres à l’entrée de la cité et se garent rue Jules-Ferry.
En tout, ce sont cinq voitures de police qui se retrouvent sur les lieux. Les policiers entament alors des recherches dans le quartier mais le motard est introuvable. Les agents ne découvriront que trois quarts d’heure plus tard une moto en flammes dans la ville.
L’enquête menée par le commissariat de Pontault-Combault doit permettre de déterminer s’il s’agit de celle du fuyard.
http://www.leparisien.fr/ozoir-la-ferriere-77330/seine-et-marne-un-motard-tente-de-renverser-un-policier-29-02-2012-1883150.php
Le patron de l'Amazone en garde à vue
Jean-Jacques Lasserre, patron du complexe « l'Amazone », à Lagrave et de la discothèque le Studio One, à Toulouse, est en garde à vue depuis lundi matin. Il est entendu par les enquêteurs de la brigade de recherche de Gaillac dans le cadre d'une affaire de travail dissimulé. Un dossier instruit par un juge d'Albi. Plusieurs de ses proches ont également été entendus puis relâchés par les enquêteurs. La justice soupçonne Jean-Jacques Lasserre de faire travailler ses employés sans aucune déclaration préalable, au sein de la discothèque tarnaise « L'Arena Club », plus connue sous son ancien nom d'Amazone. Des perquisitions ont été menées par les gendarmes au domicile toulousain de Jean-Jacques Lasserre et au Studio One, sur l'île du Ramier, à Toulouse. Passée au peigne fin, la comptabilité de ses établissements aurait révélé de nombreuses incohérences. La totalité des heures de ses employés ne ferait l'objet d'aucune déclaration auprès des organismes sociaux. Agissant sur commission rogatoire de la juge albigeoise, les enquêteurs cherchent aussi à savoir si cette comptabilité litigieuse concerne la discothèque toulousaine le Studio One. « On peut s'étonner des moyens coercitifs déployés au regard des soupçons qui pèsent sur mon client », commente l'avocat de Jean-Jacques Lasserre, Me Etelin. Depuis qu'il a racheté « L'Amazone », la discothèque a brûlé deux fois, le 16 décembre 2009 et le 31 mai 2011. À chaque fois, la piste criminelle était privilégiée. Le matin du 31 mai, le patron de l'Arena s'était dit « écœuré mais pas abattu », jurant qu'il ne licencierait aucun de ses 25 salariés. La boîte de nuit de Lagrave a rouvert au mois d'octobre.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/29/1294427-le-patron-de-l-amazone-en-garde-a-vue.html
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/29/1294427-le-patron-de-l-amazone-en-garde-a-vue.html
Prison ferme pour l’ancien directeur du magasin Intermarché de Bellignat
Il roulait en Porsche Cayenne, avait créé sa petite société en Suisse, ambitionnait de se constituer un petit capital pour devenir un jour son propre patron. À moins de 30 ans, après avoir gravi quatre à quatre les échelons de la grande distribution, le gamin d’Oyonnax était devenu le directeur salarié de l’Intermarché de Bellignat.
L’ascenseur social s’est arrêté net, pour ce garçon décrit hier par son avocat, M e Guinet, comme un salarié « jusque-là exemplaire, qui s’est un peu laissé griser ». Doux euphémisme pour un homme poursuivi après avoir détourné 114 000 euros des caisses du magasin, entre janvier et septembre 2009. Licencié fin 2009 par la société, pour faute grave, Aziz El Messaoudi, 34 ans, a été condamné hier par le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse à trois ans de prison dont deux avec sursis, sans mandat de dépôt, peine assortie d’une mise à l’épreuve de trois ans et d’une interdiction de gérer.
Ayant pris l’habitude de taper dans le coffre, en omettant tout simplement de déposer l’argent à la banque, il avait promis de rembourser. Ce n’était qu’un « emprunt », ainsi qu’il l’avait dit à sa comptable, qui l’avait cru. Pire, elle l’avait même aidé à dissimuler le détournement de fonds, à l’aide d’écritures comptables erronées.
Créances fictives, liquidités non remises en caisse, le directeur du magasin avait justifié auprès de sa hiérarchie la faiblesse des marges par de grosses pertes au niveau des produits frais. En avril, après avoir aspiré plus de 60 000 euros, le directeur avait fait appel aux conseils d’un copain expert-comptable, pour savoir comment procéder au renflouement, depuis sa société suisse, obtenir des fausses factures et masquer les mouvements suspects. Il voulait peut-être rembourser, mais il n’avait pu s’empêcher, en juillet, de ponctionner de nouveau 47 000 euros, provoquant le signalement de sa comptable, puis la plainte à l’origine de l’information judiciaire.
On dit souvent que les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Relaxés du chef de complicité mais condamnés à deux mois et cinq mois de prison avec sursis pour les faux en écriture, les deux « conseillers » un peu spéciaux de l’ancien directeur devront néanmoins s’acquitter d’une partie des dommages et intérêts.
http://www.leprogres.fr/ain/2012/02/29/prison-ferme-pour-l-ancien-directeur-du-magasin-intermarche-de-bellignat
L’ascenseur social s’est arrêté net, pour ce garçon décrit hier par son avocat, M e Guinet, comme un salarié « jusque-là exemplaire, qui s’est un peu laissé griser ». Doux euphémisme pour un homme poursuivi après avoir détourné 114 000 euros des caisses du magasin, entre janvier et septembre 2009. Licencié fin 2009 par la société, pour faute grave, Aziz El Messaoudi, 34 ans, a été condamné hier par le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse à trois ans de prison dont deux avec sursis, sans mandat de dépôt, peine assortie d’une mise à l’épreuve de trois ans et d’une interdiction de gérer.
Ayant pris l’habitude de taper dans le coffre, en omettant tout simplement de déposer l’argent à la banque, il avait promis de rembourser. Ce n’était qu’un « emprunt », ainsi qu’il l’avait dit à sa comptable, qui l’avait cru. Pire, elle l’avait même aidé à dissimuler le détournement de fonds, à l’aide d’écritures comptables erronées.
Créances fictives, liquidités non remises en caisse, le directeur du magasin avait justifié auprès de sa hiérarchie la faiblesse des marges par de grosses pertes au niveau des produits frais. En avril, après avoir aspiré plus de 60 000 euros, le directeur avait fait appel aux conseils d’un copain expert-comptable, pour savoir comment procéder au renflouement, depuis sa société suisse, obtenir des fausses factures et masquer les mouvements suspects. Il voulait peut-être rembourser, mais il n’avait pu s’empêcher, en juillet, de ponctionner de nouveau 47 000 euros, provoquant le signalement de sa comptable, puis la plainte à l’origine de l’information judiciaire.
On dit souvent que les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Relaxés du chef de complicité mais condamnés à deux mois et cinq mois de prison avec sursis pour les faux en écriture, les deux « conseillers » un peu spéciaux de l’ancien directeur devront néanmoins s’acquitter d’une partie des dommages et intérêts.
http://www.leprogres.fr/ain/2012/02/29/prison-ferme-pour-l-ancien-directeur-du-magasin-intermarche-de-bellignat
Buraliste tuée : il revient sur ses aveux et veut être libéré
Je suis venue vous dire l’horreur et l’incompréhension des parents de Ludmilla. Ils sont anéantis. Il avait reconnu en garde à vue l’avoir tuée parce qu’elle criait, il avait reconnu qu’il lui avait mis une étiquette sur la bouche pour plus qu’aucun son ne sorte". Me Iris Christol a relayé hier, devant la chambre de l’instruction, la colère de la famille de Ludmilla, cette jeune buraliste tuée de huit coups de couteau le 10 août 2008 à Montpellier.
"Je comprends mal comment il peut demander une remise en liberté"
Me Christol
Parce qu’Ayoub Bouromane, qui avait initialement reconnu les faits, évoquant un braquage qui avait mal tourné, conteste désormais toute implication. Et hier matin, il a carrément demandé sa remise en liberté...Le problème pour le mis en examen, arrêté fin février 2011 après une longue enquête du SRPJ, c’est qu’à ses aveux s’ajoutent aussi des preuves scientifiques accablantes.
"S’il y a des éléments contre moi, ça ne veut pas dire que j’ai tué, Dieu est seul juge"
Sa casquette et ses lunettes de soleil, avec son ADN, avaient été retrouvées dans un container à proximité du bureau de tabac. Et en novembre dernier, les laboratoires spécialisés ont décelé sur la sinistre étiquette collée sur la bouche de la victime, l’ADN masculin du jeune clandestin. "Je comprends mal comment il peut demander une remise en liberté" s’insurge Me Christol. "Ce crime crapuleux a ému la France entière, les preuves sont accablantes, il est parfaitement exclu qu’il recouvre la liberté" enchaîne l’avocat général Guglielmi.
Bouromane, aidé par un traducteur, n’en démord pourtant pas. "Je crois en Dieu, je crois aussi en la science, je suis ici pour dire la vérité, je suis pas là pour faire du cinéma, je n’avais pas de raison pour voler, je n’avais pas besoin d’argent se défend-il. S’il y a des éléments contre moi, ça ne veut pas dire que j’ai tué, Dieu est seul juge".
Sur la question de l’ADN sur l’étiquette, il sort du chapeau cette affirmation : il aurait aidé la jeune victime à ramasser le rouleau qui serait tombé à terre..."C’est le dossier de la frustration, il n’y a pas de mobile, un vol banal qui finit sur une chose aussi abominable, ça n’a pas de sens avance son avocat, Me Mickaël Poilpré. Il dit qu’il y a eu des pressions en garde à vue et c’est pour ça qu’il revient sur ses déclarations".
(1) Décision le 8 mars.
http://www.midilibre.fr/2012/02/28/buraliste-tuee-il-veut-etre-libere,464011.php
"Je comprends mal comment il peut demander une remise en liberté"
Me Christol
Parce qu’Ayoub Bouromane, qui avait initialement reconnu les faits, évoquant un braquage qui avait mal tourné, conteste désormais toute implication. Et hier matin, il a carrément demandé sa remise en liberté...Le problème pour le mis en examen, arrêté fin février 2011 après une longue enquête du SRPJ, c’est qu’à ses aveux s’ajoutent aussi des preuves scientifiques accablantes.
"S’il y a des éléments contre moi, ça ne veut pas dire que j’ai tué, Dieu est seul juge"
Sa casquette et ses lunettes de soleil, avec son ADN, avaient été retrouvées dans un container à proximité du bureau de tabac. Et en novembre dernier, les laboratoires spécialisés ont décelé sur la sinistre étiquette collée sur la bouche de la victime, l’ADN masculin du jeune clandestin. "Je comprends mal comment il peut demander une remise en liberté" s’insurge Me Christol. "Ce crime crapuleux a ému la France entière, les preuves sont accablantes, il est parfaitement exclu qu’il recouvre la liberté" enchaîne l’avocat général Guglielmi.
Bouromane, aidé par un traducteur, n’en démord pourtant pas. "Je crois en Dieu, je crois aussi en la science, je suis ici pour dire la vérité, je suis pas là pour faire du cinéma, je n’avais pas de raison pour voler, je n’avais pas besoin d’argent se défend-il. S’il y a des éléments contre moi, ça ne veut pas dire que j’ai tué, Dieu est seul juge".
Sur la question de l’ADN sur l’étiquette, il sort du chapeau cette affirmation : il aurait aidé la jeune victime à ramasser le rouleau qui serait tombé à terre..."C’est le dossier de la frustration, il n’y a pas de mobile, un vol banal qui finit sur une chose aussi abominable, ça n’a pas de sens avance son avocat, Me Mickaël Poilpré. Il dit qu’il y a eu des pressions en garde à vue et c’est pour ça qu’il revient sur ses déclarations".
(1) Décision le 8 mars.
http://www.midilibre.fr/2012/02/28/buraliste-tuee-il-veut-etre-libere,464011.php
Emotion insoutenable aux obsèques de Sidonie et Lola
Les obsèques de Sidonie, 13 ans, et Lola, 9 ans, décédées tragiquement dimanche dernier dans un accident à Bogny-sur-Meuse, étaient célébrées hier à Saint-Menges.
Le parquet de Charleville-Mézières a ouvert une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires ayant entraîné une ITT de plus de trois mois.
LES obsèques de Lola, 9 ans, et de Sidonie, 13 ans, décédées dimanche dernier sur la route menant à Bogny-sur-Meuse, ont été célébrées, hier, à Saint-Menges dans le Sedanais. L'émotion et la tristesse étaient palpables tant sur le parvis qu'à l'intérieur de l'église et plus encore au cimetière. C'est, en effet, les yeux rougis que la foule des anonymes a regardé l'arrivée des deux cercueils blancs. Les parents, la famille, les élèves du collège de Monthermé, les enfants de l'école primaire où était scolarisé Lola, avaient déjà en main un mouchoir pour sécher des larmes qui n'arrêtaient pas de couler.
L'émotion était encore plus forte lorsque le père Thierry Bettler, curé de la paroisse de Monthermé et accompagnateur à l'orphelinat d'Auteuil de Don Bosco, a prononcé l'oraison funèbre. « Mon âme est triste. Je crois qu'ici à Saint-Menges ou un peu plus loin à Monthermé, toute cette semaine face à la peine qui nous étreint, nous avons ouvert notre cœur pour un moment de solidarité et de fraternité ».
La cérémonie s'est poursuivie par une prière autour des deux cercueils, récitée par tous les jeunes et les enfants présents dans l'église.
Le frère des deux victimes, âgé de 12 ans, qui avait également été blessé lors de l'accident - il a été amputé d'un doigt -, était venu accompagner ses sœurs vers leur dernière demeure. L'autre fillette âgée de 11 ans, qui avait été blessée lors de l'accident, a, elle aussi, assisté à la cérémonie.
Le directeur général adjoint de l'orphelinat d'Auteuil à Paris, le directeur régional, le directeur de la maison Don Bosco et les éducateurs étaient présents, ainsi que le principal du collège de Monthermé. L'enquête sur cet accident tragique a pris un nouveau tournant vendredi, avec la décision du parquet de Charleville-Mézières d'ouvrir une information judiciaire pour homicide et blessures involontaire ayant entraîné une ITT de plus de trois mois. Le dossier est désormais sur le bureau du juge d'instruction du tribunal de grande instance des Ardennes. Il devra déterminer les responsabilités dans cet accident.
L'éducateur de 44 ans, qui conduisait le minibus, a été entendu par les enquêteurs. Ils ont cherché à savoir si ce soir-là, le chauffeur avait respecté les limitations de vitesse sur route considérée comme dangereuse même par temps sec. Le juge d'instruction devra aussi dire si le maire de Bogny-sur-Meuse doit être inquiété dans cette affaire, car plusieurs voix se sont élevées depuis l'accident, reprochant au premier magistrat de ne pas avoir demandé de saler la route pour éviter la formation de la plaque de verglas sur laquelle le minibus a glissé entraînant la mort des deux fillettes et la blessure de deux autres enfants.
http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/emotion-insoutenable-aux-obseques-de-sidonie-et-lola
Le parquet de Charleville-Mézières a ouvert une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires ayant entraîné une ITT de plus de trois mois.
LES obsèques de Lola, 9 ans, et de Sidonie, 13 ans, décédées dimanche dernier sur la route menant à Bogny-sur-Meuse, ont été célébrées, hier, à Saint-Menges dans le Sedanais. L'émotion et la tristesse étaient palpables tant sur le parvis qu'à l'intérieur de l'église et plus encore au cimetière. C'est, en effet, les yeux rougis que la foule des anonymes a regardé l'arrivée des deux cercueils blancs. Les parents, la famille, les élèves du collège de Monthermé, les enfants de l'école primaire où était scolarisé Lola, avaient déjà en main un mouchoir pour sécher des larmes qui n'arrêtaient pas de couler.
L'émotion était encore plus forte lorsque le père Thierry Bettler, curé de la paroisse de Monthermé et accompagnateur à l'orphelinat d'Auteuil de Don Bosco, a prononcé l'oraison funèbre. « Mon âme est triste. Je crois qu'ici à Saint-Menges ou un peu plus loin à Monthermé, toute cette semaine face à la peine qui nous étreint, nous avons ouvert notre cœur pour un moment de solidarité et de fraternité ».
La cérémonie s'est poursuivie par une prière autour des deux cercueils, récitée par tous les jeunes et les enfants présents dans l'église.
Le frère des deux victimes, âgé de 12 ans, qui avait également été blessé lors de l'accident - il a été amputé d'un doigt -, était venu accompagner ses sœurs vers leur dernière demeure. L'autre fillette âgée de 11 ans, qui avait été blessée lors de l'accident, a, elle aussi, assisté à la cérémonie.
Le directeur général adjoint de l'orphelinat d'Auteuil à Paris, le directeur régional, le directeur de la maison Don Bosco et les éducateurs étaient présents, ainsi que le principal du collège de Monthermé. L'enquête sur cet accident tragique a pris un nouveau tournant vendredi, avec la décision du parquet de Charleville-Mézières d'ouvrir une information judiciaire pour homicide et blessures involontaire ayant entraîné une ITT de plus de trois mois. Le dossier est désormais sur le bureau du juge d'instruction du tribunal de grande instance des Ardennes. Il devra déterminer les responsabilités dans cet accident.
L'éducateur de 44 ans, qui conduisait le minibus, a été entendu par les enquêteurs. Ils ont cherché à savoir si ce soir-là, le chauffeur avait respecté les limitations de vitesse sur route considérée comme dangereuse même par temps sec. Le juge d'instruction devra aussi dire si le maire de Bogny-sur-Meuse doit être inquiété dans cette affaire, car plusieurs voix se sont élevées depuis l'accident, reprochant au premier magistrat de ne pas avoir demandé de saler la route pour éviter la formation de la plaque de verglas sur laquelle le minibus a glissé entraînant la mort des deux fillettes et la blessure de deux autres enfants.
http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/emotion-insoutenable-aux-obseques-de-sidonie-et-lola
mardi 28 février 2012
Haute-Vienne : condamnation d'un policier
Le capitaine de police limougeaud qui, au volant d'une voiture de police, avait provoqué en novembre un accident de la circulation et refusé de se soumettre à un dépistage d'alcoolémie a été condamné à un mois de prison avec sursis, a-t-on appris mardi.
