Le juge des référés de Pau, dont l'arrêt n'était pas
consultable mercredi soir, a rejeté la demande des proches de Frédéric Nadau qui
avaient assigné le 23 mai l'Etat, réclamant 35.000 euros pour chacun des proches
de la victime, comme provision pour le "préjudice" entraîné par la
remise en liberté de Franck Lasserre, mis en examen pour assassinat. La décision
est susceptible d'appel.
Le 30 mars dernier, au grand dam de la famille de la victime, la Cour d'appel de Pau avait libéré sous contrôle judiciaire, pour vice de procédure, Franck Lasserre. Ce dernier avait avoué avoir donné des coups de poignards à Frédéric Nadau le 8 septembre 2010 devant la gendarmerie de Lescar, dans les Pyrénées-Atlantiques, pensant qu'il était l'amant de son épouse. La cour avait estimé que les droits de la défense de l'assassin présumé n'avaient effectivement pas été respectés puisqu'il n'avait pas pu être assisté par son avocat lors d'une audience, le 10 mars. L'avocat, Maître Thierry Sagardoytho, avait assuré, constat d'huissier à l'appui, qu'il n'avait pu accéder au tribunal un samedi, les portes étant fermées et personne ne répondant au numéro du standard.
Le 30 mars dernier, au grand dam de la famille de la victime, la Cour d'appel de Pau avait libéré sous contrôle judiciaire, pour vice de procédure, Franck Lasserre. Ce dernier avait avoué avoir donné des coups de poignards à Frédéric Nadau le 8 septembre 2010 devant la gendarmerie de Lescar, dans les Pyrénées-Atlantiques, pensant qu'il était l'amant de son épouse. La cour avait estimé que les droits de la défense de l'assassin présumé n'avaient effectivement pas été respectés puisqu'il n'avait pas pu être assisté par son avocat lors d'une audience, le 10 mars. L'avocat, Maître Thierry Sagardoytho, avait assuré, constat d'huissier à l'appui, qu'il n'avait pu accéder au tribunal un samedi, les portes étant fermées et personne ne répondant au numéro du standard.
Le 14 avril, la famille de Frédéric Nadau avait déjà déposé au
TGI de Pau une première requête pour
"dysfonctionnement de la justice", estimant que le fait pour l'avocat de n'avoir
pu accéder au palais de Justice était le résultat d'un dysfonctionnement. Cette
procédure civile, très rare, avait été rejetée par la chambre civile du
tribunal.
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