Jacques Bettevy comparait devant la cour d'assises du Lot, à Cahors, pour le meurtre de sa femme Catherine en février 2009. Hier il a parlé de sa vie, de son couple, de leur dérive.
Raconter sa vie, ne rien oublier, parler encore et encore des jours heureux alors que seuls comptent les derniers, les plus tristes, ceux par qui le malheur est arrivé. Jacques Bettevy, 49 ans, a tué sa femme Catherine le 22 février 2009, à Camburat. Un seul coup de couteau, fatal. Depuis hier, ce chef d'entreprise sorti de prison en juillet après 17 mois de prison affronte les regards de la cour d'assises du Lot. Celui de la présidente Annie Cautres, de l'avocate générale Magali Norguet, des jurés, cinq hommes et quatre femmes plongés dans l'univers de cette famille longtemps « heureuse ». Enfin ceux tristes des familles. La sienne et celle de la victime. Deux familles que le drame n'a pas séparées.
Marie-Thérèse, la mère de Cathy morte à 39 ans, reste digne. Elle serre sur sa poitrine la photo de sa fille ou elle tient les mains de Clémence, sa petite-fille. À leurs côtés, Françoise la mère de jacques. « Ils ne méritaient pas ça. Ni l'un, ni l'autre », dit cette femme tout en retenue. Des douleurs réunies qui écoutent ensemble Jacques Bettevy se raconter. Son enfance sans problème, son passage raté par l'armée (« L'autorité, à 17 ans, j'avais du mal »), ses petits boulots multiples, son emploi d'ambulancier qui l'amène à quitter Céret et les Pyrénées orientales pour Figeac… Et puis sa rencontre avec « Cathy ». Elle n'avait pas encore 18 ans, lui 25. « Elle était pleine de vie, souriante, toujours partante, très dynamique. Ce côte là m'a plus. Cela n'a pas été le coup de foudre mais… » De flirts en rencontre, le couple s'aime. Fanny née en 1988, « une fierté ». Le couple se marie l'année d'après. Florian en 1992 puis Clémence en 1997 agrandissent la famille. « Pour moi, ce n'était pas un souci. C'était plus de travail pour Cathy ».
On devine que ce couple, entre les enfants et l'entreprise d'ambulance qui, partie de rien n'en finit plus de grandir, ne pensait pas beaucoup aux plaisirs qui cimentent un couple. Lentement, et quelque part sûrement, Cathy s'est enfoncée. Cette déprime, son mari l'a vu venir mais n'a pas réussi à la combattre. Son émotion d'homme n'est pas feinte quand il avoue : « C'est dur de voir quelqu'un qu'on aime se détruire ». Sa femme s'effondre et lui n'arrive pas à réagir. « Je n'avais plus de force. D'habitude, j'étais toujours en train de la remonter. Là, plus rien… » Sa femme tente de se sauver avec des cachets par poignée et des pétards « pour se détendre ». Lui craque quand elle part, début février 2009, trois jours rencontrer un inconnu croisé sur internet. Elle rentre à Camburat mais déjà elle n'est plus là. Lui, à son tour au fond du trou, ne peut plus travailler. Il veut la reconquérir mais n'en a plus la force. Et les enfants ont beau essayé de sauver leurs parents, l'engrenage fatal est en marche.
Verdict ce soir.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/10/15/928147-Ouverture-du-proces-du-mari-meurtrier.html
1 commentaire:
ce mec est une pourriture immonde pour sauver sa tete il a salit la mere de ses enfants c est un manipulateur bref une pourriture je sais de quoi je parle y a que le fric qui compte pour lui il m a dit: tu comprends si elle s en va elle a droit a la moitie elle va tout depenser voila pourquoi kathy est morte pour l argent que l on ne veut pas partager pas par amour et la justice parlons en ... deux ans et demi c est pas cher paye et sa fille pourriture elle aussi d abord elle s acuse pour sauver son pere encore pour le fric
philippe
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