Jugé devant le TGI de Limoges le 22 février selon une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, le fonctionnaire de police s'est vu en outre infliger une suspension de permis de conduire de quatre mois et 350 euros d'amende.
Début janvier, il avait été suspendu de ses fonctions pour une durée indéterminée dans le cadre d'une procédure administrative interne. La sanction sera réévaluée dès que la direction centrale de la police aura statué sur les conclusions de l'enquête administrative. Elle pourra décider de traduire ou non le fonctionnaire devant un conseil de discipline.
Au moment de sa suspension, le policier avait touché une prime au mérite de plusieurs centaines d'euros qui lui avait été attribuée en vertu de la qualité de son travail pour la période comprise entre juillet 2010 et juin 2011, soit plusieurs mois avant l'accident.
Le dernier dimanche de novembre alors qu'il était de permanence, la voiture de police conduite par le capitaine était entré en collision avec celle d'un couple de retraités sur la commune de Le Vigen. L'officier avait quitté les lieux avant l'arrivée des gendarmes et le passager de son véhicule, avec qui il avait déjeuné un peu plus tôt, affichait un taux d'alcoolémie supérieur à deux grammes d'alcool par litre de sang.
INFO LCI : le présumé violeur en série parisien retrouvé dans une prison belge
Il était activement recherché depuis le mois de décembre. L'homme soupçonné d'avoir violé trois femmes à Paris et en région parisienne fin 2011 a été retrouvé, selon les informations de LCI. Il se trouve actuellement en détention dans une prison belge, à Anvers, incarcéré depuis quelques jours pour vol. Il a été identifié grâce à ses empreintes digitales. La police française va demander des mesures d'extradition
Mi-janvier, la police judiciaire parisienne avait lancé un appel à témoin pour retrouver cet homme qui aurait violé trois femmes en l'espace de cinq jours en décembre. Deux de ses victimes avaient été lardées de coups de couteaux.
La première agression remonte au 23 décembre 2011. Il est 2 heures du matin. Une jeune femme rentre chez elle près de la porte d'Orléans lorsqu'un homme se jette sur elle, parvient à entrer dans son appartement. Il l'a volé puis la viole. Il l'a menace ensuite de s'en prendre à des membres de sa famille présents dans l'appartement, avant de se rendre avec elle à un distributeur pour lui soutirer de l'argent.
Des images du suspect
Quelques heures plus tard, l'homme récidive et s'en prend à une jeune femme dans le XVe arrondissement près du métro Convention. La victime entre dans l'ascenseur de son immeuble, tombe nez à nez avec son agresseur. Il l'a suit devant son appartement avant de la pousser pour entrer avec elle. Il lui vole sa carte bleue, mais alors qu'il tente de la violer, elle se débat. Il l'a poignarde alors à dix-neuf reprises, la laissant pour morte, avant de la violer. "C'est un miracle si elle en a réchappé", dit un enquêteur. Le 28 décembre, dans une cité d'Etampes, dans l'Essonne, une adolescente de 15 ans est abordée par un homme qui réussit à monter dans son appartement avec elle en la menaçant avec un couteau. Il l'a poignarde à deux reprises, tentant de l'étrangler et la viole.
Les enquêteurs du 3e district de police judiciaire, à qui l'affaire a été confiée, disposaient d'images du suspect tirées des caméras de vidéosurveillance. Les enquêteurs sont parvenus à savoir que le suspect avait quitté la France fin décembre après l'affaire d'Etampes. Les policiers français ont alors prévenu leurs homologues européens et les policiers belges les ont récemment avertis qu'un homme correspondant au profil du suspect était incarcéré chez eux sous un autre nom, selon la source proche de l'enquête.
http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/info-lci-le-presume-violeur-en-serie-parisien-retrouve-dans-une-7020252.html
Mi-janvier, la police judiciaire parisienne avait lancé un appel à témoin pour retrouver cet homme qui aurait violé trois femmes en l'espace de cinq jours en décembre. Deux de ses victimes avaient été lardées de coups de couteaux.
La première agression remonte au 23 décembre 2011. Il est 2 heures du matin. Une jeune femme rentre chez elle près de la porte d'Orléans lorsqu'un homme se jette sur elle, parvient à entrer dans son appartement. Il l'a volé puis la viole. Il l'a menace ensuite de s'en prendre à des membres de sa famille présents dans l'appartement, avant de se rendre avec elle à un distributeur pour lui soutirer de l'argent.
Des images du suspect
Quelques heures plus tard, l'homme récidive et s'en prend à une jeune femme dans le XVe arrondissement près du métro Convention. La victime entre dans l'ascenseur de son immeuble, tombe nez à nez avec son agresseur. Il l'a suit devant son appartement avant de la pousser pour entrer avec elle. Il lui vole sa carte bleue, mais alors qu'il tente de la violer, elle se débat. Il l'a poignarde alors à dix-neuf reprises, la laissant pour morte, avant de la violer. "C'est un miracle si elle en a réchappé", dit un enquêteur. Le 28 décembre, dans une cité d'Etampes, dans l'Essonne, une adolescente de 15 ans est abordée par un homme qui réussit à monter dans son appartement avec elle en la menaçant avec un couteau. Il l'a poignarde à deux reprises, tentant de l'étrangler et la viole.
Les enquêteurs du 3e district de police judiciaire, à qui l'affaire a été confiée, disposaient d'images du suspect tirées des caméras de vidéosurveillance. Les enquêteurs sont parvenus à savoir que le suspect avait quitté la France fin décembre après l'affaire d'Etampes. Les policiers français ont alors prévenu leurs homologues européens et les policiers belges les ont récemment avertis qu'un homme correspondant au profil du suspect était incarcéré chez eux sous un autre nom, selon la source proche de l'enquête.
http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/info-lci-le-presume-violeur-en-serie-parisien-retrouve-dans-une-7020252.html
Dix-huit mois de prison pour le chauffard sous amphétamine
Il fait profil bas Tony, 31 ans, jugé hier en correctionnelle pour un terrifiant gymkhana (ndlr: rodéo en voiture) dans le centre-ville. Ce plombier, père de deux jeunes enfants et déjà condamné deux fois pour conduite sans permis, écoute tête baissée le récit de son interpellation. Un sentiment d’effroi parcourt la salle à l’idée de ce qui aurait pu arriver...
Vendredi 24 février à 14 h 30, au volant d’une Renault Espace volée et dotée de fausses plaques, il circule - une tasse de café à la main et à vive allure - sur le boulevard Gambetta. Une patrouille de police lui fait signe de s’arrêter.
Mais Tony accélère, prenant tous les risques et se moquant de toutes les signalisations (stop, feu rouge, ligne continue, bande blanche, interdiction de doubler à droite...). Filant dans les petites rues Riquier, Gleizes, des Arts, Blaireau, Belette, Mazzini... Puis sur le quai Vallière où une autre voiture de police venue à la rescousse contient la circulation pour prévenir un accident.
Tony continue sa course folle vers le boulevard Lacroix, rue de Maraussan, avenue Leclerc où il accroche une Clio stationnée près du Petit Casino... Avant d’être stoppé par une file de véhicule immobilisées aux feux de la place des Pyrénées.
L’homme était sous l’emprise d’amphétamine
C’est un miracle si aucun des nombreux piétons, cycliste ou automobilistes qui l’ont croisé n’a été blessé ou même tué.
L’homme était sous l’emprise d’amphétamine qu’il venait de sniffer avant d’aller travailler. Et n’a pas de permis. Tony ne l’a jamais passé. Ça fait 23 ans que cela dure ! "Beaucoup de gens ont eu très peur. Ce jour-là était le dernier vendredi des vacances scolaires" souligne le substitut Fabien Tourette. Qui a requis dix-huit mois de prison, dont neuf avec sursis et une incarcération immédiate.
"Je m’excuse. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Je me suis dit : “Si je m’arrête, j’irai en prison et je ne verrai plus mes filles ”, répond le prévenu. Son avocat Me Damien Basset a insisté sur sa volonté de s’amender : "Il est récupérable. Une fois qu’il aura passé son permis, vous ne le verrez plus. J’en suis sûr !" L’homme a finalement écopé de la peine requise.
http://www.midilibre.fr/2012/02/28/le-chauffard-sous-amphet-avait-seme-la-peur-au-centre-ville,463950.php
Vendredi 24 février à 14 h 30, au volant d’une Renault Espace volée et dotée de fausses plaques, il circule - une tasse de café à la main et à vive allure - sur le boulevard Gambetta. Une patrouille de police lui fait signe de s’arrêter.
Mais Tony accélère, prenant tous les risques et se moquant de toutes les signalisations (stop, feu rouge, ligne continue, bande blanche, interdiction de doubler à droite...). Filant dans les petites rues Riquier, Gleizes, des Arts, Blaireau, Belette, Mazzini... Puis sur le quai Vallière où une autre voiture de police venue à la rescousse contient la circulation pour prévenir un accident.
Tony continue sa course folle vers le boulevard Lacroix, rue de Maraussan, avenue Leclerc où il accroche une Clio stationnée près du Petit Casino... Avant d’être stoppé par une file de véhicule immobilisées aux feux de la place des Pyrénées.
L’homme était sous l’emprise d’amphétamine
C’est un miracle si aucun des nombreux piétons, cycliste ou automobilistes qui l’ont croisé n’a été blessé ou même tué.
L’homme était sous l’emprise d’amphétamine qu’il venait de sniffer avant d’aller travailler. Et n’a pas de permis. Tony ne l’a jamais passé. Ça fait 23 ans que cela dure ! "Beaucoup de gens ont eu très peur. Ce jour-là était le dernier vendredi des vacances scolaires" souligne le substitut Fabien Tourette. Qui a requis dix-huit mois de prison, dont neuf avec sursis et une incarcération immédiate.
"Je m’excuse. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Je me suis dit : “Si je m’arrête, j’irai en prison et je ne verrai plus mes filles ”, répond le prévenu. Son avocat Me Damien Basset a insisté sur sa volonté de s’amender : "Il est récupérable. Une fois qu’il aura passé son permis, vous ne le verrez plus. J’en suis sûr !" L’homme a finalement écopé de la peine requise.
http://www.midilibre.fr/2012/02/28/le-chauffard-sous-amphet-avait-seme-la-peur-au-centre-ville,463950.php
Coup de théâtre aux assises: le meurtrier transporté à l'hôpital
Alors qu’il expliquait, lundi, dans quelles circonstances il avait tué sa concubine dans leur appartement de Nice avant de la jeter dans un container, René Nicot s’est effondré victime d’un malaise
Coup de théâtre, hier peu après midi, en pleine audience de la cour d'assises des Alpes-Maritimes.
Celle-ci avait débuté à 9 heures pour juger René Nicot, 61 ans, accusé d'homicide volontaire sur sa concubine, Eugénie Marsac, 87 ans au moment des faits. Le drame s'était joué à Nice, dans la nuit du 21 au 22 juin 2010.
Invité par Michèle Lis-Schaal, présidente de la cour d'assises, à expliquer le déroulement de cette triste soirée, René Nicot raconte : « C'était le soir de la fête de la Musique. La musique ne lui plaisait pas et elle a piqué une crise alors que nous rentrions à la maison. Elle m'a vexé, blessé devant tout le monde, dans la rue : elle m'insultait. Quand nous sommes rentrés, j'ai voulu m'occuper du linge qui était dans la machine à laver et elle m'a dit que ce n'était pas à moi de le faire. Elle m'a encore insulté, puis elle a pris le porte-savon et m'a fracassé l'œil et m'a donné un coup de pied dans les parties.
« Quand j'ai récupéré, je l'ai saisie par le cou et je lui ai tapé la tête sur la baignoire.» Il s'embrouille un peu pour la suite, mais reconnaît : « Je ne peux pas vous dire à 100 % ce que j'ai fait.» Ensuite ? demande la présidente. « J'ai épongé le sang avec des chemises de nuit, mais je n'ai pas fait le ménage, contrairement à ce que dit la police. J'ai constaté qu'elle était morte. »
Alors il enveloppe la victime dans une couverture avant de la descendre par l'ascenseur et de la mettre dans un container. « Mais, demande la présidente, avant cela vous êtes descendu pour aller boire une bière ? À quel moment ? Racontez-nous. »
Reprise de l'audience ce matin ?
« Oui, je suis descendu boire une bière et… » Et plus rien. L'accusé, tout rouge, arrive à dire difficilement : « Je ne peux plus parler, je fais une paralysie faciale. »C'est alors qu'il tombe sur son banc. Il est visiblement très mal.
La présidente suspend l'audience, appelle les pompiers. L'accusé est évacué à Saint-Roch, où il a subi des examens, hier après-midi, et, comme il n'était pas présent à 14 heures, l'audience a été ajournée à ce matin, 9 heures. Pourra-t-elle se poursuivre ? On le saura aujourd'hui.
Il y a un mois, René Nicot a été victime, à la maison d'arrêt, d'un malaise cardiaque qui, selon lui, avait déclenché cette paralysie faciale.
Avant d'entendre l'accusé, la cour avait auditionné un policier et les deux agents de sécurité du port, puisque c'est là que l'accusé avait transporté le corps de la victime, en tirant le container depuis la rue Arson jusqu'au quai de la Douane. Il avait ensuite mis le feu pour que, selon la police, « on ne retrouve pas son ADN ». Mais les agents de sécurité ont tout vu sur les caméras de vidéosurveillance.
Lundi matin, peu avant d'entendre l'accusé, la cour avait tenté de visionner ces bandes vidéo. Mais le matériel numérique était si obsolète que le CD n'a pas pu être lu ! Ce qui, on l'imagine, a bien agacé la cour.
http://www.nicematin.com/article/home-page/coup-de-theatre-aux-assises-le-meurtrier-transporte-a-lhopital.802104.html
Coup de théâtre, hier peu après midi, en pleine audience de la cour d'assises des Alpes-Maritimes.
Celle-ci avait débuté à 9 heures pour juger René Nicot, 61 ans, accusé d'homicide volontaire sur sa concubine, Eugénie Marsac, 87 ans au moment des faits. Le drame s'était joué à Nice, dans la nuit du 21 au 22 juin 2010.
Invité par Michèle Lis-Schaal, présidente de la cour d'assises, à expliquer le déroulement de cette triste soirée, René Nicot raconte : « C'était le soir de la fête de la Musique. La musique ne lui plaisait pas et elle a piqué une crise alors que nous rentrions à la maison. Elle m'a vexé, blessé devant tout le monde, dans la rue : elle m'insultait. Quand nous sommes rentrés, j'ai voulu m'occuper du linge qui était dans la machine à laver et elle m'a dit que ce n'était pas à moi de le faire. Elle m'a encore insulté, puis elle a pris le porte-savon et m'a fracassé l'œil et m'a donné un coup de pied dans les parties.
« Quand j'ai récupéré, je l'ai saisie par le cou et je lui ai tapé la tête sur la baignoire.» Il s'embrouille un peu pour la suite, mais reconnaît : « Je ne peux pas vous dire à 100 % ce que j'ai fait.» Ensuite ? demande la présidente. « J'ai épongé le sang avec des chemises de nuit, mais je n'ai pas fait le ménage, contrairement à ce que dit la police. J'ai constaté qu'elle était morte. »
Alors il enveloppe la victime dans une couverture avant de la descendre par l'ascenseur et de la mettre dans un container. « Mais, demande la présidente, avant cela vous êtes descendu pour aller boire une bière ? À quel moment ? Racontez-nous. »
Reprise de l'audience ce matin ?
« Oui, je suis descendu boire une bière et… » Et plus rien. L'accusé, tout rouge, arrive à dire difficilement : « Je ne peux plus parler, je fais une paralysie faciale. »C'est alors qu'il tombe sur son banc. Il est visiblement très mal.
La présidente suspend l'audience, appelle les pompiers. L'accusé est évacué à Saint-Roch, où il a subi des examens, hier après-midi, et, comme il n'était pas présent à 14 heures, l'audience a été ajournée à ce matin, 9 heures. Pourra-t-elle se poursuivre ? On le saura aujourd'hui.
Il y a un mois, René Nicot a été victime, à la maison d'arrêt, d'un malaise cardiaque qui, selon lui, avait déclenché cette paralysie faciale.
Avant d'entendre l'accusé, la cour avait auditionné un policier et les deux agents de sécurité du port, puisque c'est là que l'accusé avait transporté le corps de la victime, en tirant le container depuis la rue Arson jusqu'au quai de la Douane. Il avait ensuite mis le feu pour que, selon la police, « on ne retrouve pas son ADN ». Mais les agents de sécurité ont tout vu sur les caméras de vidéosurveillance.
Lundi matin, peu avant d'entendre l'accusé, la cour avait tenté de visionner ces bandes vidéo. Mais le matériel numérique était si obsolète que le CD n'a pas pu être lu ! Ce qui, on l'imagine, a bien agacé la cour.
http://www.nicematin.com/article/home-page/coup-de-theatre-aux-assises-le-meurtrier-transporte-a-lhopital.802104.html
Un mort dans l’appartement et le feu qui se déclare pendant l’enquête des gendarmes
Le feu a pris alors que les pompiers et les gendarmes enquêtaient dans un logement rue, Charles-Le Goffic à Pontivy.
Un homme d'une quarantaine d'années n'est pas apparu à son travail lundi. Les gendarmes, alertés, ont fait appel aux pompiers pour qu'ils se rendent à son domicile, rue Charles-Le Goffic, dans le centre-ville de Pontivy. Quand les sapeurs-pompiers sont arrivés, vers 17 h 30, ils ont découvert l'homme sans vie.
Vers 19 h, alors que les gendarmes étaient sur place pour effectuer les constatations nécessaires à leur enquête, un incendie s'est déclaré. Les sapeurs-pompiers sont à nouveau intervenus sur les lieux. D'importants moyens ont été mobilisés, compte tenu du risque de propagation des flammes. L'incendie a été rapidement éteint.
