Un Lensois de 20 ans, qui avait blessé avec un fusil une mère et sa fille à Péronne jeudi soir, a été recherché toute la journée d'hier. Localisé, il a mis fin à ses jours.
Jeudi, à 20 h 30. Une violente dispute éclate dans une maison située dans la rue Octave-Gaudechon à Péronne (est de la Somme). L'occupante des lieux, une mère de famille, vient de rentrer avec sa fille.
Ils découvrent le petit ami de cette jeune femme, un Lensois âgé de 20 ans, en compagnie d'une de ses ex-petites amies. La dispute dégénère.
Le jeune homme se saisit d'un fusil et tire en direction de la mère de famille. Et il assène un violent coup de crosse sur le crâne de sa copine. Il prend la fuite en courant avec la jeune femme qui l'accompagne, laissant sa voiture sur place.
Les secours sont alertés peu avant 21 heures. La mère de famille est blessée aux jambes et au bassin. Son état nécessite son évacuation à l'hôpital de Saint-Quentin (Aisne). Sa fille est pour sa part hospitalisée à Péronne.
Il retient son ex-petite amie et l'aurait violentée
Les gendarmes mettent en place un dispositif de recherches du suspect. L'affaire est délicate. On ignore à cet instant si le suspect retient son ex-petite amie contre sa volonté. Le pire peut être envisagé.
Durant la nuit, les militaires recherchent activement le suspect. Une équipe cynophile est appelée sur les lieux, mais les recherches restent vaines. Les investigations se poursuivent toute la journée d'hier.
Une riveraine, de la famille de la jeune femme blessée, est sous le choc. Elle n'apprend la situation qu'hier matin, par une voisine qui vient aux nouvelles. La veille, elle n'a rien vu, rien entendu, au contraire de la voisine qui affirme avoir entendu «un bruit sourd à 20 h 50. Je savais que ça venait de cette maison mais je pensais que c'était un gros objet qui était tombé. »
Hier vers 15 heures, des voitures de gendarmerie sillonnent les rues de Péronne et ses environs. Un hélicoptère survole même la zone. Mais le fuyard reste introuvable. La situation devient préoccupante.
C'est en fin d'après-midi, peu avant 17 h 45, que tout s'accélère soudainement. La jeune femme de 18 ans, qui était retenue contre sa volonté, profite d'un instant d'inattention du forcené pour s'échapper et se réfugier dans une maison voisine de l'endroit où le coup de fusil a été tiré la veille au soir. Elle aurait expliqué que le duo était caché dans des combles, au-dessus du grenier, où se trouve toujours le forcené à ce moment-là.
Elle présenterait des hématomes, sur la tête, à une jambe et elle souffrirait de la cheville. Le suspect l'aurait violentée. Selon nos informations recueillies sur place, l'individu lui aurait déclaré : «Si tu t'en vas, je me tue ».
Le voisin prévient les gendarmes qui cernent aussitôt la maison. Ils savent désormais que le suspect est à l'intérieur. Un coup de feu se fait entendre peu après. L'homme a peut-être mis fin à ses jours. Les militaires restent prudents.
Vers 19 heures, le procureur de la République donne son feu vert pour investir les lieux. Il fait nuit noire. Dans le silence, les torches des gendarmes éclairent l'intérieur et les abords de la maison. Au bout de quelques minutes, l'information est confirmée : le jeune homme s'est suicidé avec le fusil de chasse. Un médecin légiste devait se rendre sur les lieux dans la soirée.
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Il-tire-au-fusil-se-cache-et-se-suicide
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