La berline en proie aux flammes était stationnée sur un parking à Saint-Lambert-des-Bois (Yvelines).
Habitant les Yvelines, le couple parent de deux enfants d’une dizaine d’années, était censé se rendre dans un hôtel des environs pour fêter un anniversaire de mariage.
Les enfants avaient été confiés à des membres de la famille pour les vacances scolaires.
L’homme de 46 ans, chef d’une entreprise également dans le domaine de l’informatique, avait été hospitalisé après les faits pour une blessure dans le dos.
Les gendarmes le soupçonnent désormais de se l’être infligée pour accréditer la thèse d’une agression.
Placé en garde à vue dimanche à l’hôpital, où il se trouvait toujours hier, il est passé ce week-end « du statut de victime présumée à celui de suspect », selon une source judiciaire.
« Préméditation »
Au fur et à mesure de leurs investigations, les gendarmes de la Section de recherches de Versailles se sont vus offrir, à chaque fois que l’étau se resserrait autour du mari, une explication rationnelle de celui-ci.« Le crime était trop parfait », explique une source proche de l’enquête. « Il ne reconnaît rien pour le moment mais il s’agit d’un assassinat avec une très importante préméditation, c’était très bien calculé », a déclaré la source judiciaire.
Une source proche du dossier a également indiqué que « des éléments matériels », dont la teneur n’a pas été précisée, pouvaient permettre d’impliquer le mari dans le crime.
Le quadragénaire est suspecté de s’être lui-même blessé dans le dos. Il aurait pu introduire dans la plaie une balle, déjà percutée avec une arme qui n’a pas été retrouvée.
Quelques jours plus tôt le quadragénaire, inscrit dans un club de tir, avait déclaré le vol de ses carabines.
S’agissant du mobile, plusieurs pistes sont ouvertes. Couvert de dettes, le mari pourrait avoir eu l’intention de toucher une assurance-vie.
« Il y a peut-être aussi un peu de dépit amoureux » car le couple semblait battre de l’aile, a ajouté la source proche du dossier.
La source judiciaire a également précisé que le quadragénaire souffre de « bipolarité », un trouble qui s’exprime par des alternances de phases dites maniaques et de dépressions.
Les circonstances exactes de la mort de la mère de famille n’ont pas pu être déterminées par l’autopsie compte tenu de l’état de dégradation du corps, dont l’identification ADN n’a pu être établie que près d’une semaine après les faits.
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