Un drame s'est produit hier matin dans le village de Remigny. Armé d'un pistolet, un homme âgé de 61 ans a tué sa maîtresse sous le toit conjugal avant de se suicider devant son épouse.
QUE s'est-il passé hier, tôt en matinée au 10, Grande rue à Remigny, situé dans le saint-quentinois, canton de Moy- de-l'Aisne. Il est 6 h 45, quand Henriette Berthelot, âgée de 74 ans, sort de sa demeure et demande de l'aide à sa voisine d'en face. Cette dernière comprend qu'il est arrivé un événement exceptionnel et se rend chez elle.
Avec stupéfaction, elle va découvrir une horrible scène, dans la même pièce, deux cadavres. Impossible de comprendre ce qui s'est passé quelques minutes auparavant, elle tente de réconforter au mieux Henriette, sa voisine et prévient la gendarmerie. Les forces de l'ordre viendront de la communauté de brigades de Ribemont puis de Saint-Quentin. Les gendarmes seront rejoints par la brigade de recherches de Saint-Quentin et de Laon. Le colonel se rend sur place tout comme le commandant de compagnie.
« Un homme tranquille »
Dès le début de la matinée les militaires font du porte à porte dans la rue pour collecter le maximum de renseignements. Au fil des minutes des explications sur le déroulement de ce drame sont données par le seul témoin de cette tragédie, Henriette Berthelot. Les deux corps sans vie sont identifiés, il s'agit de Claude Berthelot, son époux âgé de 61 ans et de sa maîtresse, Maryse Lozingue, originaire de la Somme et âgée de 51 ans. Tous deux sont morts par arme à feu, le pistolet est encore sur les lieux. Selon les premiers éléments, Claude aurait tué sa maîtresse avant de se suicider avec la même arme, devant son épouse.
Encore sous le choc, la voisine confie « Mme Berthelot souffre de la maladie d'Alzheimer mais sait encore analyser les choses et comprendre les événements. Je connais bien ce couple. Lui était connu pour être un homme tranquille, un retraité sans histoire. Des bons voisins comme on dit ici. Tous deux ont toujours habité au village. Je suis surprise et choquée d'un tel drame, jamais je n'aurais pu imaginer une telle tragédie. C'était complètement imprévisible ».
Questions sans réponse
Devant la maison voisine, un homme est sur le trottoir. Marc, le fils d'Henriette, coiffeur de métier et le beau-fils de Claude. « Ce qui est arrivé est malheureux mais personnellement bien qu'étant voisin cela fait bien longtemps que je ne parle plus à ma mère. Elle nous a abandonnés depuis qu'elle s'est remariée et puis pourquoi ne pas le dire, c'est de notoriété publique, faire ménage à trois, ne peut rien amener de bien ! ».
Contacté par téléphone, Alain Lozingue qui demeure à Meharicourt dans la Somme regrette cette fin tragique mais encore sous le choc de la nouvelle, n'a pas souhaité s'exprimer sur la vie privée de sa sœur. L'enquête qui ne fait que commencer devrait livrer dans les prochains jours quelques explications. La maîtresse beaucoup plus jeune que le couple avait-elle mis trop de pression sur son amant ? Et Claude, voulait-il encore continuer cette aventure ? Pour l'instant les questions restent sans réponse.
Une autopsie a été demandée sur les deux cadavres pour confirmer le meurtre et le suicide. Les résultats ne seront pas connus avant la semaine prochaine. Hier après midi, dans ce village d'un peu plus de trois cents habitants, la nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre et c'était l'incompréhension même si certains tentaient en vain de trouver un début d'explication. Une chose est sûre, de mémoire d'homme jamais à Remigny, il n'y avait eu de crime.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/tragique-menage-a-trois
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