Les secours ont alors dégagé l'appartement pour éviter tout nouveau départ de feu. Hier à 22 h, le corps de la victime était toujours à l'intérieur de la maison. L'enquête de gendarmerie se poursuivait hier soir.
Un fils défiguré à la sortie d'une boîte et une mère en colère
Les gérants de boîtes et de bars de nuit savent à quel point il est difficile de faire vivre ce type de commerces soumis à deux impératifs : être rentable économiquement, mais aussi savoir dire non à des clients qui ont trop bu pour limiter les risques d'accidents ou de bagarres.
Le patron du Godet l'avait déjà vérifié alors qu'il était à la tête du Tonneau, à Eauze. Changer de lieu et embaucher des vigiles pour filtrer les entrées n'a rien changé au problème. La preuve, une bagarre commencée dans son établissement, samedi au petit matin, s'est soldée par un passage à tabac à l'extérieur sur la personne de Romain, 23 ans, opéré depuis de trois fractures de la mâchoire à Purpan. Son frère, qui a tenté de retrouver les auteurs, quelques heures plus tard, a lui aussi été frappé. Les suspects ont été identifiés. La maman des deux victimes espère qu'ils seront sanctionnés. Mais Claudie Prigent en veut aussi au responsable du bar qui n'a rien fait pour aider son fils qui, il est vrai, avait cassé un miroir dans les toilettes un mois avant, « sans faire exprès » dit sa sœur. « Je vais aller loin, prévient Claudie. Je ne les lâcherai pas. Quand il y a une bagarre, on ne laisse pas un jeune à terre comme ça. On l'aide. Personne n'est intervenu à part une dame qui a bousculé l'homme qui avait sauté à pieds joints sur la tête de mon fils. » Des voisins, qui se plaignent depuis plusieurs mois des nuisances sonores et des dégradations à la sortie de l'établissement, veulent y voir un effet de l'alcool excessif. Le maire avait relayé leur exaspération dans un courrier adressé au sous-préfet de Condom, il y a quelques jours : « Comment puis-je intervenir autrement qu'avec des rappels à la loi régulièrement adressés au gérant ? avait écrit Michel Gabas. Je souhaiterais votre appui afin de faire vérifier l'isolation phonique de l'établissement et afin de me permettre de ramener le calme dans ce secteur. Je ne tiens pas à être un obstacle à une activité commerciale mais je ne peux tolérer que tout un quartier soit plus qu'incommodé par des nuisances sonores décrites comme insupportables. » Le gérant avait pourtant mis une pancarte à l'entrée invitant ses clients à respecter les voisins en sortant.
A croire que certains ne savent pas lire.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/28/1293245-agression-et-tapage-un-bar-de-nuit-montre-du-doigt.html
Le patron du Godet l'avait déjà vérifié alors qu'il était à la tête du Tonneau, à Eauze. Changer de lieu et embaucher des vigiles pour filtrer les entrées n'a rien changé au problème. La preuve, une bagarre commencée dans son établissement, samedi au petit matin, s'est soldée par un passage à tabac à l'extérieur sur la personne de Romain, 23 ans, opéré depuis de trois fractures de la mâchoire à Purpan. Son frère, qui a tenté de retrouver les auteurs, quelques heures plus tard, a lui aussi été frappé. Les suspects ont été identifiés. La maman des deux victimes espère qu'ils seront sanctionnés. Mais Claudie Prigent en veut aussi au responsable du bar qui n'a rien fait pour aider son fils qui, il est vrai, avait cassé un miroir dans les toilettes un mois avant, « sans faire exprès » dit sa sœur. « Je vais aller loin, prévient Claudie. Je ne les lâcherai pas. Quand il y a une bagarre, on ne laisse pas un jeune à terre comme ça. On l'aide. Personne n'est intervenu à part une dame qui a bousculé l'homme qui avait sauté à pieds joints sur la tête de mon fils. » Des voisins, qui se plaignent depuis plusieurs mois des nuisances sonores et des dégradations à la sortie de l'établissement, veulent y voir un effet de l'alcool excessif. Le maire avait relayé leur exaspération dans un courrier adressé au sous-préfet de Condom, il y a quelques jours : « Comment puis-je intervenir autrement qu'avec des rappels à la loi régulièrement adressés au gérant ? avait écrit Michel Gabas. Je souhaiterais votre appui afin de faire vérifier l'isolation phonique de l'établissement et afin de me permettre de ramener le calme dans ce secteur. Je ne tiens pas à être un obstacle à une activité commerciale mais je ne peux tolérer que tout un quartier soit plus qu'incommodé par des nuisances sonores décrites comme insupportables. » Le gérant avait pourtant mis une pancarte à l'entrée invitant ses clients à respecter les voisins en sortant.
A croire que certains ne savent pas lire.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/28/1293245-agression-et-tapage-un-bar-de-nuit-montre-du-doigt.html
Elle avoue avoir un amant, il l’étrangle
Pierre Barbezier, un Montpelliérain de 36 ans, a été mis en examen pour meurtre et écroué, hier soir. Lors de sa garde à vue, comme devant le juge d’instruction, il n’a pas contesté avoir tué sa petite amie, technicienne de surface chez EDF, âgée de 43 ans, en l’étranglant.
Cet individu au profil inquiétant, jugé en 2010 par la cour d’assises pour un braquage mais aussi condamné à plusieurs reprises pour des violences, notamment des coups de couteau, affirme avoir “pété les plombs”, vendredi, alors qu’il se trouvait chez la victime, rue des Droits-de-l’Homme, à Antigone. Dominique R., avec laquelle il entretenait une relation sentimentale épisodique, lui a annoncé qu’elle voyait un autre homme depuis quelque temps et qu’elle voulait mettre un terme à leur relation. Il ne l’a pas supporté. Alors qu’elle était sur son canapé-lit, il l’a étranglée en lui faisant une clé de bras jusqu’à ce qu’elle soit inconsciente.
"J’ai une impulsivité qui est incontrôlable"
Le mis en examen "J’ai une impulsivité qui est incontrôlable et j’ai pas eu la bonne écoute pour soigner mon problème", explique Pierre Barbezier, brun, barbe peu fournie, blouson de motard, hier soir, devant le juge des libertés. Il affirme aussi de manière confuse qu’il ne craignait pas la rupture : "Je sortais de dix ans de prison, je ne souhaitais pas une vie de couple."
En garde à vue, il a cette réponse qui fait froid dans le dos et qu’il confirme devant le juge, qui lui demande pourquoi il a laissé la victime inanimée, sans prévenir les secours. "J’allais pas la finir au couteau... J’ai complètement paniqué, je me suis sauvé, c’était l’affolement." Vendredi soir, il a erré dans la rue avant d’être hébergé chez un ami puis de franchir la porte du commissariat, samedi après-midi.
Dans la foulée, les policiers de la sûreté départementale ont fait la macabre découverte. "Il s’est quand même constitué prisonnier, note Me Virginie Delhaye, qui assure sa défense. Il a cette nervosité, cette impulsivité qui n’a jamais été soignée. Par moments, c’est comme un animal qui ressort de sa personnalité, il ne se contrôle plus. Il a besoin de soins pour canaliser sa violence."
En fait, et l’avocate le confirme, les actes de violence de Pierre Barbezier sont allés crescendo, jusqu’à ce qu’il commette l’irréparable, vendredi. Et à en croire un témoin qui le connaît et que nous avons contacté hier, le mis en cause s’en était déjà pris à une autre de ses ex-conquêtes, le 23 février. Dans un état second, lors d’un rendez-vous à Montpellier, il lui aurait mis un couteau sous la gorge en lui donnant 48 h pour qu’elle quitte son petit ami afin qu’il le remplace... Pierre Barbezier, en récidive de fait criminel, encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
http://www.midilibre.fr/2012/02/27/elle-avoue-avoir-un-amant-il-l-etrangle,463594.php
Cet individu au profil inquiétant, jugé en 2010 par la cour d’assises pour un braquage mais aussi condamné à plusieurs reprises pour des violences, notamment des coups de couteau, affirme avoir “pété les plombs”, vendredi, alors qu’il se trouvait chez la victime, rue des Droits-de-l’Homme, à Antigone. Dominique R., avec laquelle il entretenait une relation sentimentale épisodique, lui a annoncé qu’elle voyait un autre homme depuis quelque temps et qu’elle voulait mettre un terme à leur relation. Il ne l’a pas supporté. Alors qu’elle était sur son canapé-lit, il l’a étranglée en lui faisant une clé de bras jusqu’à ce qu’elle soit inconsciente.
"J’ai une impulsivité qui est incontrôlable"
Le mis en examen "J’ai une impulsivité qui est incontrôlable et j’ai pas eu la bonne écoute pour soigner mon problème", explique Pierre Barbezier, brun, barbe peu fournie, blouson de motard, hier soir, devant le juge des libertés. Il affirme aussi de manière confuse qu’il ne craignait pas la rupture : "Je sortais de dix ans de prison, je ne souhaitais pas une vie de couple."
En garde à vue, il a cette réponse qui fait froid dans le dos et qu’il confirme devant le juge, qui lui demande pourquoi il a laissé la victime inanimée, sans prévenir les secours. "J’allais pas la finir au couteau... J’ai complètement paniqué, je me suis sauvé, c’était l’affolement." Vendredi soir, il a erré dans la rue avant d’être hébergé chez un ami puis de franchir la porte du commissariat, samedi après-midi.
Dans la foulée, les policiers de la sûreté départementale ont fait la macabre découverte. "Il s’est quand même constitué prisonnier, note Me Virginie Delhaye, qui assure sa défense. Il a cette nervosité, cette impulsivité qui n’a jamais été soignée. Par moments, c’est comme un animal qui ressort de sa personnalité, il ne se contrôle plus. Il a besoin de soins pour canaliser sa violence."
En fait, et l’avocate le confirme, les actes de violence de Pierre Barbezier sont allés crescendo, jusqu’à ce qu’il commette l’irréparable, vendredi. Et à en croire un témoin qui le connaît et que nous avons contacté hier, le mis en cause s’en était déjà pris à une autre de ses ex-conquêtes, le 23 février. Dans un état second, lors d’un rendez-vous à Montpellier, il lui aurait mis un couteau sous la gorge en lui donnant 48 h pour qu’elle quitte son petit ami afin qu’il le remplace... Pierre Barbezier, en récidive de fait criminel, encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
http://www.midilibre.fr/2012/02/27/elle-avoue-avoir-un-amant-il-l-etrangle,463594.php
Ligne haute tension / Le miraculé a une sacrée résistance
Electrocuté par la ligne de 20.000 volts qui passait au-dessus de son étang, le vigneron peut maintenant pêcher tranquille. ErDF vient d'enterrer les câbles, quatre ans après le drame.
A l'hôpital pour grands brûlés de Metz où il est resté une semaine en chambre stérile, le corps médical l'avait surnommé Highlander ! Le vigneron Johann Bénard a reçu une décharge de 20 000 volts le 12 avril 2008, en pêchant dans son étang de Châtillon-sur-Marne.
Il s'en est miraculeusement sorti avec un trou dans la main et dans les deux pieds. Après six passages sur le billard, pour enlever les pellicules de peau brûlée et effectuer des greffes à la main et aux orteils à partir de la peau des mollets, il va bien.
Aucun organe vital n'a été touché, il a juste perdu 5-6 kg et de la force dans sa main droite.
C'est tout juste si cet homme dur à la douleur confie que «ça a été un peu difficile pour les vendanges qui avaient lieu fin août».
Ce jour fatal, pour faire plaisir à un oncle qui adore la pêche, Johann, 33 ans, décide d'organiser pour la première fois une partie dans son étang, sur la propriété qu'il a achetée deux mois plus tôt.
Lorsqu'il agite sa canne en carbone de 6,50m, un arc électrique se forme avec la ligne à haute tension de 20 000 volts qui passe juste au-dessus.
Le cœur bien accroché
«J'ai pensé, ça y est, j'ai touché la ligne. J'ai réussi à décrocher la canne que je tenais de la main droite avec ma main gauche et ça m'a propulsé sur le dos en arrière d'1m50 » se souvient-il. Ses baskets, avec lacets noués, sont restées sur place, comme on le voit dans un dessin animé, mais rarement dans la vraie vie.
«Le courant est entré par ma main droite et ressorti par l'extrémité des orteils, principalement ceux de gauche, mais aux deux pieds». Au moment de l'électrocution, la panique est grande autour de lui, surtout qu'il perd connaissance quelques secondes.
«Mon ex-femme me tape sur la poitrine, ma tante appelle mes parents par téléphone. Je n'arrive pas à me relever, je souffre de la main gauche».
Selon lui, le fait que son père l'ait obligé à marcher, a évacué une bonne partie du courant qui aurait pu endommager un organe. C'est ce que lui ont confirmé les médecins de Metz. «Avec de l'aide, je suis remonté à pied de l'étang au portail. Là il y avait le SMUR, les pompiers».
Yohann est évacué par hélicoptère à l'hôpital des grands brûlés de Metz. Tout s'est passé devant ses deux jumeaux, âgés de 2 ans à l'époque, qui heureusement n'ont pas vraiment compris ce qui se passait.
La pêche n'est plus interdite
La ligne de 20 000 volts dessert l'ensemble des alimentations de la rue de Montigny où s'est passé le drame, et une partie du village de 850 habitants. L'accord pour que la ligne haute tension traverse la propriété, avait été donné par les propriétaires précédents.
L'étang a été creusé plus tard, sans cela, la ligne n'aurait jamais été implantée. Aucun incident ne s'était produit jusqu'alors.
Lors du drame, un ingénieur EDF est venu se rendre compte si la hauteur de ligne était respectée. C'était le cas : 7 mètres de haut. Johann a fait une demande pour enfouir la ligne. On lui a répondu que ce serait à ses frais.
Il a bien fait d'attendre. Fin décembre 2011, les travaux ont été menés par ErDF. Désormais, les amis de Johann Bénard peuvent venir sans crainte taquiner la truite, mais aussi les gardons et les goujons, lors des méchouis qu'il organise en été.
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/ligne-haute-tension-le-miracule-a-une-sacree-resistance
A l'hôpital pour grands brûlés de Metz où il est resté une semaine en chambre stérile, le corps médical l'avait surnommé Highlander ! Le vigneron Johann Bénard a reçu une décharge de 20 000 volts le 12 avril 2008, en pêchant dans son étang de Châtillon-sur-Marne.
Il s'en est miraculeusement sorti avec un trou dans la main et dans les deux pieds. Après six passages sur le billard, pour enlever les pellicules de peau brûlée et effectuer des greffes à la main et aux orteils à partir de la peau des mollets, il va bien.
Aucun organe vital n'a été touché, il a juste perdu 5-6 kg et de la force dans sa main droite.
C'est tout juste si cet homme dur à la douleur confie que «ça a été un peu difficile pour les vendanges qui avaient lieu fin août».
Ce jour fatal, pour faire plaisir à un oncle qui adore la pêche, Johann, 33 ans, décide d'organiser pour la première fois une partie dans son étang, sur la propriété qu'il a achetée deux mois plus tôt.
Lorsqu'il agite sa canne en carbone de 6,50m, un arc électrique se forme avec la ligne à haute tension de 20 000 volts qui passe juste au-dessus.
Le cœur bien accroché
«J'ai pensé, ça y est, j'ai touché la ligne. J'ai réussi à décrocher la canne que je tenais de la main droite avec ma main gauche et ça m'a propulsé sur le dos en arrière d'1m50 » se souvient-il. Ses baskets, avec lacets noués, sont restées sur place, comme on le voit dans un dessin animé, mais rarement dans la vraie vie.
«Le courant est entré par ma main droite et ressorti par l'extrémité des orteils, principalement ceux de gauche, mais aux deux pieds». Au moment de l'électrocution, la panique est grande autour de lui, surtout qu'il perd connaissance quelques secondes.
«Mon ex-femme me tape sur la poitrine, ma tante appelle mes parents par téléphone. Je n'arrive pas à me relever, je souffre de la main gauche».
Selon lui, le fait que son père l'ait obligé à marcher, a évacué une bonne partie du courant qui aurait pu endommager un organe. C'est ce que lui ont confirmé les médecins de Metz. «Avec de l'aide, je suis remonté à pied de l'étang au portail. Là il y avait le SMUR, les pompiers».
Yohann est évacué par hélicoptère à l'hôpital des grands brûlés de Metz. Tout s'est passé devant ses deux jumeaux, âgés de 2 ans à l'époque, qui heureusement n'ont pas vraiment compris ce qui se passait.
La pêche n'est plus interdite
La ligne de 20 000 volts dessert l'ensemble des alimentations de la rue de Montigny où s'est passé le drame, et une partie du village de 850 habitants. L'accord pour que la ligne haute tension traverse la propriété, avait été donné par les propriétaires précédents.
L'étang a été creusé plus tard, sans cela, la ligne n'aurait jamais été implantée. Aucun incident ne s'était produit jusqu'alors.
Lors du drame, un ingénieur EDF est venu se rendre compte si la hauteur de ligne était respectée. C'était le cas : 7 mètres de haut. Johann a fait une demande pour enfouir la ligne. On lui a répondu que ce serait à ses frais.
Il a bien fait d'attendre. Fin décembre 2011, les travaux ont été menés par ErDF. Désormais, les amis de Johann Bénard peuvent venir sans crainte taquiner la truite, mais aussi les gardons et les goujons, lors des méchouis qu'il organise en été.
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/ligne-haute-tension-le-miracule-a-une-sacree-resistance
lundi 27 février 2012
Un policier de Dunkerque se suicide
Un policier du commissariat de Dunkerque dans le Nord a été retrouvé pendu aujourd'hui dans sa chambre d'hôpital où il avait été admis après avoir, semble-t-il, tenté de se suicider une première fois, en se jetant dans un canal de la ville la veille, a-t-on appris de source syndicale policière. "Dès qu'il s'est retrouvé seul, il s'est pendu avec une sangle du lit" d'hôpital, a précisé la source. "On peut supposer qu'il aurait fait une première tentative en se jetant dans le canal", ajouté cette même source.
