Difficile, hier, d'avoir des informations auprès de la CRS autoroutière, en charge du dossier de l'accident de l'A25 de mercredi, où on nous signalait juste que « l'enquête suivait son cours ». On a toutefois appris que la garde à vue des trois chauffeurs routiers impliqués dans le drame avait été prolongée et que des examens toxicologiques avaient été effectués. ...
Pour autant, aucun élément ne permet pour l'instant de leur imputer une quelconque responsabilité. « Manifestement, ce sont les conditions climatiques qui ont joué à plein dans ce drame », confiait, hier, un des enquêteurs tout en insistant sur la raison d'être de l'enquête : « Évaluer la responsabilité pénale des uns et des autres. » La maman, grièvement blessée, a repris connaissance hier. Son état reste stable même s'il est toujours préoccupant.
Soutien psychologique à l'école
À l'école Daniel-Balavoine de Flêtre, où était scolarisée la petite Lizéa, cinq ans et demi, la douleur se lisait sur les visages rougis des parents d'élèves au lendemain du terrible accident. Nombre d'entre-eux ont conduit leurs enfants jusqu'à la grille, voire dans la cour, échangeant des regards entendus, quand les mots viennent à manquer pour décrire l'effroi. Soudés dans une immense détresse : « Une quête va être lancée pour venir en aide à la famille », glisse, d'une voix blanche, Céline Leva, présidente de l'association de parents, amie intime de Céline Houvenaghel, la maman.« C'est la première fois que Flêtre connaît une situation aussi douloureuse, note la maire, Marie-Thérèse Ricour.
Céline et son compagnon forment un jeune couple apprécié dans le village. La mamie (Brigitte Houvenaghel, tuée dans l'accident) venait souvent récupérer ses petites-filles à l'école... » Parmi les rares motifs de soulagement, le souhait formulé par la première magistrate mercredi a été exaucé. L'école a accueilli l'un des deux psychologues scolaires de la circonscription de Bailleul, pour « gérer le choc de l'annonce, respecter la phase d'expression, de ressenti » auprès de la centaine d'enfants. La décision a été prise hier matin, dès qu'Arnould Vanderstuyf, l'inspecteur, a eu connaissance de la tragédie.
Pour quelques jours, l'intervenant aura comme mission d'écouter les parents, les élèves et les six enseignants « au cas par cas », privilégiant « une forme de normalité dans l'organisation de la journée de cours, pour que les petits digèrent la situation de manière progressive ». Et au-delà ? « Il est essentiel de revenir auprès des enfants plus tard, peut-être dans une semaine », insiste Arnould Vanderstuyf. Dans l'immédiat, tout un village de Flandre peine à mesurer le malheur qui le frappe.
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/11/25/article_drame-de-l-a25-l-enquete-continue-l-onde.shtml
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