Nous avons bien entendu prévenu l’agence régionale de santé de ce drame. Mais, pour l’heure, il n’y a a priori aucun lien entre ce décès et celui du docteur Delous », indiquait, hier soir, la direction du centre hospitalier régional universitaire de Montpellier à la suite du décès d’un infirmier anesthésiste qui travaillait au sein de l’établissement hospitalier. Âgé de 39 ans et marié, ce professionnel de santé a été retrouvé mort, hier matin, dans son lit, à son domicile de Saint-Martin-de-Londres.
Selon nos informations, la victime se serait injecté une dose létale d’un cocktail composé d’opiacés et de curares. Prévenus peu de temps après la découverte de ce décès, les gendarmes de la compagnie de Lodève se sont rendus
sur les lieux et ont effectué des constatations d’usage.
Ce décès, et bien que l’on n’en connaisse pas les motivations, intervient dans un contexte à tout le moins troublant. Il y a un an jour pour jour, le docteur Éric Delous, anesthésiste promis à une brillante carrière, s’était donné la mort en s’injectant, lui aussi, une surdose d’un mélange médicamenteux à la suite d’une erreur médicale puis de sa suspension (il avait injecté une posologie inappropriée à un nourrisson avant le début d’une intervention chirurgicale), intervenues dans un climat délétère à l’époque des faits.
Reste à savoir maintenant si les investigations menées par les enquêteurs permettront d’expliciter ce geste dramatique. Et de dire s’il existe, ou pas, un lien éventuel avec l’affaire Delous ou une autre concernant cet infirmier et le CHRU.
http://www.midilibre.com/articles/2011/04/02/A-LA-UNE-Un-infirmier-met-fin-a-ses-jours-un-an-jour-pour-jour-apres-le-suicide-du-docteur-Delous-1580053.php5
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