Hier en fin de soirée, les secours étaient intervenus pour sortir le policier du canal dans lequel il se trouvait en état d'hypothermie. L'homme n'était pas en service et était sorti avec des amis à l'occasion du carnaval, a expliqué cette source. Il a ensuite été transporté à l'hôpital.
Remarié et père d'un enfant, le policier n'avait pas de problème particulier au travail, a indiqué la source syndicale: "Personne ne s'y attendait, il n'y a eu aucun signe laissant supposer qu'il puisse en arriver là."http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/27/97001-20120227FILWWW00627-un-policier-de-dunkerque-se-suicide.php
Hier en fin de soirée, les secours étaient intervenus pour sortir le policier du canal dans lequel il se trouvait en état d'hypothermie. L'homme n'était pas en service et était sorti avec des amis à l'occasion du carnaval, a expliqué cette source. Il a ensuite été transporté à l'hôpital.
Remarié et père d'un enfant, le policier n'avait pas de problème particulier au travail, a indiqué la source syndicale: "Personne ne s'y attendait, il n'y a eu aucun signe laissant supposer qu'il puisse en arriver là."http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/27/97001-20120227FILWWW00627-un-policier-de-dunkerque-se-suicide.php
Chute mortelle d'un skieur hors-piste
Un homme de 45 ans, qui évoluait dans un secteur hors-piste de la station de La Plagne en Savoie, a chuté mortellement d'une barre rocheuse cet après-midi et une femme, qui l'accompagnait, s'est gravement blessée, a-t-on appris auprès de la station.
L'homme, qui évoluait au sein d'un groupe de quatre personnes sans accompagnement professionnel, a perdu un ski, puis est "parti en glissade sur une zone glacée", ont précisé les secours en montagne et la station dans un communiqué.
La victime, qui a glissé dans "le couloir très raide" sur environ 200 mètres, a été retrouvée inconsciente en contrebas d'une barre rocheuse, a ajouté la CRS de Courchevel.
Par ailleurs, un femme de 46 ans, qui l'accompagnait, a chuté dans un autre couloir et souffre de traumatismes lombaires et thoraciques. Ses jours ne sont pas en danger, a poursuivi la même source. Les deux autres skieurs, un jeune homme de 19 ans et un homme de 46 ans, sont indemnes. L'homme décédé habitait Palaiseau (Essonne).
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/27/97001-20120227FILWWW00593-chute-mortelle-d-un-skieur-hors-piste.php
L'homme, qui évoluait au sein d'un groupe de quatre personnes sans accompagnement professionnel, a perdu un ski, puis est "parti en glissade sur une zone glacée", ont précisé les secours en montagne et la station dans un communiqué.
La victime, qui a glissé dans "le couloir très raide" sur environ 200 mètres, a été retrouvée inconsciente en contrebas d'une barre rocheuse, a ajouté la CRS de Courchevel.
Par ailleurs, un femme de 46 ans, qui l'accompagnait, a chuté dans un autre couloir et souffre de traumatismes lombaires et thoraciques. Ses jours ne sont pas en danger, a poursuivi la même source. Les deux autres skieurs, un jeune homme de 19 ans et un homme de 46 ans, sont indemnes. L'homme décédé habitait Palaiseau (Essonne).
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/27/97001-20120227FILWWW00593-chute-mortelle-d-un-skieur-hors-piste.php
Yvelines : le corps d'une femme retrouvé dans une voiture calcinée
Un corps, probablement celui d'une femme, a été découvert dans une voiture calcinée dans la nuit de dimanche à lundi à Saint-Lambert-des-Bois (Yvelines), a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Une autopsie doit être pratiquée mardi, a précisé la même source, ajoutant que l'hypothèse criminelle était privilégiée par les enquêteurs.
L'enquête a été confiée à la Section de recherches de Versailles.
http://www.leparisien.fr/yvelines-78/yvelines-le-corps-d-une-femme-retrouve-dans-une-voiture-calcinee-27-02-2012-1880341.php
Une autopsie doit être pratiquée mardi, a précisé la même source, ajoutant que l'hypothèse criminelle était privilégiée par les enquêteurs.
L'enquête a été confiée à la Section de recherches de Versailles.
http://www.leparisien.fr/yvelines-78/yvelines-le-corps-d-une-femme-retrouve-dans-une-voiture-calcinee-27-02-2012-1880341.php
Le tueur fou toujours recherché
Le déséquilibré suspecté d’avoir tué un chef d’entreprise de Velaine-en-Haye, le 24 février, à Laxou, était toujours activement recherché par la police, hier soir.
Bosko, 45 ans, a sorti une arme de poing et a tiré sur un homme qui sortait de sa voiture pour aller acheter à manger, vendredi, vers 13 h, sur un parking situé derrière le centre commercial de La Cascade, à Laxou.
Une brève altercation avait opposé les deux hommes quelques secondes avant le coup de feu. La victime, âgée de 47 ans, n’a pu être ranimée par le Samu.
Le tireur, qui habite au 10 e étage du Tilleul Argenté, au Haut-du-Lièvre, est quant à lui connu de la police pour des problèmes de stupéfiants et de violence. Il possède également des antécédents psychiatriques. Sous traitement pour schizophrénie, il aurait déjà séjourné au CPN de Laxou.
Un membre de sa famille assure qu’il avait « du mal à prendre son traitement ». Il n’a pas reparu à son domicile depuis les faits.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/02/27/le-tueur-fou-toujours-recherche
Bosko, 45 ans, a sorti une arme de poing et a tiré sur un homme qui sortait de sa voiture pour aller acheter à manger, vendredi, vers 13 h, sur un parking situé derrière le centre commercial de La Cascade, à Laxou.
Une brève altercation avait opposé les deux hommes quelques secondes avant le coup de feu. La victime, âgée de 47 ans, n’a pu être ranimée par le Samu.
Le tireur, qui habite au 10 e étage du Tilleul Argenté, au Haut-du-Lièvre, est quant à lui connu de la police pour des problèmes de stupéfiants et de violence. Il possède également des antécédents psychiatriques. Sous traitement pour schizophrénie, il aurait déjà séjourné au CPN de Laxou.
Un membre de sa famille assure qu’il avait « du mal à prendre son traitement ». Il n’a pas reparu à son domicile depuis les faits.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/02/27/le-tueur-fou-toujours-recherche
Les deux retraités de Bollène retrouvés morts en Espagne
Christian Baelen et Lise-Marie Miquel, ces deux retraités de Bollène (Vaucluse) dont la disparition avait été signalée le 19 février par leur fille à la gendarmerie de Servian dans l'Hérault, ont été découverts morts ces dernières heures à l'intérieur de leur camping car, stationné sur une aire de repos de l'autoroute de la Méditerranée, à la hauteur de Murcie, dans le Sud de l'Espagne.
Le véhicule était fermé de l'intérieur, et le couple était enlacé, dans son lit, sous une couette. On ignore pour l'instant les causes de leur mort, dans l'attente d'une autopsie qui pourrait être effectuée dans la journée par les autorités judiciaires espagnoles.
Double suicide ? Intoxication liée à un appareil de chauffage ? Affaire criminelle ? Les gendarmes de la brigade de Bollène (Vaucluse) et leurs collègues de la section des recherches de Marseille, chargée de l'enquête par le parquet de Carpentras, pourraient se rendre sur place rapidement afin d'en savoir plus.
http://www.midilibre.fr/2012/02/27/exclusif-les-deux-retraites-de-bollene-retrouves-morts-en-espagne,463457.php
Le véhicule était fermé de l'intérieur, et le couple était enlacé, dans son lit, sous une couette. On ignore pour l'instant les causes de leur mort, dans l'attente d'une autopsie qui pourrait être effectuée dans la journée par les autorités judiciaires espagnoles.
Double suicide ? Intoxication liée à un appareil de chauffage ? Affaire criminelle ? Les gendarmes de la brigade de Bollène (Vaucluse) et leurs collègues de la section des recherches de Marseille, chargée de l'enquête par le parquet de Carpentras, pourraient se rendre sur place rapidement afin d'en savoir plus.
http://www.midilibre.fr/2012/02/27/exclusif-les-deux-retraites-de-bollene-retrouves-morts-en-espagne,463457.php
Un sexagénaire niçois tue sa compagne avant de jeter son corps à la poubelle
Elle avait 84 ans, lui 60 ans. Si leur différence d'âge pouvait en surprendre certains, ils formaient un « couple normal » aux yeux des voisins, qui évoquaient avec affection Eugénie Marsac. Et puis tout a basculé, dans la nuit du 21 au 22 juin 2010, dans l'immeuble de la rue Arson à Nice.
Rouée de coups
Alors que la fête de la Musique battait son plein, René Nicot a frappé à mort celle dont il partageait la vie depuis plusieurs années.
La malheureuse sera découverte plus tard dans la nuit, gisant au fond d'un container à ordures laissé sur les quais du port Lympia. René Nicot l'avait poussé sur plusieurs centaines de mètres, avant de tenter d'y mettre le feu. Interpellé, puis entendu par la brigade criminelle de la sûreté départementale, il sera dans la foulée mis en examen et écroué.
C'est donc de « meurtre par concubin »qu'il répond, à compter de lundi, à Nice, devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes. Un crime pour lequel il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Tout au long de la semaine, experts et témoins vont se succéder devant la cour, présidée par Michèle Lis-Schaal, et l'avocat général Eric Camous, pour aider à cerner le profil de l'accusé et à expliquer les raisons de son geste irréparable.
En garde à vue, René Nicot a reconnu avoir, lors d'une violente dispute, roué de coups Eugénie Marsac. Il n'a jamais nié sa culpabilité.« Cette affaire est un épouvantable drame humain dans lequel il assume sa responsabilité », affirme Me Philippe Soussi, qui assurera sa défense aux côtés de Me Mathurin Lauze.
Face à la famille
Depuis le box des accusés, René Nicot va croiser le regard des proches de la victime. « Ils n'ont jamais pu passer le cap du choc émotionnel. C'est le moyen, pour eux, de commencer un travail de deuil », selon Me Thibauld Masson, qui siégera sur le banc de la partie civile avec Me Samira Keita.
« On vit avec ça tous les jours », confirme Laure Calmels, petite-fille d'Eugénie Marsac, marquée par la vision de ce corps meurtri. Elle espère que ce procès adressera un message aux victimes de violences conjugales, « les incitera à ne pas rester isolées, à le signaler avant que n'arrive un drame ».
http://www.nicematin.com/article/home-page/un-sexagenaire-nicois-tue-sa-compagne-avant-de-jeter-son-corps-a-la-poubelle.801126.html
Rouée de coups
Alors que la fête de la Musique battait son plein, René Nicot a frappé à mort celle dont il partageait la vie depuis plusieurs années.
La malheureuse sera découverte plus tard dans la nuit, gisant au fond d'un container à ordures laissé sur les quais du port Lympia. René Nicot l'avait poussé sur plusieurs centaines de mètres, avant de tenter d'y mettre le feu. Interpellé, puis entendu par la brigade criminelle de la sûreté départementale, il sera dans la foulée mis en examen et écroué.
C'est donc de « meurtre par concubin »qu'il répond, à compter de lundi, à Nice, devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes. Un crime pour lequel il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Tout au long de la semaine, experts et témoins vont se succéder devant la cour, présidée par Michèle Lis-Schaal, et l'avocat général Eric Camous, pour aider à cerner le profil de l'accusé et à expliquer les raisons de son geste irréparable.
En garde à vue, René Nicot a reconnu avoir, lors d'une violente dispute, roué de coups Eugénie Marsac. Il n'a jamais nié sa culpabilité.« Cette affaire est un épouvantable drame humain dans lequel il assume sa responsabilité », affirme Me Philippe Soussi, qui assurera sa défense aux côtés de Me Mathurin Lauze.
Face à la famille
Depuis le box des accusés, René Nicot va croiser le regard des proches de la victime. « Ils n'ont jamais pu passer le cap du choc émotionnel. C'est le moyen, pour eux, de commencer un travail de deuil », selon Me Thibauld Masson, qui siégera sur le banc de la partie civile avec Me Samira Keita.
« On vit avec ça tous les jours », confirme Laure Calmels, petite-fille d'Eugénie Marsac, marquée par la vision de ce corps meurtri. Elle espère que ce procès adressera un message aux victimes de violences conjugales, « les incitera à ne pas rester isolées, à le signaler avant que n'arrive un drame ».
http://www.nicematin.com/article/home-page/un-sexagenaire-nicois-tue-sa-compagne-avant-de-jeter-son-corps-a-la-poubelle.801126.html
Ivre et droguée, elle avait tué un piéton : trois ans ferme
La présidente du tribunal est allée au-delà des réquisitions du procureur et décerne un mandat de dépôt.
Le 24 janvier 2010 a eu lieu, boulevard de la Liberté à Béziers, un terrible accident de la circulation. Fernando Moreira de Rocha, 46 ans, était fauché par une automobiliste et décédait quelques instants plus tard des suites de ses blessures.
La mise en cause, âgée de 28 ans au moment des faits, a été jugée vendredi au tribunal de Béziers. Ce jour-là, elle circulait à vive allure, ivre et sous l’emprise de la cocaïne, et s’était enfuie après avoir percuté le malheureux mais aussi deux autres véhicules. Elle a été condamnée à trois ans de prison ferme, placée sous mandat de dépôt et incarcérée à la prison de Perpignan. Le parquet avait requis dix-huit mois de prison, dont neuf avec sursis. Me Guilhabert, son avocat, fait appel de la décision et va demander sa remise en liberté.
Whisky, vin et cocaïne
Le jour des faits, la mise en cause avait consommé plusieurs verres de whisky, sniffé un rail de cocaïne et bu, selon ses propres termes, “une lichette de rosé limé”. L’analyse toxicologique révélera un taux de 1,48 gramme d’alcool dans le sang, mais encore des traces élevées de drogue. Elle avait ensuite pris la fuite, laissant sur place le pare-chocs avant de son véhicule, avec la plaque d’immatriculation. L’accident avait eu lieu vers 16 h 30 et les policiers n’avaient retrouvé la suspecte qu’après 19 h.
"J’avais consommé du whisky durant la nuit, un autre verre vers 7 h puis un autre dans la matinée, a précisé à la barre, la jeune femme. Un véhicule est arrivé face à moi et m’a fait peur, j’ai perdu le contrôle de ma voiture car je roulais un peu vite, j’étais en retard, je venais de me réveiller. Je me suis enfuie car j’ai eu peur des gens qui s’approchaient de ma voiture."
"Si elle s’est enfuie, c’est par peur des gens qui venaient vers elle"
Elle assure qu’elle ne s’était pas rendu compte qu’elle avait attrapé quelqu’un. "Elle aurait pu assumer ce qui s’est passé, insiste Me Fernandez, pour la partie civile. Rien de tout cela. Pourtant, en prenant de l’alcool et de la drogue, elle savait qu’elle prenait des risques. Son comportement est inquiétant... Et ce n’est pas une cabossée de la vie." Il demande 2 000 € de frais de justice pour la famille qui est retournée vivre au Portugal.
"Je n’arrive pas à comprendre que l’on n’assume pas ses actes quand on cause la mort, lance pour sa part, le procureur Puig. Je suis sidéré par ses déclarations et celles du témoin, qui n’ont qu’un seul but : limiter les responsabilités de celle-ci. Elle a déclaré un tissu de mensonges." Il requiert du sursis et l’annulation du permis.
"On veut s’acharner sur elle"
Me Guilhabert, défendant la prévenue, met lui en cause l’état de la chaussée, très abîmée à l’endroit de l’accident, pour expliquer la perte d’adhérence de la voiture de sa cliente sur une route glissante. "On veut s’acharner sur elle. Elle reconnaît qu’elle allait trop vite. Si elle s’est enfuie, c’est par peur des gens qui venaient vers elle. La mort de la victime n’a rien à voir. C’est moi qui lui ait appris lors de sa garde à vue."
Comme la mise en cause a assuré avoir bu et pris de la coke après l’accident, Me Guilhabert insiste : "Personne ne peut dire aujourd’hui si elle a bu avant ou après l’accident. Personne. Et l’analyse de sang prouve que le taux était en train de croître. C’est un signe."
Il demande la relaxe pour les faits aggravants et présentera un courrier de la prévenue envoyée à la famille de la victime, dans lequel elle tente de s’excuser, lui demandant pardon pour le mal causé. En vain... Le tribunal retiendra l’ensemble des faits aggravants et enverra la conductrice en prison.
http://www.midilibre.fr/2012/02/26/ivre-et-droguee-elle-avait-tue-un-pieton-trois-ans-de-prison,463019.php
Le 24 janvier 2010 a eu lieu, boulevard de la Liberté à Béziers, un terrible accident de la circulation. Fernando Moreira de Rocha, 46 ans, était fauché par une automobiliste et décédait quelques instants plus tard des suites de ses blessures.
La mise en cause, âgée de 28 ans au moment des faits, a été jugée vendredi au tribunal de Béziers. Ce jour-là, elle circulait à vive allure, ivre et sous l’emprise de la cocaïne, et s’était enfuie après avoir percuté le malheureux mais aussi deux autres véhicules. Elle a été condamnée à trois ans de prison ferme, placée sous mandat de dépôt et incarcérée à la prison de Perpignan. Le parquet avait requis dix-huit mois de prison, dont neuf avec sursis. Me Guilhabert, son avocat, fait appel de la décision et va demander sa remise en liberté.
Whisky, vin et cocaïne
Le jour des faits, la mise en cause avait consommé plusieurs verres de whisky, sniffé un rail de cocaïne et bu, selon ses propres termes, “une lichette de rosé limé”. L’analyse toxicologique révélera un taux de 1,48 gramme d’alcool dans le sang, mais encore des traces élevées de drogue. Elle avait ensuite pris la fuite, laissant sur place le pare-chocs avant de son véhicule, avec la plaque d’immatriculation. L’accident avait eu lieu vers 16 h 30 et les policiers n’avaient retrouvé la suspecte qu’après 19 h.
