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mardi 30 novembre 2010

Meurtre de la coiffeuse / Des preuves au fond de l'étang

Hier matin, les gendarmes ont entamé des recherches dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Laurence Dromard. Ils ont sondé "l'étang neuf" à la recherche d'indices matériels dont la maîtresse de Sylvain Dromard aurait pu se débarrasser.


LES gendarmes sont toujours aussi déterminés à faire la lumière sur le crime sauvage de Saint-Martin-d'Ablois. Après une nouvelle série d'auditions la semaine passée, ils sont passés à une phase plus technique hier matin en procédant à l'exploration du vaste "étang neuf", situé sur les communes de Saint-Martin-d'Ablois et de Vauciennes.
Ils ont, pour se faire, fait appel aux hommes grenouilles de la brigade nautique de Dienville dans l'Aube. Les enquêteurs de la section de recherches de Reims sont ainsi à la recherche d'indices matériels dont Murielle Bonin, la maîtresse de Sylvain Dromard, aurait pu jeter dans les eaux troubles du plan d'eau. Comme les auditions, la recherche de preuves matérielles a maintenant pour objectif de consolider mais aussi de vérifier si le scénario livré par Murielle Bonin à la toute dernière heure de sa garde à vue est conforme à la réalité.


Nouvelle exploration au fond de l'étang


Dans le même ordre d'idée, les gendarmes attendent encore les résultats des analyses génétiques comparatives opérées à partir de traces suspectes, peut-être du sang, décelées sur les sièges de la Volkswagen Eos de Murielle Bonin. D'autres investigations sont également attendues sur le terrain dans le même but. Pour l'heure, et en dépit de ses dénégations, Sylvain Dromard reste le suspect numéro 1 du crime. Selon la version de Murielle Bonin, conforme aux constatations effectuées sur la scène de crime, il aurait tué seul son épouse à coup de batte de base-ball en juillet dernier. Projet funeste dont la maîtresse dit avoir été parfaitement informée dans les semaines précédent son passage à l'acte. Paniquée à l'idée d'être soupçonnée, Murielle Bonin aurait alors fait disparaître une série d'indices matériels pouvant la mettre en lien avec le crime. C'est ainsi qu'elle avait jeté son téléphone portable dans la Marne pour dissimuler les SMS vengeurs envoyés à Laurence Dromard avec qui elle avait eu un violent échange de coups en sa défaveur.
Après coup, Murielle Bonin avait aussi cherché à se forger un alibi pour le soir du crime. Tout comme elle avait fait effacer des messages sur son ordinateur portable. Quant à l'arme du crime, elle aurait été brûlée par Sylvain Dromard avant qu'elle-même ne la remplace par une autre. Plusieurs témoins confirment que si elle avait Sylvain Dromard dans la peau, Murielle Bonin en avait aussi peur. Peur car il était toujours sur son dos et qu'il faisait montre d'une incroyable jalousie. Des sentiments tout en paradoxe que des proches expliquent par cette troublante emprise qu'il avait sur cette femme « douce et aimante qui n'aurait pas fait de mal à une mouche ».
Les amants diaboliques se seraient-ils comme ensorcelés l'un l'autre au profit d'une alchimie dont ils avaient le secret ? En tout cas, les gendarmes continuent de traquer le moindre indice, espérant pour leur part de percer les zones d'ombre de ce funeste projet. C'est notamment pour cela que les fouilles continueront aujourd'hui. Le crime de Saint-Martin-d'Ablois n'a pas peut-être pas livré tous ses mystères
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/meurtre-de-la-coiffeuse-des-preuves-au-fond-de-letang

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