Le procureur de la République de Paris a été saisi
d'une enquête, révèle le Parisien dans son édition de mardi, à la suite de
l'inversion de deux corps début mai, à la
salle mortuaire de l'hôpital
Bichat à Paris dans le XVIIIe, à la suite d'une succession de
bévues.
C'est l'histoire de deux femmes A* et B*, respectivement âgée
de 71 ans et de 92 ans, mortes à l'hôpital Bichat de
Paris fin avril. La femme B, catholique, souhaitait être enterrée selon le rite
chrétien et reposer dans le caveau familial, alors que la femme A souhaitait
être incinérée. Première faute, selon la direction de l'hôpital parisien "il
y a eu une inversion de l'emplacement des corps à
leur arrivée dans la salle mortuaire". Deuxième erreur, au moment de la
mise en bière, la famille de la femme A n'était pas. "Le contrôle final du
bracelet d'identification de la dépouille" n'aurait pas été fait
correctement, selon l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Une
information démentie par l'employée des pompes funèbres et contestée par
l'officier de Police, selon le Parisien. C'est donc le corps de madame B qui a qui est partie en cendre le vendredi
4 mai.
Ce n'est qu'au moment de préparer les obsèques de Madame B que
les agents de l'hôpital se sont aperçus de leur erreur. La famille de Madame B a
dû annuler la cérémonie à l'église faute de corps.
Les pompes funèbres doivent demander à la famille de Madame B un document vierge
d'autorisation de crémation pour régulariser la situation ! En attendant, le
corps de Madame A est toujours à la morgue dans un
casier. Sa fille Nathalie a saisi la justice. L'Assistance publique, elle, a
diligenté une enquête interne et assure "qu'elle en assumera les
conséquences".
*Les noms ont été changés
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