"J’avais consommé du whisky durant la nuit, un autre verre vers 7 h puis un autre dans la matinée, a précisé à la barre, la jeune femme. Un véhicule est arrivé face à moi et m’a fait peur, j’ai perdu le contrôle de ma voiture car je roulais un peu vite, j’étais en retard, je venais de me réveiller. Je me suis enfuie car j’ai eu peur des gens qui s’approchaient de ma voiture."
"Si elle s’est enfuie, c’est par peur des gens qui venaient vers elle"
Elle assure qu’elle ne s’était pas rendu compte qu’elle avait attrapé quelqu’un. "Elle aurait pu assumer ce qui s’est passé, insiste Me Fernandez, pour la partie civile. Rien de tout cela. Pourtant, en prenant de l’alcool et de la drogue, elle savait qu’elle prenait des risques. Son comportement est inquiétant... Et ce n’est pas une cabossée de la vie." Il demande 2 000 € de frais de justice pour la famille qui est retournée vivre au Portugal.
"Je n’arrive pas à comprendre que l’on n’assume pas ses actes quand on cause la mort, lance pour sa part, le procureur Puig. Je suis sidéré par ses déclarations et celles du témoin, qui n’ont qu’un seul but : limiter les responsabilités de celle-ci. Elle a déclaré un tissu de mensonges." Il requiert du sursis et l’annulation du permis.
"On veut s’acharner sur elle"
Me Guilhabert, défendant la prévenue, met lui en cause l’état de la chaussée, très abîmée à l’endroit de l’accident, pour expliquer la perte d’adhérence de la voiture de sa cliente sur une route glissante. "On veut s’acharner sur elle. Elle reconnaît qu’elle allait trop vite. Si elle s’est enfuie, c’est par peur des gens qui venaient vers elle. La mort de la victime n’a rien à voir. C’est moi qui lui ait appris lors de sa garde à vue."
Comme la mise en cause a assuré avoir bu et pris de la coke après l’accident, Me Guilhabert insiste : "Personne ne peut dire aujourd’hui si elle a bu avant ou après l’accident. Personne. Et l’analyse de sang prouve que le taux était en train de croître. C’est un signe."
Il demande la relaxe pour les faits aggravants et présentera un courrier de la prévenue envoyée à la famille de la victime, dans lequel elle tente de s’excuser, lui demandant pardon pour le mal causé. En vain... Le tribunal retiendra l’ensemble des faits aggravants et enverra la conductrice en prison.
http://www.midilibre.fr/2012/02/26/ivre-et-droguee-elle-avait-tue-un-pieton-trois-ans-de-prison,463019.php
Une enseignante agressée à Sévigné
Une agression reste toujours un acte lâche. Alors quels qualificatifs utiliser pour évoquer l'attaque physique d'une enseignante non-voyante alors qu'elle se trouvait sur son lieu de travail ?
Jeudi matin, peu avant 8 heures, Madame Dauvin, professeur de français, se rend dans une salle du lycée de Sévigné pour y faire son cours.
« J'ai emprunté un couloir du bâtiment administratif, tout près du bureau du proviseur adjoint, raconte-t-elle. Et tout d'un coup, j'ai senti qu'on m'attrapait par le bras. » Un élève ? Des élèves ? Peut-être un membre de l'équipe pédagogique ?
« Je n'en sais rien, poursuit la prof de français non-voyante. Je n'exclus aucune possibilité. Mais c'était un homme. »
Le bruit ambiant dans l'établissement ne lui a pas permis de reconnaître des voix.
Manteau et cheveux arrachés
« Je n'ai pas senti tout de suite ce qu'on me faisait, développe-t-elle. J'étais complètement paralysée ». Bilan de l'agression : son manteau déchiré, sa queue-de-cheval tirée vaudra de retrouver sur le sol plusieurs mèches coupées, et son sac de cours ouvert et fouillé.
Quelques secondes terrorisantes qui se sont terminées sur un bruit de porte qui claque. « Ça a été très rapide, peut-être trente secondes ou une minute. » Un laps de temps bien trop court pour que la prof puisse enregistrer quelques détails utiles pour se faire une idée de son agresseur.
« Je n'ai rien compris à ce qu'il se passait, insiste-t-elle. Dans ce couloir, il n'y a personne d'habitude. » Prise par surprise, Madame Dauvin n'a même pas pu crier. « J'avais vraiment beaucoup de mal à parler après l'agression. »
Un passage dans le bureau du chef d'établissement pour lui rapporter les faits qui venaient de se produire, et la fonctionnaire passe voir l'infirmière du lycée. « Elle a voulu m'ausculter pour voir les marques. Elle m'a dit que seulement quelques mèches avaient été arrachées. » Selon le rapport de l'infirmière, l'agression n'a pas entraîné de graves séquelles physiques. L'enseignante a consulté un médecin généraliste qui a établi un certificat médical et lui a délivré trois jours d'ITT (interruption temporaire de travail).
Intervenue à deux jours des vacances scolaires, cette histoire s'est terminée par un dépôt de plainte au commissariat le jour même. Le chef d'établissement n'a pas tenu à accompagner son enseignante non-voyante, alors qu'elle venait d'être agressée.
« Cela va faire 19 ans que je fais ce métier. Je suis dans ce lycée depuis 1996, résume Aurélie Dauvin. Je sais que je ne suis pas appréciée de tous, mais de là à être violentée… »http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/une-enseignante-agressee-a-sevigne
Jeudi matin, peu avant 8 heures, Madame Dauvin, professeur de français, se rend dans une salle du lycée de Sévigné pour y faire son cours.
« J'ai emprunté un couloir du bâtiment administratif, tout près du bureau du proviseur adjoint, raconte-t-elle. Et tout d'un coup, j'ai senti qu'on m'attrapait par le bras. » Un élève ? Des élèves ? Peut-être un membre de l'équipe pédagogique ?
« Je n'en sais rien, poursuit la prof de français non-voyante. Je n'exclus aucune possibilité. Mais c'était un homme. »
Le bruit ambiant dans l'établissement ne lui a pas permis de reconnaître des voix.
Manteau et cheveux arrachés
« Je n'ai pas senti tout de suite ce qu'on me faisait, développe-t-elle. J'étais complètement paralysée ». Bilan de l'agression : son manteau déchiré, sa queue-de-cheval tirée vaudra de retrouver sur le sol plusieurs mèches coupées, et son sac de cours ouvert et fouillé.
Quelques secondes terrorisantes qui se sont terminées sur un bruit de porte qui claque. « Ça a été très rapide, peut-être trente secondes ou une minute. » Un laps de temps bien trop court pour que la prof puisse enregistrer quelques détails utiles pour se faire une idée de son agresseur.
« Je n'ai rien compris à ce qu'il se passait, insiste-t-elle. Dans ce couloir, il n'y a personne d'habitude. » Prise par surprise, Madame Dauvin n'a même pas pu crier. « J'avais vraiment beaucoup de mal à parler après l'agression. »
Un passage dans le bureau du chef d'établissement pour lui rapporter les faits qui venaient de se produire, et la fonctionnaire passe voir l'infirmière du lycée. « Elle a voulu m'ausculter pour voir les marques. Elle m'a dit que seulement quelques mèches avaient été arrachées. » Selon le rapport de l'infirmière, l'agression n'a pas entraîné de graves séquelles physiques. L'enseignante a consulté un médecin généraliste qui a établi un certificat médical et lui a délivré trois jours d'ITT (interruption temporaire de travail).
Intervenue à deux jours des vacances scolaires, cette histoire s'est terminée par un dépôt de plainte au commissariat le jour même. Le chef d'établissement n'a pas tenu à accompagner son enseignante non-voyante, alors qu'elle venait d'être agressée.
« Cela va faire 19 ans que je fais ce métier. Je suis dans ce lycée depuis 1996, résume Aurélie Dauvin. Je sais que je ne suis pas appréciée de tous, mais de là à être violentée… »http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/une-enseignante-agressee-a-sevigne
dimanche 26 février 2012
Loire-Atlantique: Tragique drame familial à Saint-Jean-de-Boiseau
Un père de famille était ce dimanche en garde à vue à la gendarmerie du Pellerin (Loire-Atlantique) avec son fils de 17 ans, après la mort d’un autre de ses fils dans la nuit de samedi à dimanche. La victime, âgée de 24 ans, a été abattue de plusieurs coups de feu dans la cuisine de la maison familiale, située dans un hameau isolé de la commune voisine de Saint-Jean-de-Boiseau. Une dispute avait éclaté peu avant entre les trois protagonistes, sur fond d’alcool.
Les gendarmes, alertés par la sœur de la victime, ont retrouvé le père de famille «hagard et tranquille» dans une pièce voisine de la cuisine où gisait son fils. Ce dimanche, en milieu de journée, il était toujours «trop alcoolisé pour pouvoir être entendu». Sa garde à vue, tout comme celle de son fils de 17 ans, a été prolongée. Tous deux pourraient été déférés lundi soir.
En attendant, quatre autres armes à feu ont été retrouvées chez cette famille de chasseurs, bien connue des gendarmes : le père et le défunt avaient déjà été jugés pour des conduites en état d’ivresse, et le fils mineur a déjà été poursuivi pour des histoires de vols. «Le voisinage était également coutumier de leurs disputes sur fond d’alcool», rapporte un gendarme. Les deux suspects encourent désormais trente ans de prison chacun.
http://www.20minutes.fr/ledirect/886857/loire-atlantique-tragique-drame-familial-saint-jean-de-boiseau
Les gendarmes, alertés par la sœur de la victime, ont retrouvé le père de famille «hagard et tranquille» dans une pièce voisine de la cuisine où gisait son fils. Ce dimanche, en milieu de journée, il était toujours «trop alcoolisé pour pouvoir être entendu». Sa garde à vue, tout comme celle de son fils de 17 ans, a été prolongée. Tous deux pourraient été déférés lundi soir.
«Peut-être une histoire d’argent»
«Le motif n’est pas très clair», avoue une source proche de l’enquête, qui évoque «peut-être pour une histoire d’argent». Il semblerait en tous cas que les deux suspects aient tiré sur la victime, après qu’elle ait forcé une baie vitrée avec un pied-de-biche : le fils de 17 ans avec une carabine 22 long rifle, son père avec un fusil de chasse. Une autopsie doit déterminer aujourd’hui quel a été le coup de feu mortel.En attendant, quatre autres armes à feu ont été retrouvées chez cette famille de chasseurs, bien connue des gendarmes : le père et le défunt avaient déjà été jugés pour des conduites en état d’ivresse, et le fils mineur a déjà été poursuivi pour des histoires de vols. «Le voisinage était également coutumier de leurs disputes sur fond d’alcool», rapporte un gendarme. Les deux suspects encourent désormais trente ans de prison chacun.
http://www.20minutes.fr/ledirect/886857/loire-atlantique-tragique-drame-familial-saint-jean-de-boiseau
Accident : deux morts en Loire-Atlantique
Une collision frontale à Donges (Loire-Atlantique) a fait deux morts et deux blessés graves dimanche peu après 16 heures, a-t-on appris auprès des sapeurs-pompiers. Les secours ont été alertés à 16h20 pour cette collision frontale impliquant trois véhicules qui s'est déroulé sur la RD 773, au lieu-dit La Pommeraye à Donges.
Les deux personnes tuées étaient âgées d'environ 80 ans. Une jeune femme d'une vingtaine d'années a été grièvement blessée et transportée au CHU de Nantes par un hélicoptère du SMUR et un autre jeune, incarcéré, a été blessé moins gravement, ont précisé les secours.
La méningite foudroie une lycéenne
«Mauvaise journée». «Repose en paix». «Tu vas nous manquer». Les messages se succèdent depuis hier sur Facebook. Les élèves du lycée Anguier, à Eu (Seine-Maritime), pleurent la disparition d'une des leurs, Mathilde Robinot, 15 ans, habitante de Bazinval.
La lycéenne a été foudroyée par une méningite. Les symptômes sont apparus vendredi après-midi. «La jeune fille présentait un purpura fulminans, qui est la forme la plus grave des infections invasives à méningocoques», explique un médecin de l'ARS (agence régionale de santé) de Haute-Normandie.
Suite à cette infection généralisée, Mathilde a été dirigée vers l'hôpital d'Abbeville (Somme), avant d'être transférée dans la nuit au centre hospitalier d'Amiens. L'équipe médicale n'a rien pu faire. Elle est décédée hier à 8h30, à peine une journée après avoir développé les premiers symptômes.
En lien avec la direction du lycée et l'inspection académique, l'ARS a pris la situation en main. Dès hier après-midi, «les personnes - une trentaine environ - ayant été en contact rapproché avec la victime, que ce soit dans la famille, au lycée, le lieu où elle faisait de la danse, ont été identifiées. Nous leur avons conseillé une prophylaxie par antibiotiques, même si le risque est limité. C'est une maladie qui est grave et contagieuse, mais pas comme une grippe ou une rougeole. Certains pays en Europe, ne proposent pas de prophylaxie».
Sur un département touché par une hyper-endémie de méningite au début des années 2000, ce décès fait resurgir les pires craintes. Mais le médecin tempère: «Pour ce cas, on ne peut pas savoir si c'est la même souche que celle qui circulait en 2003. »
L'ARS n'exclut pas, une fois le germe identifié, de mettre en place une nouvelle campagne de vaccination. En attendant, le médecin rassure: «les personnes qui n'ont pas été sollicitées par l'ARS ne doivent pas être traitées. Nous avons identifié tout le monde avec des critères de sélection précis». Pour répondre aux inquiétudes des parents et des élèves, le standard téléphonique du lycée renvoie tout de même vers un docteur de l'ARS
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/La-meningite-foudroie-une-lyceenne
La lycéenne a été foudroyée par une méningite. Les symptômes sont apparus vendredi après-midi. «La jeune fille présentait un purpura fulminans, qui est la forme la plus grave des infections invasives à méningocoques», explique un médecin de l'ARS (agence régionale de santé) de Haute-Normandie.
Suite à cette infection généralisée, Mathilde a été dirigée vers l'hôpital d'Abbeville (Somme), avant d'être transférée dans la nuit au centre hospitalier d'Amiens. L'équipe médicale n'a rien pu faire. Elle est décédée hier à 8h30, à peine une journée après avoir développé les premiers symptômes.
Les pires craintes resurgissent
En lien avec la direction du lycée et l'inspection académique, l'ARS a pris la situation en main. Dès hier après-midi, «les personnes - une trentaine environ - ayant été en contact rapproché avec la victime, que ce soit dans la famille, au lycée, le lieu où elle faisait de la danse, ont été identifiées. Nous leur avons conseillé une prophylaxie par antibiotiques, même si le risque est limité. C'est une maladie qui est grave et contagieuse, mais pas comme une grippe ou une rougeole. Certains pays en Europe, ne proposent pas de prophylaxie».
Sur un département touché par une hyper-endémie de méningite au début des années 2000, ce décès fait resurgir les pires craintes. Mais le médecin tempère: «Pour ce cas, on ne peut pas savoir si c'est la même souche que celle qui circulait en 2003. »
L'ARS n'exclut pas, une fois le germe identifié, de mettre en place une nouvelle campagne de vaccination. En attendant, le médecin rassure: «les personnes qui n'ont pas été sollicitées par l'ARS ne doivent pas être traitées. Nous avons identifié tout le monde avec des critères de sélection précis». Pour répondre aux inquiétudes des parents et des élèves, le standard téléphonique du lycée renvoie tout de même vers un docteur de l'ARS
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/La-meningite-foudroie-une-lyceenne
Meyrargues : il tire 10 fois sur les gendarmes et se donne la mort
Quelques verres de trop et ce sont les gendarmes qui ont bien failli trinquer. Parce que Serge a perdu la raison, parce que ce Meyrarguais de 61 ans, retraité habitué des différends familiaux et féru de chasse, avait décidé que les gendarmes - qui s'étaient rendus à son domicile à la suite de l'appel au secours de son épouse - seraient ses dernières cibles. Des cibles mouvantes qu'il a tirées comme des lapins avec des balles de carabine... à sanglier.
Alcoolisé et muni d'une arme longue ainsi qu'une arme de poing
C'est à 20 heures, mardi, que les militaires de Peyrolles sont alertés par la femme de Serge quant à une grosse dispute familiale. Ils se rendent sur place et elle leur indique immédiatement que son mari est retranché dans le jardin, qu'il est alcoolisé et muni d'une arme longue et d'une arme de poing. La situation bascule alors dans une autre catégorie. L'officier de permanence, le capitaine Diaz, se rend illico sur place, au centre-ville, et avise les "gros bras" du peloton de surveillance et d'intervention d'Aix (PSIG).
Arrivé sur place, il jette un oeil par la terrasse pour analyser la situation et mettre en place un périmètre de sécurité avec l'appui du PSIG. "C'est là qu'on s'est rendu compte qu'il s'était enfui du jardin et qu'il avait rejoint une colline toute proche", explique un militaire embarqué au coeur de l'intervention qui a failli tourner "au carnage". "Il a tiré une bonne dizaine de fois. Trois balles ont touché l'un de nos véhicules, d'autres ont atteint l'habitation et des panneaux de signalisation proches de la maison", continue notre source qui juge que les traces laissées par les projectiles équivalent, en diamètre, à des pièces de deux euros.
Un véritable arsenal d'armes non autorisées
L'officier de la compagnie d'Aix a alors fait appel à des renforts, notamment celui du négociateur, d'un hélicoptère et des "très gros bras" du PI2G d'Orange, l'équivalent du GIGN dans la région. "On communiquait avec lui en criant, raconte un militaire, il nous répondait qu'on était une bande d'enc... et qu'on n'était pas dans un film..." Les gendarmes, dont certains ont été légèrement touchés par des éclats de projectiles au sol, se sont alors mis en quête de cet homme pour tenter de le cerner.
Après plusieurs heures de recherches, aux aguets, les militaires ont trouvé le corps sans vie de Serge, à deux heures du matin. Il s'était tiré une balle dans la tête. Gisaient à côté de sa dépouille la carabine avec une lunette de visée et un pistolet automatique de calibre 11.43. Les enquêteurs ont retrouvé chez lui un "véritable arsenal avec 6 ou 7 armes longues et des armes de poing non autorisées".
