Près de deux ans plus tard, Alain Penin est retourné, hier après-midi, sur cette parcelle de terre à la lisière de la forêt de Phalempin, au lieu-dit de la Faisanderie. Là où il est suspecté d'avoir déposé le corps agonisant de Natacha Mougel, cette joggeuse de 29 ans enlevée à Marcq-en-Baroeul le 5 septembre 2010. La police judiciaire a confirmé avoir organisé, hier, une reconstitution des faits en présence du meurtrier présumé, qui n'a pas omis d'objection à sa participation. Étaient également présents : le juge d'instruction en charge de l'affaire. un substitut du procureur, les enquêteurs et les avocats. Une reconstitution en toute discrétion, les accès menant au champ de la Faisanderie ont été bloqués de part et d'autre par des fourgons de la gendarmerie. Une dépanneuse a aussi apporté sur les lieux la Renault 5 grise d'Alain Penin, celle qui aurait servi à transporter le corps de la victime.
Dernière étape avant le renvoi vers la cour d'assises Plus tôt, vers 9 h, Alain Penin a rejoué l'enlèvement de la jeune femme dans le parc du Septentrion. Déjà, certains accès au parc, entre Bondues et Marcq-en-Baroeul avaient été barrés par les forces de l'ordre pour plus de tranquillité. « La reconstitution s'est plutôt bien passée puisque mon client reconnaît la totalité des faits, explique Me Abderrahmane Hammouche, l'avocat d'Alain Penin. Devant la famille de la victime, il s'est montré très coopératif. Il n'a jamais cherché à être un obstacle sachant que la matérialité des faits est reconnue. Cette journée a permis d'obtenir des confirmations à ce qu'on savait déjà. » Natacha Mougel, cadre supérieur chez Decathlon Campus, avait disparu le dimanche soir de la braderie de Lille, entre 19 h 30 et 20 h alors qu'elle effectuait son jogging, seule et sans téléphone. Elle s'entraînait en vue du semi-marathon de Marcq-en-Baroeul, ville où elle résidait avec son compagnon.
Ne la voyant pas revenir, c'est son ami qui avait prévenu la police. La découverte de sous-vêtements et d'un couteau sur un chemin du Septentrion, puis les indications d'un témoin, qui s'était étonné du comportement curieux d'un individu circulant en Renault 5, avaient conduit à l'interpellation du principal suspect. Ce chauffeur-livreur pour les Restos du Coeur avait immédiatement avoué les faits avant de conduire les enquêteurs au corps de Natacha, au milieu d'un champ de maïs. Pour expliquer son geste, le suspect s'est dit pris de « pulsions irrépressibles ». Il avait déjà été condamné, en 2006, à 10 ans de réclusion par les assises des Hauts-de-Seine pour viol sous la menace d'une arme.
Cette reconstitution est l'une des dernières étapes de l'instruction avant la clôture du dossier et un renvoi vers la cour d'assises
http://www.nordeclair.fr/Actualite/2012/05/12/le-meurtre-de-natacha-mougel-reconstitue.shtml
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