Un ancien élève, Kevin, se trouvait là, car il allait prier tous les matins dans la synagogue du collège. « On a entendu les coups de feu. Il y a eu un mouvement de panique générale. On ne savait pas où était l’agresseur. Le personnel de l’école a mis en place une espèce de périmètre avant que les policiers n’arrivent, dix minutes après. »
Des dizaines de policiers ont ensuite investi les lieux et établi un périmètre de sécurité.
« Ce n’est pas un être humain »
Baroukh, 29 ans, pense avoir échappé de peu au tueur. « Je suis sorti vers 8 heures pour aller prier à la synagogue », a-t-il raconté et, devant l’établissement, « j’ai vu mon ami avec ses deux enfants […]. Je lui ai dit bonjour et je suis passé. Juste après, j’ai entendu des coups de feu derrière moi, j’ai couru me réfugier à l’intérieur, je ne me suis pas retourné. Si je l’avais fait, il m’aurait eu », a estimé le jeune homme. Pour lui, « il n’y a pas de punition » à donner au tueur « car ce n’est pas un être humain ».« Il a tiré sur tout ce qu’il y avait en face de lui, enfants et adultes », a rapporté de son côté le procureur Michel Valet. Si toutes les pistes étaient envisagées après les meurtres de parachutistes à Toulouse et Montauban, la tragédie d’hier complique encore la donne, selon l’un des enquêteurs.
Aujourd’hui, une minute de silence sera observée dans toutes les écoles de France. Une minute d’hommage qui s’annonce intense.
http://www.leprogres.fr/france-monde/2012/03/20/apres-l-effroyable-tuerie-la-tra-que-du-tueur-au-scooter
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