Un gendarme conclut : "C'était vraiment des tirs à hauteur d'homme, des tirs pour tuer, ça ne fait aucun doute. S'il n'a pas fait mouche c'est sans aucun doute parce qu'il était saoul. Enfin moi en tout cas aujourd'hui je vais jouer au loto parce qu'on a vraiment eu de la chance..."
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/meyrargues-il-tire-10-fois-sur-les-gendarmes-et-se-donne-la-mort
Alcoolisé et muni d'une arme longue ainsi qu'une arme de poing
C'est à 20 heures, mardi, que les militaires de Peyrolles sont alertés par la femme de Serge quant à une grosse dispute familiale. Ils se rendent sur place et elle leur indique immédiatement que son mari est retranché dans le jardin, qu'il est alcoolisé et muni d'une arme longue et d'une arme de poing. La situation bascule alors dans une autre catégorie. L'officier de permanence, le capitaine Diaz, se rend illico sur place, au centre-ville, et avise les "gros bras" du peloton de surveillance et d'intervention d'Aix (PSIG).
Arrivé sur place, il jette un oeil par la terrasse pour analyser la situation et mettre en place un périmètre de sécurité avec l'appui du PSIG. "C'est là qu'on s'est rendu compte qu'il s'était enfui du jardin et qu'il avait rejoint une colline toute proche", explique un militaire embarqué au coeur de l'intervention qui a failli tourner "au carnage". "Il a tiré une bonne dizaine de fois. Trois balles ont touché l'un de nos véhicules, d'autres ont atteint l'habitation et des panneaux de signalisation proches de la maison", continue notre source qui juge que les traces laissées par les projectiles équivalent, en diamètre, à des pièces de deux euros.
Un véritable arsenal d'armes non autorisées
L'officier de la compagnie d'Aix a alors fait appel à des renforts, notamment celui du négociateur, d'un hélicoptère et des "très gros bras" du PI2G d'Orange, l'équivalent du GIGN dans la région. "On communiquait avec lui en criant, raconte un militaire, il nous répondait qu'on était une bande d'enc... et qu'on n'était pas dans un film..." Les gendarmes, dont certains ont été légèrement touchés par des éclats de projectiles au sol, se sont alors mis en quête de cet homme pour tenter de le cerner.
Après plusieurs heures de recherches, aux aguets, les militaires ont trouvé le corps sans vie de Serge, à deux heures du matin. Il s'était tiré une balle dans la tête. Gisaient à côté de sa dépouille la carabine avec une lunette de visée et un pistolet automatique de calibre 11.43. Les enquêteurs ont retrouvé chez lui un "véritable arsenal avec 6 ou 7 armes longues et des armes de poing non autorisées".
Un gendarme conclut : "C'était vraiment des tirs à hauteur d'homme, des tirs pour tuer, ça ne fait aucun doute. S'il n'a pas fait mouche c'est sans aucun doute parce qu'il était saoul. Enfin moi en tout cas aujourd'hui je vais jouer au loto parce qu'on a vraiment eu de la chance..."
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/meyrargues-il-tire-10-fois-sur-les-gendarmes-et-se-donne-la-mort
Des policiers braqués avec un briquet
Grosse frayeur vendredi soir pour des policiers briochins. Vers 21 h 15, un riverain de la rue Créach, à Trégueux, compose le 17 pour se plaindre de l’un de ses voisins particulièrement bruyant.
Quelques minutes plus tard, les forces de l’ordre sont sur place et repèrent un homme de 43 ans, visiblement ivre. Lorsque les policiers tentent de l’interpeller, le quadragénaire se rebelle et les insulte.
À cet instant, l’homme qui avait donné l’alerte sort, à son tour, de son domicile. « Très énervé », ce dernier « perturbe » l’intervention des fonctionnaires de police. Ceux-ci le repoussent une première fois. Lui revient à la charge, avant d’être éloigné une seconde fois à coups de bâtons de défense. Seulement, quelques instants plus tard, il sort de sa maison avec une arme à la main et braque les cinq policiers présents… qui dégainent eux aussi.
Incarcéré hier après-midi
L’homme parvient alors de se retrancher chez lui. Il ressort très vite et se rend en tendant son arme : un briquet en forme de pistolet.
Âgé de 28 ans, le jeune homme (qui n’avait pas bu d’alcool) est ensuite conduit au commissariat, d’où il a été transféré, aujourd'hui, à la maison d’arrêt pour y purger une peine non exécutée de deux mois de prison ferme (pour outrage et rébellion). Il sera jugé pour les faits d'hier soir le 3 avril.
L’homme de 43 ans à l’origine de l’intervention policière comparaîtra, lui, le 23 mai prochain devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc.
http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/couronne/tregueux/tregueux-des-policiers-braques-avec-un-briquet-25-02-2012-1612958.php
Quelques minutes plus tard, les forces de l’ordre sont sur place et repèrent un homme de 43 ans, visiblement ivre. Lorsque les policiers tentent de l’interpeller, le quadragénaire se rebelle et les insulte.
À cet instant, l’homme qui avait donné l’alerte sort, à son tour, de son domicile. « Très énervé », ce dernier « perturbe » l’intervention des fonctionnaires de police. Ceux-ci le repoussent une première fois. Lui revient à la charge, avant d’être éloigné une seconde fois à coups de bâtons de défense. Seulement, quelques instants plus tard, il sort de sa maison avec une arme à la main et braque les cinq policiers présents… qui dégainent eux aussi.
Incarcéré hier après-midi
L’homme parvient alors de se retrancher chez lui. Il ressort très vite et se rend en tendant son arme : un briquet en forme de pistolet.
Âgé de 28 ans, le jeune homme (qui n’avait pas bu d’alcool) est ensuite conduit au commissariat, d’où il a été transféré, aujourd'hui, à la maison d’arrêt pour y purger une peine non exécutée de deux mois de prison ferme (pour outrage et rébellion). Il sera jugé pour les faits d'hier soir le 3 avril.
L’homme de 43 ans à l’origine de l’intervention policière comparaîtra, lui, le 23 mai prochain devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc.
http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/couronne/tregueux/tregueux-des-policiers-braques-avec-un-briquet-25-02-2012-1612958.php
Infanticide : la mamie d’Amelio veut faire entendre sa voix
Roche-la-Molière. Christine ne nie pas la gravité de l’acte commis par sa fille. Mais pour elle, le tableau brossé par le père du bébé dans nos colonnes ne reflète pas la réalité.
« Le geste de ma fille, personne ne peut l’accepter. Après, comment peut-on brosser le tableau tout blanc/tout noir tel que l’a fait le père d’Amelio ? ». La femme qui s’exprime ainsi, c’est Christine O. (1), la mamie du bébé mort sous les coups de sa mère. La douleur de Christine, mère et grand-mère, chacun peut la comprendre. La mesurer sans doute pas.
S’ajoutant à cette souffrance d’une double perte, le traitement médiatique du dossier l’a poussée à réagir : « Entendez la voix d’une grand-mère ». La voix que nous avons entendue, c’est un cri, parfois confus, parfois emporté, toujours déterminé. Surtout, elle veut tempérer : « Tout n’est pas blanc d’un côté, noir de l’autre. Ma fille était dans une grande détresse psychologique, un mal-être. Ce n’est pas facile d’être seule avec un enfant handicapé et un bébé. Elle était en grand danger. Mais elle n’arrivait pas à l’exprimer ». Le psychiatre Michel Debout l’a bien défini, selon elle. « On peut penser qu’il y a passage à l’acte lorsque la personne ne parvient pas à exprimer avec ses mots les émotions qui l’envahissent ».
En arriver à une telle détresse, c’est un cheminement que l’instruction judiciaire qui débute, aura à décrypter. Pour tenter de comprendre le drame. Pour l’heure, Christine, a besoin de crier : « On n’a pas été aidés ». Et de livrer ce qui perturbe ses nuits, après ce qu’elle a entendu, lu sur l’affaire, mettant en lumière ce qu’elle appelle des « faits déclenchants ». Le premier est lié à son petit-fils lourdement handicapé : « Vous savez, ma fille s’occupe depuis dix ans d’un enfant polyhandicapé. Il faut savoir ce que cela représente. Et contrairement à ce qui a été dit, il n’était pas placé à la semaine, il rentrait trois soirs par semaine et était placé un week-end sur deux en institut ». Le second, c’est la vie du couple, marquée on le sait, par une séparation depuis cinq mois. « C’était la mésentente. C’était je t’aime moi non plus » dit Christine qui veut ajouter un élément, celui de la violence conjugale. Elle sort en effet son portable où figure une photographie. On y voit une jambe nettement meurtrie. « Voilà la jambe de ma fille. Si les médias veulent brosser le tableau complet, alors il faut dire ça aussi. Il faut que vous sachiez qu’il y a eu une plainte déposée pour violences au mois de septembre. Et ce n’était pas un fait isolé ». Reste l’avenir, un marathon judiciaire, dont Christine ne mesure pas encore toute l’étendue. « Ma fille a fait ce qu’elle a fait. Mon combat, aujourd’hui, c’est de l’accompagner du mieux possible ».
« Le geste de ma fille, personne ne peut l’accepter. Après, comment peut-on brosser le tableau tout blanc/tout noir tel que l’a fait le père d’Amelio ? ». La femme qui s’exprime ainsi, c’est Christine O. (1), la mamie du bébé mort sous les coups de sa mère. La douleur de Christine, mère et grand-mère, chacun peut la comprendre. La mesurer sans doute pas.
S’ajoutant à cette souffrance d’une double perte, le traitement médiatique du dossier l’a poussée à réagir : « Entendez la voix d’une grand-mère ». La voix que nous avons entendue, c’est un cri, parfois confus, parfois emporté, toujours déterminé. Surtout, elle veut tempérer : « Tout n’est pas blanc d’un côté, noir de l’autre. Ma fille était dans une grande détresse psychologique, un mal-être. Ce n’est pas facile d’être seule avec un enfant handicapé et un bébé. Elle était en grand danger. Mais elle n’arrivait pas à l’exprimer ». Le psychiatre Michel Debout l’a bien défini, selon elle. « On peut penser qu’il y a passage à l’acte lorsque la personne ne parvient pas à exprimer avec ses mots les émotions qui l’envahissent ».
En arriver à une telle détresse, c’est un cheminement que l’instruction judiciaire qui débute, aura à décrypter. Pour tenter de comprendre le drame. Pour l’heure, Christine, a besoin de crier : « On n’a pas été aidés ». Et de livrer ce qui perturbe ses nuits, après ce qu’elle a entendu, lu sur l’affaire, mettant en lumière ce qu’elle appelle des « faits déclenchants ». Le premier est lié à son petit-fils lourdement handicapé : « Vous savez, ma fille s’occupe depuis dix ans d’un enfant polyhandicapé. Il faut savoir ce que cela représente. Et contrairement à ce qui a été dit, il n’était pas placé à la semaine, il rentrait trois soirs par semaine et était placé un week-end sur deux en institut ». Le second, c’est la vie du couple, marquée on le sait, par une séparation depuis cinq mois. « C’était la mésentente. C’était je t’aime moi non plus » dit Christine qui veut ajouter un élément, celui de la violence conjugale. Elle sort en effet son portable où figure une photographie. On y voit une jambe nettement meurtrie. « Voilà la jambe de ma fille. Si les médias veulent brosser le tableau complet, alors il faut dire ça aussi. Il faut que vous sachiez qu’il y a eu une plainte déposée pour violences au mois de septembre. Et ce n’était pas un fait isolé ». Reste l’avenir, un marathon judiciaire, dont Christine ne mesure pas encore toute l’étendue. « Ma fille a fait ce qu’elle a fait. Mon combat, aujourd’hui, c’est de l’accompagner du mieux possible ».
(1) L’avocate de la grand-mère de l’enfant lui a conseillé de ne pas faire apparaître son identité
Ils ont disparu sans laisser de traces
Abdelkader, Alexis, Armelle, Christophe, Claude, Emmanuel, Éric, Julien, Mickaël… En tout, ils sont quatorze disparus, originaires de Picardie, ou qui ont été vus pour la dernière fois dans la région.
Treize de ces quatorze disparitions ont été jugées inquiétantes. Depuis sept mois voire seize ans, leur disparition reste un mystère. Inlassablement, leurs proches tentent de comprendre ce qui a pu leur arriver. Certains réapparaissent quand on ne s’y attend plus : une mère a revu son fils après dix ans de silence. En l’absence d’un fichier permettant un listing précis, région par région, Manu Association met en ligne et actualise les avis de recherches transmis par des familles ou des enquêteurs. Et milite activement pour améliorer le système français.
EN France, des milliers de gens recherchent sans fin un fils, un parent, une sœur. Tous ressentent le même sentiment de solitude et dénoncent l’insuffisance des investigations. » Jean-Yves Bonnissant, qui habite Ercheu, dans la Somme, n’a plus de nouvelle de son fils, Emmanuel, depuis seize ans. Il résume parfaitement les différentes phases émotionnelles par lesquelles passent successivement ces familles en détresse. « C’est un choc terrible. On essaye de comprendre ce qui a pu se passer. On imagine, une par une, les différentes hypothèses : accident, suicide, mauvaise rencontre. On pense à l’amnésie, on n’écarte pas non plus le départ volontaire. »
Certains fondent tous leurs espoirs dans le travail des enquêteurs. « On a fait pleinement confiance à la police. On était tellement angoissés », explique Gilles Tellier, 70 ans, de Salouël, dans la Somme. Valérie, sa fille, âgée de 35 ans, fragile psychologiquement, a disparu le 20 janvier 2004. « Elle est partie avec ma voiture et on ne l’a plus jamais revue. La police n’a même jamais retrouvé ma voiture. L’enquête s’est arrêtée au bout d’un an. Elle ne reprendra que si la police trouve un nouvel élément. »
D’autres se jettent à corps perdu dans leurs propres recherches. Comme la famille d’Abdelkader Amari, disparu le 25 janvier 2002 à Soissons. Il était contrarié parce qu’il allait partir en pré-retraite. Victime d’une crise d’angoisse, il est emmené aux urgences. Lorsque sa femme se rend à l’hôpital, il s’est volatilisé. « Dans les premiers temps, on a mis des affiches partout, contacté des associations, les hôpitaux, la presse », explique un membre de la famille. Dix ans après, l’enquête est au point mort. « Quand j’ai appelé sa femme la semaine dernière, elle m’a dit qu’elle n’avait toujours aucune nouvelle. Elle ne sait pas du tout ce qui a pu arriver à son mari. S’il est mort ou vivant. » Madame Khane habite Soissons aussi. Elle comprend la détresse de Madame Amari parce que sa fille, Zahia, a disparu le 17 février 2005, à l’âge de 19 ans. « Elle devait passer l’examen du code de la route, mais elle ne s’est pas présentée. »
Zahia est la seule des quatorze personnes portées disparues en Picardie et dont Manu Association relaie l’avis de recherche, à l’être dans le cadre d’une RIF (Recherche dans l’intérêt des familles). « Je ne savais pas si elle était vivante ou morte, jusqu’au 6 août 2006, où j’ai eu de ses nouvelles, explique-t-elle. Elle était sous l’influence d’un homme. » Depuis, plus rien ou presque. Parfois des factures arrivent chez elle, des dettes de Zahia provenant d’un peu partout en France.
Une exception, car les autres familles n’ont aucune nouvelle de leur proche.
Parfois des médiums et autres voyants, des pseudo-détectives privés proposent leur aide moyennant finances. Les familles sont désarmées, perdues, elles ne connaissent pas les procédures ni les démarches à accomplir. Leur vie est suspendue au moindre coup de téléphone, à la moindre voiture qui ralentit, à l’espoir que leur proche réapparaisse aussi soudainement qu’il a disparu.
Au fil des années, certains abandonnent tout espoir de revoir en vie leur proche, la lassitude prend le dessus.
« Au début, c’est déchirant et on apprend à vivre comme ça, avec des questions, des hypothèses. » Gilles Tellier se dit que sa fille est peut-être « SDF ou avec ma voiture au fond d’un canal. Mais le suicide, je n’arrive pas à l’admettre. Elle a disparu il y a huit ans. On m’a dit que dans deux ans, on pourra la déclarer morte, mais l’est-elle? Aucun prélèvement n’a été fait pour relever son ADN. » Les familles de disparus doivent vivre avec la certitude que leur proche est bien quelque part, vivant ou mort et qu’ils ne sauront peut-être jamais le fin mot de l’histoire…
Lorsqu’ils se rendent à la gendarmerie pour signaler la disparition de leur fils, Jean-Yves et Pascale Bonnissant sont choqués par l’apparente désinvolture des militaires. « Il est majeur. Il a le droit de disparaître. Il faut presque batailler pour expliquer pourquoi on juge une disparition inquiétante. Mais comment peut-on présumer qu’un adulte a décidé de refaire sa vie sans enquêter sérieusement, sans examiner d’autres pistes? »
Peu ou mal informées de l’évolution des enquêtes, les familles de disparus dénoncent souvent l’insuffisance ou l’inadéquation des moyens mis en œuvre.
« Mon fils a retiré 500 francs à un distributeur de Rennes. Il a fallu deux ans pour que les enquêteurs demandent à visionner la caméra du DAB, pour vérifier si Emmanuel n’avait pas agi sous la contrainte. L’image avait été effacée. »
Lors de son enquête à lui, Jean-Yves Bonnissant a découvert 23 sosies de son fils, 23 fausses pistes. « Je devais toujours relancer les enquêteurs. » En 1999, Il fonde Manu Association, pour venir en aide psychologiquement aux familles, mais aussi pour diffuser, sur un site Internet, les avis de recherche.
Jean-Yves Bonnissant commence à pointer, un par un, les dysfonctionnements dans la procédure des disparitions inquiétantes. En 2002, à la demande du ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant, l’association propose plusieurs améliorations. « D’abord, une meilleure compréhension de l’inquiétude des familles. Avant, il y avait une sorte de carence à l’appréciation des enquêteurs, qui pouvait aller d’un jour à un mois, alors que l’on sait que dans une disparition, les premières 48 heures sont capitales. On constate aussi une généralisation des diffusions des avis de recherche dans les médias. Pour mon fils, il m’a fallu deux ans pour réussir à avoir un entrefilet dans un journal. Les disparus, ça n’intéresse personne. C’est comme ça. »
L’association milite aujourd’hui pour la création d’un statut du disparu majeur. Un service spécialisé enregistrerait la déclaration de la personne qui souhaite changer de vie. Toute disparition non déclarée volontaire serait qualifiée automatiquement d’inquiétante.
