Les enquêteurs de l’antenne de police judiciaire de Nantes (Loire-Atlantique) mettent tout en œuvre pour remonter la piste d’un important témoin dans l’une des deux affaires de disparition d’étudiants au début du mois de décembre. Le portrait-robot d’un homme de type européen, âgé de 45 ans, mesurant 1,85 m et de corpulence moyenne a été établi par les enquêteurs, qui ont recueilli les témoignages de plusieurs jeunes étudiants et d’un vigile de la discothèque le Calysto, le dernier lieu où a été vu en vie Rémy Calméjane.
Cet étudiant, âgé de 19 ans a disparu dans la nuit du 2 au 3 décembre, vers 4 heures, alors qu’il quittait cette boîte de nuit après y avoir passé la soirée avec un groupe d’amis. Ce garçon, au visage juvénile, résidant à la cité universitaire la Bourgeonnière à Nantes, aurait quitté l’établissement, en état d’ébriété, alors qu’il venait de participer à une soirée étudiante, baptisée Tonus médecine. Selon nos informations, l’homme activement recherché aurait eu une sérieuse altercation, au cours de cette même soirée, avec un ami de Rémy Calméjane.
Un portrait-robot diffusé largement
« Il aurait menacé de mort un étudiant sans raison, confie une source proche de l’affaire. Son apparence physique et vestimentaire ainsi que son attitude ont attiré l’attention de plusieurs participants. La moyenne d’âge devait se situer autour de 25 ans; lui est âgé d’au moins 45 ans. Il était habillé d’un manteau noir, était mal rasé et affichait, en permanence, un sourire décrit comme ironique voire intrigant par plusieurs témoins. » Par ailleurs, les employés de la boîte de nuit ont également expliqué qu’il ne s’agissait pas d’un habitué des lieux.
Après avoir été raccompagné à la sortie de la discothèque, la nuit des faits, par plusieurs vigiles alors qu’il s’était endormi sur une banquette, Rémy Calméjane avait échangé quelques mots avec le gérant des lieux. Ce dernier lui avait notamment indiqué la marche à suivre pour regagner le centre-ville de Nantes. C’est la dernière fois qu’il a été vu vivant.
« Cette personne qui est recherchée est considérée comme un témoin important dans ce dossier, confirme Xavier Ronsin, le procureur de la République de Nantes. A l’heure actuelle, on ne peut pas parler de suspect. Mais nous sommes obligés de vérifier cette piste. »
Diffusé largement dans tous les commissariats de police et les brigades de gendarmerie de France, le portrait-robot de ce mystérieux témoin n’a toujours pas permis de l’identifier.
Au lendemain de la disparition de Rémy Calméjane, un second étudiant nantais, Grégoire Rigault, 24 ans, n’avait également plus donné signe de vie. Il n’a pas non plus été retrouvé.
http://www.leparisien.fr/nantes-44000/disparus-de-nantes-la-police-sur-la-piste-d-un-temoin-capital-30-12-2010-1206898.php
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