Un homme a volé pour 30 000 euros de matériel informatique à la société dont il avait la surveillance.
COMME l'anecdote du pompier pyromane, l'exemple rémois du vigile qui a délesté l'entreprise qu'il devait surveiller pendant de longues semaines. La scène s'est déroulée dans une grande entreprise, basée rue André-Huet, près de Saint-Brice-Courcelles. Chaque matin, lorsqu'il pénétrait dans un local spécifique, le responsable du parc informatique de la firme constatait que du matériel informatique s'était fait la malle. Lentement mais sûrement, des moniteurs, des unités centrales, des disques durs et autres périphériques informatiques s'évanouissaient dans la nature. Le constat était toutefois surprenant, jamais il n'a été relevé la moindre trace d'effraction au sein de cette grande entreprise. L'étau s'est donc très vite resserré sur le très faible nombre d'employés qui avait accès à cette salle informatique. Quelques salariés présents depuis de nombreuses années. Et le vigile présent toutes les nuits afin d'assurer la surveillance.
Recel et aveux
Les rapines se sont étalées entre le 2 mars et le 20 avril. Entre-temps, la société volée avait bien entendu déposé plainte pour vol. Toute l'enquête a été effectuée avec la plus grande des discrétions. Un dispositif de surveillance a été mis en place autour de la société. Peu à peu, le faisceau de preuves accumulé contre le vigile devenait plus évident. En effet, il était seul dans l'entreprise les nuits et disposait donc du temps nécessaire pour embarquer la marchandise. Sans oublier qu'il détenait les clés et autres « pass » de presque toutes les portes. Les investigations ont logiquement conduit à l'arrestation de ce vigile d'une trentaine d'années, cueilli sans heurt, à son domicile rémois, lundi. Lors de la perquisition qui a suivi, quatre des dix-sept ordinateurs volés ont été retrouvés ainsi que des tablettes numériques et du petit matériel informatique. Lors de sa garde à vue, le suspect a avoué le vol de l'ensemble du parc informatique qui avait disparu. Il aurait revendu neuf ordinateurs « à des inconnus », en aurait jeté quatre autres (inutilisable car verrouillés par des pare-feux conséquents). Montant de l'ensemble, près de 30 000 euros. Et un procès qui se profile le 10 juillet.http://www.lunion.presse.fr/article/marne/un-vigile-depouillait-lentreprise-quil-surveillait
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