Elle réclame également une comparaison ADN systématique entre toutes les personnes retrouvées vivantes ou mortes, non identifiées, avec l’ADN des portés disparus. « En France, on enterre chaque année 1 500 personnes non identifiées, sans prélèvement ADN, sans photo, sans radio dentaire… Et on se soucie trop peu de déterminer l’ADN d’un disparu. Pour mon fils, ils ont examiné sa brosse à dents pour prélever l’ADN, douze ans après sa disparition. » Principal obstacle : le coût de prélèvements en masse
Au bout de seize ans d’enquête, Jean-Yves Bonnissant est aujourd’hui persuadé que son fils est en vie et qu’il fait le tour du monde, « dans la marine marchande ». En décembre, le couple a appris que quelqu’un s’était présenté avec un faux passeport au nom d’Emmanuel à l’Ambassade française d’Osaka. « Le passeport a été fait au Mexique. Il n’y a pas eu de recherche auprès des caméras de l’ambassade, ni d’étude graphologique. »
Selon des chiffres de 2009, l’association a aidé à retrouver 580 personnes vivantes et 133 décédées. 300 recherches sont encore actives. « Un enfant de 4 ans, enlevé par son père en 1999 en région parisienne, a été retrouvé à Bangkok en 2001, uniquement en diffusant sa photo sur notre site. Le père avait changé d’identité. Un autre père a fait la même chose avec son fils de 6 ans. Un inconnu nous a signalé sa nouvelle identité et ses coordonnées, à Miami. En 2003, un quadragénaire, disparu depuis 10 mois à Metz, nous a été signalé en Italie sans domicile fixe. C’est le curé de la paroisse qui a fait des recherches sur Internet et a trouvé l’avis de recherche. » Autant d’exemples qui apportent une lueur d’espoir à tous ceux qui attendent
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/ils-ont-disparu-sans-laisser-de-traces
Treize de ces quatorze disparitions ont été jugées inquiétantes. Depuis sept mois voire seize ans, leur disparition reste un mystère. Inlassablement, leurs proches tentent de comprendre ce qui a pu leur arriver. Certains réapparaissent quand on ne s’y attend plus : une mère a revu son fils après dix ans de silence. En l’absence d’un fichier permettant un listing précis, région par région, Manu Association met en ligne et actualise les avis de recherches transmis par des familles ou des enquêteurs. Et milite activement pour améliorer le système français.
EN France, des milliers de gens recherchent sans fin un fils, un parent, une sœur. Tous ressentent le même sentiment de solitude et dénoncent l’insuffisance des investigations. » Jean-Yves Bonnissant, qui habite Ercheu, dans la Somme, n’a plus de nouvelle de son fils, Emmanuel, depuis seize ans. Il résume parfaitement les différentes phases émotionnelles par lesquelles passent successivement ces familles en détresse. « C’est un choc terrible. On essaye de comprendre ce qui a pu se passer. On imagine, une par une, les différentes hypothèses : accident, suicide, mauvaise rencontre. On pense à l’amnésie, on n’écarte pas non plus le départ volontaire. »
Certains fondent tous leurs espoirs dans le travail des enquêteurs. « On a fait pleinement confiance à la police. On était tellement angoissés », explique Gilles Tellier, 70 ans, de Salouël, dans la Somme. Valérie, sa fille, âgée de 35 ans, fragile psychologiquement, a disparu le 20 janvier 2004. « Elle est partie avec ma voiture et on ne l’a plus jamais revue. La police n’a même jamais retrouvé ma voiture. L’enquête s’est arrêtée au bout d’un an. Elle ne reprendra que si la police trouve un nouvel élément. »
D’autres se jettent à corps perdu dans leurs propres recherches. Comme la famille d’Abdelkader Amari, disparu le 25 janvier 2002 à Soissons. Il était contrarié parce qu’il allait partir en pré-retraite. Victime d’une crise d’angoisse, il est emmené aux urgences. Lorsque sa femme se rend à l’hôpital, il s’est volatilisé. « Dans les premiers temps, on a mis des affiches partout, contacté des associations, les hôpitaux, la presse », explique un membre de la famille. Dix ans après, l’enquête est au point mort. « Quand j’ai appelé sa femme la semaine dernière, elle m’a dit qu’elle n’avait toujours aucune nouvelle. Elle ne sait pas du tout ce qui a pu arriver à son mari. S’il est mort ou vivant. » Madame Khane habite Soissons aussi. Elle comprend la détresse de Madame Amari parce que sa fille, Zahia, a disparu le 17 février 2005, à l’âge de 19 ans. « Elle devait passer l’examen du code de la route, mais elle ne s’est pas présentée. »
Zahia est la seule des quatorze personnes portées disparues en Picardie et dont Manu Association relaie l’avis de recherche, à l’être dans le cadre d’une RIF (Recherche dans l’intérêt des familles). « Je ne savais pas si elle était vivante ou morte, jusqu’au 6 août 2006, où j’ai eu de ses nouvelles, explique-t-elle. Elle était sous l’influence d’un homme. » Depuis, plus rien ou presque. Parfois des factures arrivent chez elle, des dettes de Zahia provenant d’un peu partout en France.
Une exception, car les autres familles n’ont aucune nouvelle de leur proche.
Parfois des médiums et autres voyants, des pseudo-détectives privés proposent leur aide moyennant finances. Les familles sont désarmées, perdues, elles ne connaissent pas les procédures ni les démarches à accomplir. Leur vie est suspendue au moindre coup de téléphone, à la moindre voiture qui ralentit, à l’espoir que leur proche réapparaisse aussi soudainement qu’il a disparu.
Au fil des années, certains abandonnent tout espoir de revoir en vie leur proche, la lassitude prend le dessus.
« Au début, c’est déchirant et on apprend à vivre comme ça, avec des questions, des hypothèses. » Gilles Tellier se dit que sa fille est peut-être « SDF ou avec ma voiture au fond d’un canal. Mais le suicide, je n’arrive pas à l’admettre. Elle a disparu il y a huit ans. On m’a dit que dans deux ans, on pourra la déclarer morte, mais l’est-elle? Aucun prélèvement n’a été fait pour relever son ADN. » Les familles de disparus doivent vivre avec la certitude que leur proche est bien quelque part, vivant ou mort et qu’ils ne sauront peut-être jamais le fin mot de l’histoire…
Le combat d’un père et d’une association
Emmanuel Bonnissant disparaît sur le quai de la gare de Rennes, le 16 février 1996. Marin en permission, il devait passer la semaine avec sa petite amie. Il a posté une lettre où il dit vouloir mettre fin à ses jours.Lorsqu’ils se rendent à la gendarmerie pour signaler la disparition de leur fils, Jean-Yves et Pascale Bonnissant sont choqués par l’apparente désinvolture des militaires. « Il est majeur. Il a le droit de disparaître. Il faut presque batailler pour expliquer pourquoi on juge une disparition inquiétante. Mais comment peut-on présumer qu’un adulte a décidé de refaire sa vie sans enquêter sérieusement, sans examiner d’autres pistes? »
Peu ou mal informées de l’évolution des enquêtes, les familles de disparus dénoncent souvent l’insuffisance ou l’inadéquation des moyens mis en œuvre.
« Mon fils a retiré 500 francs à un distributeur de Rennes. Il a fallu deux ans pour que les enquêteurs demandent à visionner la caméra du DAB, pour vérifier si Emmanuel n’avait pas agi sous la contrainte. L’image avait été effacée. »
Lors de son enquête à lui, Jean-Yves Bonnissant a découvert 23 sosies de son fils, 23 fausses pistes. « Je devais toujours relancer les enquêteurs. » En 1999, Il fonde Manu Association, pour venir en aide psychologiquement aux familles, mais aussi pour diffuser, sur un site Internet, les avis de recherche.
Jean-Yves Bonnissant commence à pointer, un par un, les dysfonctionnements dans la procédure des disparitions inquiétantes. En 2002, à la demande du ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant, l’association propose plusieurs améliorations. « D’abord, une meilleure compréhension de l’inquiétude des familles. Avant, il y avait une sorte de carence à l’appréciation des enquêteurs, qui pouvait aller d’un jour à un mois, alors que l’on sait que dans une disparition, les premières 48 heures sont capitales. On constate aussi une généralisation des diffusions des avis de recherche dans les médias. Pour mon fils, il m’a fallu deux ans pour réussir à avoir un entrefilet dans un journal. Les disparus, ça n’intéresse personne. C’est comme ça. »
L’association milite aujourd’hui pour la création d’un statut du disparu majeur. Un service spécialisé enregistrerait la déclaration de la personne qui souhaite changer de vie. Toute disparition non déclarée volontaire serait qualifiée automatiquement d’inquiétante.
Elle réclame également une comparaison ADN systématique entre toutes les personnes retrouvées vivantes ou mortes, non identifiées, avec l’ADN des portés disparus. « En France, on enterre chaque année 1 500 personnes non identifiées, sans prélèvement ADN, sans photo, sans radio dentaire… Et on se soucie trop peu de déterminer l’ADN d’un disparu. Pour mon fils, ils ont examiné sa brosse à dents pour prélever l’ADN, douze ans après sa disparition. » Principal obstacle : le coût de prélèvements en masse
Au bout de seize ans d’enquête, Jean-Yves Bonnissant est aujourd’hui persuadé que son fils est en vie et qu’il fait le tour du monde, « dans la marine marchande ». En décembre, le couple a appris que quelqu’un s’était présenté avec un faux passeport au nom d’Emmanuel à l’Ambassade française d’Osaka. « Le passeport a été fait au Mexique. Il n’y a pas eu de recherche auprès des caméras de l’ambassade, ni d’étude graphologique. »
Selon des chiffres de 2009, l’association a aidé à retrouver 580 personnes vivantes et 133 décédées. 300 recherches sont encore actives. « Un enfant de 4 ans, enlevé par son père en 1999 en région parisienne, a été retrouvé à Bangkok en 2001, uniquement en diffusant sa photo sur notre site. Le père avait changé d’identité. Un autre père a fait la même chose avec son fils de 6 ans. Un inconnu nous a signalé sa nouvelle identité et ses coordonnées, à Miami. En 2003, un quadragénaire, disparu depuis 10 mois à Metz, nous a été signalé en Italie sans domicile fixe. C’est le curé de la paroisse qui a fait des recherches sur Internet et a trouvé l’avis de recherche. » Autant d’exemples qui apportent une lueur d’espoir à tous ceux qui attendent
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/ils-ont-disparu-sans-laisser-de-traces
samedi 25 février 2012
Val-d'Oise: trafic ferroviaire interrompu
Une collision entre un train et une voiture à un passage à niveau de la gare de Deuil-la-Barre (Val-d'Oise) a entraîné l'interruption du trafic SNCF pendant près de deux heures entre Persan (Val-d'Oise) et Paris, a-t-on appris de sources concordantes. La collision s'est produite à peu avant midi au passage à niveau N°4 de la gare, ont annoncé les services de secours, précisant que la conductrice de la voiture, "légèrement blessée" a été hospitalisée. Le trafic ferroviaire a été interrompu "pendant 01H40", a-t-on poursuivi.
Le train impliqué dans l'accident assurait la liaison entre Persan et Paris, qui a été aussitôt interrompue dans les deux sens de circulation, a dit un porte-parole de la SNCF.
Les voyageurs ont été acheminés via un autre axe passant par Ermont-Eaubonne, a-t-il ajouté.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/25/97001-20120225FILWWW00427-val-d-oise-trafic-ferroviaire-interrompu.php
Le train impliqué dans l'accident assurait la liaison entre Persan et Paris, qui a été aussitôt interrompue dans les deux sens de circulation, a dit un porte-parole de la SNCF.
Les voyageurs ont été acheminés via un autre axe passant par Ermont-Eaubonne, a-t-il ajouté.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/25/97001-20120225FILWWW00427-val-d-oise-trafic-ferroviaire-interrompu.php
Braquage et secrets
«Je ne voudrais pas que les noms de Jacky R., Mickael B., et Karim A. paraissent dans la presse demain, c’est pourquoi je demande le huis clos », schématise la substitute Hamidi, au moment des présentations devant la juge des libertés et de la détention (JLD). Curieux postulat, d’autant que la partie où les identités sont déclinées et où les faits visés sont énoncés est, de par la loi, publique. Il faut dire que Marielle Counillon, la JLD, était au diapason. Étrangement et subitement prise d’une voix atone pour évoquer ces aspects…
Pourquoi autant de mystères alors que l’Aire urbaine est actuellement polluée par une vague sans précédent de braquages et que précisément, une équipe paraît démantelée ? De deux choses l’une, où les policiers disposent des bons clients et l’affaire est résolue, ou bien les interpellés ne sont pas (tous) les bons. Ce qui justifierait les petits secrets et cette phrase lâchée par la substitue : « D’autres personnes doivent être entendues ». Or, le 23 décembre vers 19 h, les braqueurs étaient au nombre de trois au magasin Lidl de la Petite-Hollande. Masqués et armés : arme de poing, matraque télescopique, et bombe de gaz lacrymogène. Laquelle a servi à asperger l’agent de sécurité et deux caissières pour un butin réévalué à 1 500 €. Trois comme les trois suspects mis en examen hier matin.
Jacky R., 24 ans, en détention depuis quelques semaines pour une conduite sans permis, est le seul à avoir reconnu sa participation. Il serait celui qui avait l’arme de poing en main. En revanche, il n’a pas livré le nom de ses complices.
Durant deux jours, les enquêteurs ont redoublé d’énergie pour tenter d’assembler les pièces du puzzle. Outre les prénommés Mickael, 24 ans (lui aussi en détention pour conduite sans permis à répétitions, et condamné à quatre mois ferme le 12 décembre dernier), et Karim, 22 ans, leurs petites amies ont été placées en garde à vue. « Moi, j’y suis restée de 13 h à 20 h 30 jeudi », assure Cindy, 18 ans. « Je suis formelle. Ce 23 décembre à partir de 17 h, Mickael était avec moi, chez mes parents. Il s’est passé un événement précis ce soir-là qui me fait m’en souvenir particulièrement. Les policiers ont fait pression sur moi. Ils m’ont dit que j’irais en prison si je faisais un faux témoignage. Mais c’est la vérité. » Seule certitude, la jeune femme est ressortie de garde à vue sans aucune charge. Alors, alibi béton ?
Hier matin, les débats se sont donc tenus à huis clos et ont abouti au placement sous mandat de dépôt criminel des trois hommes. Respectivement à Montbéliard, Lure, et Mulhouse. Trois garçons qui résident dans le même quartier de la Petite-Hollande et qui se connaissent. À l’occasion, et en ordre dispersé, il leur arrive même de commettre de mauvais coups ensemble. Comme ce 5 août 2011 à Vieux-Charmont lorsque Jacky et Karim (alors accompagnés de Franck et Nassim en la circonstance) avaient siphonné de l’essence au sein des transports Ienn. Comme quoi, la composition de l’équipe semblerait modulable… Mais est-ce le bon trio ? Tiercé gagnant ou poker menteur de la part des enquêteurs ?
http://www.estrepublicain.fr/territoire-de-belfort/2012/02/25/braquage-et-secrets
Pourquoi autant de mystères alors que l’Aire urbaine est actuellement polluée par une vague sans précédent de braquages et que précisément, une équipe paraît démantelée ? De deux choses l’une, où les policiers disposent des bons clients et l’affaire est résolue, ou bien les interpellés ne sont pas (tous) les bons. Ce qui justifierait les petits secrets et cette phrase lâchée par la substitue : « D’autres personnes doivent être entendues ». Or, le 23 décembre vers 19 h, les braqueurs étaient au nombre de trois au magasin Lidl de la Petite-Hollande. Masqués et armés : arme de poing, matraque télescopique, et bombe de gaz lacrymogène. Laquelle a servi à asperger l’agent de sécurité et deux caissières pour un butin réévalué à 1 500 €. Trois comme les trois suspects mis en examen hier matin.
Alibi béton ou faux témoignage ?
En réalité, le dossier est mince. Aucune preuve tangible. Pas de témoignage direct et une vidéosurveillance inexploitable de nuit. De source bien informée (ce qui pourrait expliquer les mystères entretenus), les policiers ne disposeraient que d’un renseignement anonyme désignant les auteurs.Jacky R., 24 ans, en détention depuis quelques semaines pour une conduite sans permis, est le seul à avoir reconnu sa participation. Il serait celui qui avait l’arme de poing en main. En revanche, il n’a pas livré le nom de ses complices.
Durant deux jours, les enquêteurs ont redoublé d’énergie pour tenter d’assembler les pièces du puzzle. Outre les prénommés Mickael, 24 ans (lui aussi en détention pour conduite sans permis à répétitions, et condamné à quatre mois ferme le 12 décembre dernier), et Karim, 22 ans, leurs petites amies ont été placées en garde à vue. « Moi, j’y suis restée de 13 h à 20 h 30 jeudi », assure Cindy, 18 ans. « Je suis formelle. Ce 23 décembre à partir de 17 h, Mickael était avec moi, chez mes parents. Il s’est passé un événement précis ce soir-là qui me fait m’en souvenir particulièrement. Les policiers ont fait pression sur moi. Ils m’ont dit que j’irais en prison si je faisais un faux témoignage. Mais c’est la vérité. » Seule certitude, la jeune femme est ressortie de garde à vue sans aucune charge. Alors, alibi béton ?
