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mardi 20 mars 2012

Après l’effroyable tuerie, la traque du tueur au scooter

Le choc est immense. En tuant devant un collège-lycée juif hier à Toulouse, le tueur à scooter a plongé tout le pays dans l’émotion et la stupéfaction. Entre 8 heures et 8 h 15 l’homme, sur un scooter de grosse cylindrée, gare calmement son engin devant l’établissement juif Ozar-Hatorah, dans un quartier résidentiel proche du centre de Toulouse. Avec le même 11,43 qui aurait servi les 11 et 15 mars à Toulouse et Montauban, il ouvre le feu sur un « rav », un enseignant de religion, qui attend avec ses deux garçons de cinq ans et trois ans le véhicule qui emmène les enfants à l’école primaire voisine. Tous trois sont tués. Le 11,43 du tueur s’enraye. Il se saisit alors d’une autre arme. Il poursuit dans la cour une fillette de huit ans, la rattrape et l’abat d’une balle dans la tête, selon la responsable régionale du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Nicole Yardeni. Un adolescent de 17 ans est blessé. Puis le meurtrier s’enfuit sur le deux-roues.
Un ancien élève, Kevin, se trouvait là, car il allait prier tous les matins dans la synagogue du collège. « On a entendu les coups de feu. Il y a eu un mouvement de panique générale. On ne savait pas où était l’agresseur. Le personnel de l’école a mis en place une espèce de périmètre avant que les policiers n’arrivent, dix minutes après. »
Des dizaines de policiers ont ensuite investi les lieux et établi un périmètre de sécurité.

« Ce n’est pas un être humain »

Baroukh, 29 ans, pense avoir échappé de peu au tueur. « Je suis sorti vers 8 heures pour aller prier à la synagogue », a-t-il raconté et, devant l’établissement, « j’ai vu mon ami avec ses deux enfants […]. Je lui ai dit bonjour et je suis passé. Juste après, j’ai entendu des coups de feu derrière moi, j’ai couru me réfugier à l’intérieur, je ne me suis pas retourné. Si je l’avais fait, il m’aurait eu », a estimé le jeune homme. Pour lui, « il n’y a pas de punition » à donner au tueur « car ce n’est pas un être humain ».
« Il a tiré sur tout ce qu’il y avait en face de lui, enfants et adultes », a rapporté de son côté le procureur Michel Valet. Si toutes les pistes étaient envisagées après les meurtres de parachutistes à Toulouse et Montauban, la tragédie d’hier complique encore la donne, selon l’un des enquêteurs.
Aujourd’hui, une minute de silence sera observée dans toutes les écoles de France. Une minute d’hommage qui s’annonce intense.
http://www.leprogres.fr/france-monde/2012/03/20/apres-l-effroyable-tuerie-la-tra-que-du-tueur-au-scooter

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