Un corbeau a menacé une amie de Grégory Wiart de subir le même sort que celui réservé à Élodie Kulik en janvier 2002. Les gendarmes de la SR d'Amiens - qui listent, interrogent et prélèvent l'ADN de l'entourage complet du violeur - ont présenté cette lettre anonyme à des proches dans l'espoir de lever cette part de mystère.
LES gendarmes de la section de recherches (SR) d'Amiens ont fait une découverte pour le moins surprenante depuis l'identification posthume du violeur d'Élodie Kulik révélée en janvier dernier, dix ans après le crime.
Alors que l'enquête sur le meurtre et le viol de la jeune banquière piétinait, une amie de Grégory Wiart recevait d'étranges courriers dans sa boîte aux lettres. Un mystérieux corbeau lui a fait parvenir « plusieurs lettres de menace de mort à son domicile de Jussy », rapporte un proche de Grégory Wiart. « Elle n'avait pas l'air très inquiète et elle en parlait facilement », se souvient le témoin.
La jeune femme a tout de même déposé plainte et une enquête a été ouverte. Pour quels résultats ? Mystère. « Je ne me souviens pas précisément de la date, mais je peux vous dire que Grégory Wiart était encore vie à l'époque », poursuit l'interlocuteur.
Pour cet anonyme, les missives ont assurément été postées « en 2002-2003 ». Il en a eu le cœur net récemment quand les gendarmes l'ont convoqué à son tour pour une audition en qualité de témoin.
« Elle allait finir violée et brûlée »
« Les gendarmes m'ont tendu la copie d'une lettre de menace de mort. Il était écrit qu'elle allait finir étranglée, violée et brûlée… Ca m'a fait d'autant plus bizarre de lire ça que c'est le même scénario qui est arrivé à Élodie Kulik », confie le témoin.
Dans l'entourage de Grégory Wiart, plusieurs de ses amis avaient été mis au courant de ces menaces sans en connaître la teneur exacte, semble-t-il. Mais personne ne les avait prises au sérieux à l'époque, estimant que la jeune femme était « une mythomane ».
Le corbeau a-t-il cherché à faire taire un témoin gênant en l'effrayant ? A-t-il tenté de faire pression sur cette proche de Grégory Wiart ou sur Grégory Wiart lui-même pour que l'un ou l'autre se soulage d'un secret inavouable ? La destinataire a-t-elle rédigé elle-même la lettre pour attirer l'attention des autorités sans porter d'accusations précises ? Mystère.
En tout cas, il est particulièrement troublant qu'une proche de Grégory Wiart ait été visée par de telles menaces quelques mois seulement après le drame qui a coûté la vie à la jeune banquière. Surtout, il est permis de se demander si Grégory Wiart - mort une nuit de novembre 2003 en pleine ligne droite au volant de son fourgon et sans justification précise - aurait pu être identifié de son vivant.http://www.lunion.presse.fr/article/marne/affaire-kulik-le-corbeau-connaissait-le-scenario-du-crime
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