Hier matin, les débats se sont donc tenus à huis clos et ont abouti au placement sous mandat de dépôt criminel des trois hommes. Respectivement à Montbéliard, Lure, et Mulhouse. Trois garçons qui résident dans le même quartier de la Petite-Hollande et qui se connaissent. À l’occasion, et en ordre dispersé, il leur arrive même de commettre de mauvais coups ensemble. Comme ce 5 août 2011 à Vieux-Charmont lorsque Jacky et Karim (alors accompagnés de Franck et Nassim en la circonstance) avaient siphonné de l’essence au sein des transports Ienn. Comme quoi, la composition de l’équipe semblerait modulable… Mais est-ce le bon trio ? Tiercé gagnant ou poker menteur de la part des enquêteurs ?
http://www.estrepublicain.fr/territoire-de-belfort/2012/02/25/braquage-et-secrets
Un homme tué près de Marseille
Un homme de 51 ans a été tué de plusieurs décharges de fusil de chasse hier soir devant son domicile à Saint-Savournin (Bouches-du-Rhône), indique une source judiciaire.
Ce père de deux enfants, inspecteur des finances publiques, a été pris pour cible par un ou plusieurs tireurs alors qu'il venait de rentrer chez lui en voiture, sans témoin selon les premiers éléments. Les faits se sont produits vers 19h30.
Aucune piste n'était privilégiée pour l'instant entre un différend d'ordre privé ou touchant à l'activité professionnelle de la victime, le meurtre semblant prémédité au vu des circonstances, selon la même source. Les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille sont chargés de l'enquête.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/25/97001-20120225FILWWW00339-un-homme-tue-pres-de-marseille.php
Ce père de deux enfants, inspecteur des finances publiques, a été pris pour cible par un ou plusieurs tireurs alors qu'il venait de rentrer chez lui en voiture, sans témoin selon les premiers éléments. Les faits se sont produits vers 19h30.
Aucune piste n'était privilégiée pour l'instant entre un différend d'ordre privé ou touchant à l'activité professionnelle de la victime, le meurtre semblant prémédité au vu des circonstances, selon la même source. Les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille sont chargés de l'enquête.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/25/97001-20120225FILWWW00339-un-homme-tue-pres-de-marseille.php
La Rochelle : un homme menotté dans le dos découvert mort
Le vice-procureur de la République de La Rochelle, Pierre Aurignac, était pour le moins circonspect, hier, en fin d'après-midi, à propos de la découverte, le matin même, du corps d'un homme dans le parc d'Alcide-Orbigny, en haut du mail où se trouve un imposant monument aux morts.
« Les investigations sont en cours, afin de déterminer les causes de la mort et d'identifier cette personne, expliquait le magistrat. L'enquête a été confiée à la police judiciaire. Une autopsie sera pratiquée à Poitiers. La date n'a pas encore été déterminée. »
Pour le magistrat, se posait aussi la question de savoir comment cet homme était arrivé dans le parc. « On a bouclé le coin pour ne pas laisser passer d'indice, insistait Pierre Aurignac. Il n'a pas été touché au corps dans l'attente du médecin légiste. » Toutes les hypothèses étaient donc envisagées.
Périmètre d'enquête
L'examen post-mortem permettra de déterminer dans quelles circonstances est mort cet homme, découvert vers 9 heures par un promeneur. Une douzaine de fonctionnaires de la PJ avaient établi un imposant périmètre d'enquête tout autour de corps. Sur ce dernier, une couverture de survie avait été étendue, tant pour parer le regard des curieux que pour éviter toute pollution de la scène. Des fonctionnaires du commissariat et des policiers municipaux empêchaient l'accès au lieu.
L'après-midi, une équipe de l'identification judiciaire de la PJ d'Orléans arrivait et procédait à toute une série de prélèvements. Une bâche noire était déployée afin de masquer le corps et les opérations de police technique et scientifique.
Scène particulière
Le matin, avant l'arrivée des forces de police sur le site bordé par l'océan, plusieurs personnes ont aussi vu le cadavre. Il était alors dit, selon nos informations, que la scène était pour le moins étonnante et inquiétante : l'homme était couché sur le ventre, les mains menottées dans le dos. Il était vêtu d'une combinaison de plongée de type shorty dont l'arrière, au niveau des fesses, était découpé.
Plus scabreux, le visage du mort était couvert d'un vieux modèle de masque à gaz. Tout autour du corps, différents objets établissaient qu'une scène à caractère sexuel s'était déroulée durant la nuit.
Un décès à la clef
Si l'hypothèse d'un jeu sexuel ayant mal tourné devait être confirmée, l'enquête aura à déterminer le nombre de participants à la scène et le déroulement de cette dernière jusqu'au décès de l'homme. L'éventualité d'une agression sexuelle avec décès à la clef n'est cependant pas exclue.
Le caractère particulier de cette affaire explique ainsi le mutisme presque complet du parquet de La Rochelle.
La personnalité du décédé, dès lors que son identité sera établie, et son environnement seront déterminants pour la compréhension de ce qui s'est passé durant la nuit dans cette partie du parc, connu aussi comme espace de rencontres homosexuelles.
http://www.sudouest.fr/2012/02/25/mort-suspecte-au-parc-alcide-orbigny-642681-1391.php
« Les investigations sont en cours, afin de déterminer les causes de la mort et d'identifier cette personne, expliquait le magistrat. L'enquête a été confiée à la police judiciaire. Une autopsie sera pratiquée à Poitiers. La date n'a pas encore été déterminée. »
Pour le magistrat, se posait aussi la question de savoir comment cet homme était arrivé dans le parc. « On a bouclé le coin pour ne pas laisser passer d'indice, insistait Pierre Aurignac. Il n'a pas été touché au corps dans l'attente du médecin légiste. » Toutes les hypothèses étaient donc envisagées.
Périmètre d'enquête
L'examen post-mortem permettra de déterminer dans quelles circonstances est mort cet homme, découvert vers 9 heures par un promeneur. Une douzaine de fonctionnaires de la PJ avaient établi un imposant périmètre d'enquête tout autour de corps. Sur ce dernier, une couverture de survie avait été étendue, tant pour parer le regard des curieux que pour éviter toute pollution de la scène. Des fonctionnaires du commissariat et des policiers municipaux empêchaient l'accès au lieu.
L'après-midi, une équipe de l'identification judiciaire de la PJ d'Orléans arrivait et procédait à toute une série de prélèvements. Une bâche noire était déployée afin de masquer le corps et les opérations de police technique et scientifique.
Scène particulière
Le matin, avant l'arrivée des forces de police sur le site bordé par l'océan, plusieurs personnes ont aussi vu le cadavre. Il était alors dit, selon nos informations, que la scène était pour le moins étonnante et inquiétante : l'homme était couché sur le ventre, les mains menottées dans le dos. Il était vêtu d'une combinaison de plongée de type shorty dont l'arrière, au niveau des fesses, était découpé.
Plus scabreux, le visage du mort était couvert d'un vieux modèle de masque à gaz. Tout autour du corps, différents objets établissaient qu'une scène à caractère sexuel s'était déroulée durant la nuit.
Un décès à la clef
Si l'hypothèse d'un jeu sexuel ayant mal tourné devait être confirmée, l'enquête aura à déterminer le nombre de participants à la scène et le déroulement de cette dernière jusqu'au décès de l'homme. L'éventualité d'une agression sexuelle avec décès à la clef n'est cependant pas exclue.
Le caractère particulier de cette affaire explique ainsi le mutisme presque complet du parquet de La Rochelle.
La personnalité du décédé, dès lors que son identité sera établie, et son environnement seront déterminants pour la compréhension de ce qui s'est passé durant la nuit dans cette partie du parc, connu aussi comme espace de rencontres homosexuelles.
http://www.sudouest.fr/2012/02/25/mort-suspecte-au-parc-alcide-orbigny-642681-1391.php
Une femme médecin agressée à son cabinet
Un individu, venu en consultation dans un cabinet médical de la rue Alsace-Lorraine, s'en est pris hier au médecin qui «tardait» à le recevoir. Un rappel brutal des risques du métier...
Une femme médecin, dont le cabinet est situé rue Alsace-Lorraine, en plein centre-ville d'Agen, a été agressée hier, en fin de matinée, par un patient, alors qu'elle poursuivait ses consultations. Son agresseur, qui serait un habitant du quartier, n'aurait visiblement pas supporté l'attente inhérente à toute visite médicale. Alors que la salle d'attente était occupée par plusieurs personnes, l'homme s'en est subitement pris au médecin, commençant par lui intimer l'ordre de le recevoir toutes affaires cessantes, puis lui proférant des insultes, avant de lui balancer, sans l'atteindre, une chaise à la figure, puis brisant la façade en vitre du cabinet. Connaissant parfaitement sa clientèle, et pour cause, la femme médecin pense avoir été la cible du comportement d'un patient toxicomane. Un comportement, certes sans conséquences dramatiques pour cette circonstance, mais qui n'est pas sans alerter sur la potentielle dangerosité de cette profession quand elle accueille des populations fragiles.
Pas question, on s'en doute, pour ces professionnels de santé de s'exonérer pour autant de prendre en charge ces patients « difficiles ». Reste que leur sécurité peut être parfois mise à mal, comme l'attestent les événements d'hier. Dans l'agitation consécutive aux faits, l'individu auteur de cette agression a laissé sur place son portable. Un élément qui devrait permettre aux enquêteurs de rapidement l'identifier.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/25/1291658-une-femme-medecin-agressee-a-son-cabinet.html
Une femme médecin, dont le cabinet est situé rue Alsace-Lorraine, en plein centre-ville d'Agen, a été agressée hier, en fin de matinée, par un patient, alors qu'elle poursuivait ses consultations. Son agresseur, qui serait un habitant du quartier, n'aurait visiblement pas supporté l'attente inhérente à toute visite médicale. Alors que la salle d'attente était occupée par plusieurs personnes, l'homme s'en est subitement pris au médecin, commençant par lui intimer l'ordre de le recevoir toutes affaires cessantes, puis lui proférant des insultes, avant de lui balancer, sans l'atteindre, une chaise à la figure, puis brisant la façade en vitre du cabinet. Connaissant parfaitement sa clientèle, et pour cause, la femme médecin pense avoir été la cible du comportement d'un patient toxicomane. Un comportement, certes sans conséquences dramatiques pour cette circonstance, mais qui n'est pas sans alerter sur la potentielle dangerosité de cette profession quand elle accueille des populations fragiles.
Pas question, on s'en doute, pour ces professionnels de santé de s'exonérer pour autant de prendre en charge ces patients « difficiles ». Reste que leur sécurité peut être parfois mise à mal, comme l'attestent les événements d'hier. Dans l'agitation consécutive aux faits, l'individu auteur de cette agression a laissé sur place son portable. Un élément qui devrait permettre aux enquêteurs de rapidement l'identifier.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/25/1291658-une-femme-medecin-agressee-a-son-cabinet.html
Et une 24ème condamnation à l'âge de... 24 ans
Sébastien Lacrotte était sorti de prison le 4 janvier dernier. Il y est retourné hier, à l'issue de sa vingt-quatrième condamnation prononcée par le tribunal correctionnel. Âgé de 24 ans, le jeune homme a écopé d'une peine de cinq mois d'emprisonnement dont deux liés à la révocation d'un sursis précédent. Pourtant, Sébastien Lacrotte semblait sur la voie de rédemption. Suivant les cours de l'école de la 2e chance, le jeune Conquois avait entrepris ces dernières semaines de se remettre dans le droit chemin. La rechute a été brutale. Jeudi, il rejoint Carcassonne comme passager d'un scooter. Son intention est de se rendre au Pôle Emploi. Connaît-il celui qui le conduit ? Il affirme que non. Qu'importe. Depuis Villemoustaussou, le pilote du deux roues, sans casque, s'engage rue Charles-Lespinasse et tombe nez à nez avec deux motards de la police. Le conducteur de l'engin ne demande pas son reste. Il arrête son engin et s'enfuit à pied en n'oubliant pas toutefois de prendre un petit sac à dos. Sébastien Lacrotte, qui est en possession de quelques grammes de cannabis, tente, lui aussi de fausser compagnie aux fonctionnaires. Il enfourche le deux-roues, emprunte un sens interdit, manque de percuter un petit groupe de jeunes et finalement se débarrasse de l'engin avant d'être arrêté.
« J'avais peur de retourner en prison », explique à la barre le prévenu. À l'heure de son réquisitoire, le vice-procureur de la République, Philippe Romanello est circonspect. « Je ne vais pas requérir la peine plancher, mais un jour cela va tomber », lâche le magistrat à l'adresse du prévenu, prostré sur son banc. Et de requérir dix mois d'emprisonnement et la révocation d'un sursis de 2 mois. Reconnaissant que « le cas est difficile », Me Sarah Couloumiès s'appuie sur les enquêtes sociale et de personnalité de son client pour infléchir le tribunal. « Vous avez l'obligation de lui donner une peine utile. Je pense qu'aujourd'hui ce sont les derniers soubresauts de la bête délinquante qui sommeillent en lui ». Antonio Fulleda et ses deux assesseurs ont fait la part des choses à l'issue de leur délibéré.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/25/1291413-et-une-24e-condamnation.html
« J'avais peur de retourner en prison », explique à la barre le prévenu. À l'heure de son réquisitoire, le vice-procureur de la République, Philippe Romanello est circonspect. « Je ne vais pas requérir la peine plancher, mais un jour cela va tomber », lâche le magistrat à l'adresse du prévenu, prostré sur son banc. Et de requérir dix mois d'emprisonnement et la révocation d'un sursis de 2 mois. Reconnaissant que « le cas est difficile », Me Sarah Couloumiès s'appuie sur les enquêtes sociale et de personnalité de son client pour infléchir le tribunal. « Vous avez l'obligation de lui donner une peine utile. Je pense qu'aujourd'hui ce sont les derniers soubresauts de la bête délinquante qui sommeillent en lui ». Antonio Fulleda et ses deux assesseurs ont fait la part des choses à l'issue de leur délibéré.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/25/1291413-et-une-24e-condamnation.html
En se disputant avec sa compagne, il provoque un accident mortel
À la barre, le jeune homme s’est tourné immédiatement vers la famille pour demander pardon. Ce Gapençais de 21 ans circulait en direction de Tallard le 18 septembre dernier. À ses côtés, sa compagne avec laquelle il était en train de se disputer tout en tenant le volant. L’automobiliste qui les suivait a témoigné. Il en était à lancer des appels de phare pour signaler au conducteur le précédant les brusques écarts que celui-ci faisait sur la route. Mais le drame est arrivé. La Peugeot 307 du jeune homme s’est déportée sur la gauche de la chaussée, percutant de plein fouet le véhicule arrivant en face. Dans celui-ci, André Métailler, un habitant de Barcillonnette, allait être grièvement blessé avant de succomber à ses blessures deux jours plus tard. Son épouse était également gravement atteinte au niveau des jambes.
« Un accident bête, résume Me Pialoux, avocat de la famille. Un accident qui n’est pas dû à l’alcool ou la vitesse, mais à une négligence fautive. » La famille, digne au premier rang de la salle d’audience, ne réclame rien, aucune indemnité. « Je suis juste là pour vous faire part de la douleur de la famille de la victime », dit Me Pialoux.
Me Lecoyer est l’avocat du jeune homme responsable de ce drame. « Quand il venait dans mon bureau, il était incapable d’en parler. Il a écrit une lettre à la famille, mais il a été incapable de la poster parce qu’il s’est rendu compte que ses mots étaient dérisoires vis-à-vis de la peine causée, plaide l’avocat. En d’autres circonstances et d’autres lieux, on aurait dit de lui, c’est un garçon bien. Aujourd’hui, il n’a plus aucun espoir dans l’avenir. »
Le procureur Sébastien Hauger s’adresse à la famille pour lui dire que « ce procès ne comblera jamais la peine qui est la vôtre ». Mais il croit également en la sincérité du prévenu lorsqu’il présente ses regrets. « Il faudra qu’il apprenne à vivre avec sa culpabilité ». Alors quelle peine lui infliger ? Le procureur souhaite qu’elle soit suffisamment sévère vis-à-vis du chagrin créé, mais aussi pour que le prévenu puisse avoir l’impression qu’il aura payé sa dette à la société.
Le tribunal a condamné le prévenu à 15 mois de prison avec sursis, ainsi que l’annulation de son permis de conduire.
http://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2012/02/24/en-se-disputant-avec-sa-compagne-il-provoque-un-accident-mortel
La peine d’une famille, la culpabilité d’un homme
De chaque côté de la barre, les avocats ont su trouver le registre et les mots justes pour qualifier l’indicible : la perte brutale et inconsolable d’un être cher pour une famille, la culpabilité pesant sur les épaules du prévenu, à l’orée de sa vie.« Un accident bête, résume Me Pialoux, avocat de la famille. Un accident qui n’est pas dû à l’alcool ou la vitesse, mais à une négligence fautive. » La famille, digne au premier rang de la salle d’audience, ne réclame rien, aucune indemnité. « Je suis juste là pour vous faire part de la douleur de la famille de la victime », dit Me Pialoux.
Me Lecoyer est l’avocat du jeune homme responsable de ce drame. « Quand il venait dans mon bureau, il était incapable d’en parler. Il a écrit une lettre à la famille, mais il a été incapable de la poster parce qu’il s’est rendu compte que ses mots étaient dérisoires vis-à-vis de la peine causée, plaide l’avocat. En d’autres circonstances et d’autres lieux, on aurait dit de lui, c’est un garçon bien. Aujourd’hui, il n’a plus aucun espoir dans l’avenir. »
Le procureur Sébastien Hauger s’adresse à la famille pour lui dire que « ce procès ne comblera jamais la peine qui est la vôtre ». Mais il croit également en la sincérité du prévenu lorsqu’il présente ses regrets. « Il faudra qu’il apprenne à vivre avec sa culpabilité ». Alors quelle peine lui infliger ? Le procureur souhaite qu’elle soit suffisamment sévère vis-à-vis du chagrin créé, mais aussi pour que le prévenu puisse avoir l’impression qu’il aura payé sa dette à la société.
Le tribunal a condamné le prévenu à 15 mois de prison avec sursis, ainsi que l’annulation de son permis de conduire.
http://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2012/02/24/en-se-disputant-avec-sa-compagne-il-provoque-un-accident-mortel
Inscription à :
Messages (Atom)

