9 novembre 2011. Un agent du Commonwealth fait une macabre découverte, en bordure d'un champ situé près de la voie ferrée, à Courcelles-le-Comte. Un corps en état de décomposition, manifestement caché sous un amas de tôles et de branchages, donne lieu à l'ouverture d'une information judiciaire en recherche des causes de la mort. Mais sans identité, difficile d'enquêter. Détail intrigant : le cadavre gît sans ses chaussures. ...
Le 11 novembre, Delphine et Christophe, d'Arleux, apprennent la nouvelle dans La Voix du Nord et ne peuvent s'empêcher d'avoir « un mauvais pressentiment ». Depuis le début du mois d'octobre, ils sont sans nouvelles de leur ami Frédéric Butanowicz, chauffeur routier de 36 ans, qu'ils hébergent ces dernières années. Un ami d'enfance qui traverse une mauvaise passe.
Le couple fait part de son inquiétude à la gendarmerie, la section de recherches de Lille opère un rapprochement. Jusqu'au 12 décembre et l'identification du corps, qui est bien celui de Frédéric Butanowicz. « Nous n'avions pas de piste, car pas d'identité, reconnaît le lieutenant-colonel Matyn, patron de la section de recherches (SR) de Lille. C'est un tatouage reconstitué qui a permis d'avancer et d'élargir l'enquête à l'environnement de la victime . » En l'occurrence, c'est le chiffre « 53 », tatoué sur l'avant-bras droit, que reconnaissent Delphine et Christophe, anéantis par la funeste nouvelle. 53, l'année de naissance de la mère de Frédéric Butanowicz...
Le 14 février, à l'issue d'une enquête minutieuse et de longues séries d'écoutes, plusieurs personnes sont interpellées. Notamment Véronique Florisson, son... nouveau mari (le patron de l'entreprise de transport lyonnaise dans laquelle le défunt exerçait), et d'autres suspects. Mais seule Véronique Florisson est déférée le 16 février, mise en examen pour homicide volontaire et écrouée à la maison d'arrêt de Sequedin. Toutefois, des investigations sont toujours en cours pour déterminer si elle a pu bénéficier de complicités ou si tout cela était prémédité. « Elle a une personnalité trouble, avec une propension à la mythomanie et la manipulation, précise M. Matyn. Elle a tenté d'impliquer d'autres personnes, mais depuis, elle reconnaît l'avoir étouffé et transporté. » D'abord enterré anonymement à Courcelles-le-Comte, Frédéric Butanowicz a finalement été inhumé une seconde fois le 5 janvier, à Brebières. Là où il avait rencontré ses amis, sa vraie famille
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2012/04/20/article_le-corps-decouvert-cache-en-novembre-pre.shtml
Le couple fait part de son inquiétude à la gendarmerie, la section de recherches de Lille opère un rapprochement. Jusqu'au 12 décembre et l'identification du corps, qui est bien celui de Frédéric Butanowicz. « Nous n'avions pas de piste, car pas d'identité, reconnaît le lieutenant-colonel Matyn, patron de la section de recherches (SR) de Lille. C'est un tatouage reconstitué qui a permis d'avancer et d'élargir l'enquête à l'environnement de la victime . » En l'occurrence, c'est le chiffre « 53 », tatoué sur l'avant-bras droit, que reconnaissent Delphine et Christophe, anéantis par la funeste nouvelle. 53, l'année de naissance de la mère de Frédéric Butanowicz...
Problèmes d'argent
Dès lors, cinq gendarmes de la SR, appuyés par des hommes du groupement de gendarmerie du Pas-de-Calais, réalisent d'importantes avancées. Ils découvrent que le défunt vivait une relation chaotique avec Véronique Florisson, qu'il a épousée avant de divorcer, suite à des dettes contractées. La reprise d'un bar-PMU par le couple à Vitry-en-Artois a en effet viré au fiasco, si bien que Frédéric Butanowicz a dû gagner de l'argent. Pour cela, il est devenu chauffeur routier à l'international, mais continuait de croire à son couple.Le 14 février, à l'issue d'une enquête minutieuse et de longues séries d'écoutes, plusieurs personnes sont interpellées. Notamment Véronique Florisson, son... nouveau mari (le patron de l'entreprise de transport lyonnaise dans laquelle le défunt exerçait), et d'autres suspects. Mais seule Véronique Florisson est déférée le 16 février, mise en examen pour homicide volontaire et écrouée à la maison d'arrêt de Sequedin. Toutefois, des investigations sont toujours en cours pour déterminer si elle a pu bénéficier de complicités ou si tout cela était prémédité. « Elle a une personnalité trouble, avec une propension à la mythomanie et la manipulation, précise M. Matyn. Elle a tenté d'impliquer d'autres personnes, mais depuis, elle reconnaît l'avoir étouffé et transporté. » D'abord enterré anonymement à Courcelles-le-Comte, Frédéric Butanowicz a finalement été inhumé une seconde fois le 5 janvier, à Brebières. Là où il avait rencontré ses amis, sa vraie famille
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2012/04/20/article_le-corps-decouvert-cache-en-novembre-pre.shtml
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