Anne Caudal, 28 ans, a disparu le vendredi 8 juillet, à Bruz, près de chez elle. Pas de nouvelles depuis. Sa famille est tenue informée en permanence de l'état de l'enquête. Dans le quartier, des habitants prennent des précautions nouvelles : ils ont peur.
On ne sait jamais, peut-être qu'elle nous voit. Jusqu'à preuve du contraire, elle est encore là !" Gilles Caudal, 57 ans, est aujourd'hui à Bruz (35), dans l'appartement de sa fille Anne, disparue depuis deux semaines. Prenant sur lui, sur son émotion, il répond aux interviews, devant l'immeuble, espérant que quelqu'un les verra et donnera un témoignage, un de plus, aux gendarmes.
Ces derniers recoupent certains détails mais le mystère demeure quant à cette disparition. Ce vendredi après-midi, parquet et gendarmerie ne souhaitaient pas faire de commentaire. Mais il n'y a pas eu de rebondissement pour le moment.
"Des gens veulent acheter des bombes lacrymogènes"
Dans le quartier où venait d'emménager cette jeune femme enceinte, fin mai, la population a peur. C'est le terme qui revient dans à peu près toutes les bouches. Peur pour la jeune femme, peur aussi pour soi, sa femme ou ses enfants.
"Des gens m'ont demandé où trouver une armurerie pour acheter des bombes lacrymogènes", raconte Mélanie, vendeuse chez un marchand de journaux. "Il y a des personnes qui n'osent plus aller courir", ajoute Michel, dans son magasin de matériel hi-fi et électroménager.
Le quartier a beau être neuf (il date du milieu des années 2000) et très calme, ses habitants ont beau, semble-t-il, l'apprécier : chacun rappelle qu'il "peut arriver n'importe quoi n'importe où, de nos jours ! Et puis on est le long de la voie express : il y a du passage et quelqu'un peut s'échapper vite."
http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/ille-et-vilaine/bruz-35-disparition-d-anne-caudal-les-gens-ont-peur-22-07-2011-1378658.php
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